Les Grigris de Sophie ce sont bien sûr des broches, des colliers et des sacs … mais c’est aussi un blog !

Les Grigris de Sophie ce sont bien sûr des broches, des colliers et des sacs …

Mais c’est aussi un blog ! Un blog dans lequel je parle de CEUX et de CE que j’aime …
HHHHHHHHHHHHHHHHHHHH
Vous trouverez ici des artistes, des lieux insolites, des recettes, des films, des expositions, des musiques, des spectacles, des photographies d’amis ….
Tout ce qui rend la vie meilleure, tout ce qui rend ma vie meilleure !

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samedi 8 septembre 2012

JEAN LINARD AU MUSEE ESTEVE A BOURGES



Je ne connaissais pas le Musée Estève de Bourges, c'est pour l'exposition Jean Linard que je voulais faire cette visite,  qui bien sûr s'imposait après celle renouvelée à LA CATHÉDRALE DE JEAN LINARD .
Mon bonheur fut double !
Estève est un peintre qui mérite le déplacement et ....  le musée est superbe !
Quant à l'exposition Jean Linard j'espère de tout coeur que les amoureux de l'artiste pourront faire le déplacement et profiter des cent cinquante oeuvres remarquablement présentées, en harmonie avec le lieu et les peintures du coloriste .



Un texte écrit par Estève :
"Jusqu'à l'âge de 14 ans, j'ai été élevé à Culan par mes grands-parents qui étaient des paysans illettrés mais

auxquels ne faisaient défaut ni la sensibilité ni l'intelligence. Je faisais la lecture à ma grand-mère qui avait conscience de l'existence d'un univers auquel elle n'avait pas accès . Elle en souffrait . En cela je crois qu'elle avait une vraie culture . Car la culture est d'abord un désir, une curiosité . Les personnes sûres de leur savoir sont elles "cultivées "? Je ne le pense pas. Avec les gens de métier, les artisans, les paysans les conversations sont passionnantes . Ils parlent de ce qu'ils vivent , de leur travail , de leurs semis.
On a toujours à apprendre d'eux, c'est cela la culture ."






J'emprunte à Patrick Martinat son texte de présentation du 22 août :


L’univers sensible et joyeux de Jean Linard au musée Estève et à la mairie


" Les expositions sur Jean Linard au musée Estève et dans le hall de la mairie retracent l’évolution de l’artiste depuis les années 1960 jusqu’à ses dernières œuvres en 2009.

Le monde de Jean Linard est sensible, plein d’humour et heureux. Les cent cinquante œuvres exposées au musée Estève – qui reçoit pour la première fois un artiste visiteur – et dans le hall de la mairie, montrent et démontrent cette constance révélée par la présentation de la directrice des musées de Bourges, Agnès Delannoy.

Émancipées du lieu qui les a vues naître et se multiplier dans la carrière inspirée de leur créateur, Jean Linard, les pièces jalonnent un parcours volontairement chronologique qui aide à la compréhension globale de l’œuvre. Du médaillon qui sert d’enseigne du côté de Neuvy-les-deux-Clochers – où la cathédrale a rouvert ses portes aux visiteurs – aux dernières créations plus ou moins fantastiques de l’artiste, c’est tout l’univers imaginé par cet ancien graveur de l’école Estienne à Paris que l’on traverse avec un regard étonnamment renouvelé par cette disposition.
Les plus familiers de la cathédrale et de son peuple étrange redécouvrent un mobilier (bancs et fauteuils) à têtes d’êtres fantastiques couronnés de rosaces délicates, les premiers plats et bols des années 1960, les premiers grès de la décennie suivante d’où sont sortis de son premier four un château (1967), une pin-up (1968) puis, plus tard son chat Moustique (1974) figé dans cette drôle de posture hérissée qu’il adoptait chaque fois qu’il entrait dans l’atelier. Le matou annonce un extraordinaire bestiaire dominé par des chats dans tous les matériaux (le plus souvent de récupération, parfois en raku) et de toutes les couleurs jusqu’à celui de 1983 aux effets de corail rendus par de la porcelaine et du grès émaillé passé dans un hachoir ! On reconnaît la chevelure sombre et rayonnante de l’artiste chevauchant une gigantesque bicyclette (1987), ses vases-poissons et ses vases-montagnes aux formes japonisantes, ses anges de grès aux yeux de poupée.

Le métal s’impose plus singulièrement au début des années 2000 que Jean Linard associe volontiers à de la porcelaine pour enrichir sa population hétéroclite mêlant des oiseaux graciles de porcelaine et bronze, des vaches attendrissantes sinon troublantes comme des humanoïdes évoquant des personnages baptisés « les gardiens du temple », habituellement aux abords de sa cathédrale, actuellement dans la cour du musée Estève ou inspirés par des silhouettes pour une ode à la femme. « Les œuvres […] explique Agnès Delannoy, commissaire de l’exposition, donnent à voir la passion de l’artiste pour la matière, la couleur, la forme et sa profonde tendresse à l’égard de toutes les manifestations de la vie végétale, animale, humaine ainsi que les expressions, les attitudes, les tempéraments de tous ceux qu’il a pu observer dans son entourage au cours de sa vie ".












Musée Estève
13 rue Édouard Branly, 18000 Bourges


Tél : 02 48 24 75 38

Jusqu'au  dimanche 21 octobre


Du 1er juillet au 15 septembre :
9h45 – 12h15 et 13h45 – 18h15

Du 16 septembre au 10 novembre :
9h45 – 11h45 et 13h45 – 17h45


****MAURICE ESTEVE (sur wikipédia)

***** UN AUTRE SITE

            (cliquer sur les liens)

vendredi 7 septembre 2012

MORALES, LE MAITRE DE L'ACIER A PORT DE BOUC ET NICOLE CHAYNE-SALINI


Pour Anne-Marie qui rend toujours les choses possibles ....





NICOLE CHAYNE-SALINI  est photographe, elle écrit aussi .
Cet été  ses photos ont été exposées à la médiathèque Boris Vian de Port- de- Bouc .
Cette exposition "Incertain regard" présentait  " Quarante ans d’images, du bout de sa rue au bout du monde. Des regards qui se croisent, se troublent, s’entrechoquent, se dévorent au corps à corps, se tournent le dos et puis s’en vont. Jusqu’à devenir incertains."

NICOLE a connu RAYMOND MORALES, elle l'a rencontré en 1999 et l'a photographié .
Voici ses photos magnifiques  qu'elle me donne pour Les Grigris .















Moralès, le maître de l’acier
Espace Gagarine
Du 15 septembre au 6 octobre





Voilà ce que l'on peut lire dans le dossier de presse :

" Issu d’une famille espagnole immigrée, Raymond Morales naît à Martigues en 1926. A l’âge de 14
ans, il entre en apprentissage à Port de Bouc dans les forges des Chantiers et Ateliers de Provence
spécialisés dans la construction navale.
Autodidacte, il s’initie à la peinture dès 1961 avant de réaliser ses premières sculptures en acier.
La fermeture des chantiers navals en 1966 le contraint à ouvrir un atelier de ferronnerie d’art où il
apparie commandes domestiques et créations monumentales et conçoit les premiers éléments de
sa fantastique « comédie humaine ».
Il expose successivement au Palais de la Bourse de Marseille en 1978, au Grand Palais de Paris en
1980 et à Port de Bouc en 2000. Il laisse à la postérité une oeuvre singulière appréciée par les
collectionneurs du monde entier."

Il est important aussi de lire le très sincère texte de Léon Claude Vénézia écrit en  mai 2012.



" Les automobilistes qui passent depuis des années dans la zone industrielle de Port de Bouc, en
bordure de nationale, ont certainement remarqué le musée parc-exposition Moralès, clos par un
mur d’enceinte d’où émergent d’étranges créatures de métal. Ceux qui ont eu la curiosité de
visiter ce lieu en sont ressortis enthousiastes ou horrifiés. Les 600 sculptures qui peuplent ces
quelques deux hectares résument le tragique de la condition humaine et ne doivent rien aux
Beaux-Arts ni au Bon Goût. A hauteur d’homme ou gigantesques, elles frappent l’imagination.
C’est un matin de 1977 que je suis tombé en arrêt face à un personnage de forme humaine
suspendu à l’extrémité d’un poteau incliné. La tête broyée entre les mâchoires d’un monstre, il
semblait agiter en vain ses bras et jambes écartés. Cette oeuvre m’évoqua irrésistiblement un
avatar de la crucifixion. Je poussai la grille entr’ouverte, impatient de connaître l’artiste qui en
était l’auteur.

L’homme au front ceint d’un foulard rose qui m’accueillit était d’une douceur tranquille, à la fois
surpris mais heureux qu’un passant s’intéresse à son travail. Un dialogue amical s’instaura entre
nous tandis qu’il me faisait visiter son territoire. Je fus immédiatement saisi par l’expressivité et la
charge politique de ses oeuvres. Né en 1924, il avait commencé à travailler très jeune comme
ouvrier au Chantier naval. Après la fermeture, il s’était installé artisan-ferronnier et avait bâti sa
maison et son atelier. Le désir d’expression personnelle l’avait déjà poussé à peindre durant ses
loisirs. Je ne connaissais rien, je ne savais même pas où l’on achetait la toile ! Après avoir peint
près de 400 tableaux, il entreprit de forger et sculpter des pièces de métal au marteau. Après
quoi, ayant récupéré des machines outils, rebuts du chantier naval, il imagina de très grandes
pièces, formées à partir de tôles brutes puis chauffées et martelées à la forge. Le résultat était
admirable. Toutes différentes et baroques, ses sculptures puisaient leur inspiration dans des
fantasmes cauchemardesques aussi bien que dans des évènements liés à l’actualité, famine,
pauvreté, luttes pour le pouvoir. Raymond Moralès avait la chance d’être totalement autodidacte :
il n’avait aucune inhibition d’ordre esthétique ou moral. Je ne cherche pas à plaire, mais à
exprimer ce qui me vient en tête.
Dès lors, je voulus rendre compte de l’intensité de cette oeuvre gigantesque par la photographie
et par le texte. Je publiai différents reportages dans les magazines avec lesquels j’étais en contact.
Par ailleurs je ne manquais jamais une occasion de faire connaître cet homme d’exception à mes
amis. C’est ainsi que je conduisis un jour Jules et Jeanne Mougin chez Moralès. Nous y passâmes
une partie de la journée. Le facteur saisi de stupeur et d’exaltation demanda à Raymond de lui
dédicacer l’un de ses marteaux ! Dans les mois qui suivirent, il m’adressa maintes lettres
d’encouragement. Mon cher Claude, travaille Moralès, c’est le marbre, la pierre dure, le métal ! Un
homme, seul, vit à Port de Bouc, dans l’Anarchie capitaliste, dans la démolition capitaliste, dans la
laideur capitaliste, dans l’enfer du profit ! / Moralès surnage. / Il domine – et rêve. / Travaille,
Claude. Isole toi ! Ne « pense » qu’à Moralès ! Tu trouveras pour lui, pour cet artiste, les mots
justes. (18 janvier 1980)

Ces publications, ainsi qu’une émission de France Culture consacrée aux savoirs populaires, lui
attirèrent certainement des visiteurs, puis d’autres photographes férus d’art brut. Mais Raymond,
caractère entier, tenait à être reconnu comme un artiste égal ou même supérieur à César, puisque
ses oeuvres naissaient entièrement du travail de ses mains. Il vendit quelques sculptures mais les
rares tentatives d’exposition se soldèrent par des échecs : ses représentations crues ou violentes
heurtaient les bien-pensants. Il m’avait raconté qu’une de ses sculptures exposées à Marseille
avait été recouverte d’une bâche par les services de la mairie !

En 1988, à la demande et avec le financement de Raymond Moralès, mon ami Pierre Jean Balbo
édita un catalogue que nous conçûmes ensemble. Malheureusement, bien que le sculpteur en ait
approuvé la maquette, il fut déçu par le résultat final, malgré la qualité de l’impression et le
nombre important de photographies et de textes. Cet objet trop mince était éloigné de ses
conceptions et fut cause d’un malentendu qui jeta un froid entre nous. Je ne revins plus à Port de
Bouc. J’en éprouvais des regrets, me promettant régulièrement de retourner le voir. Lorsque
j’appris sa mort, survenue en 2004, j’écrivis à sa veuve qui habitait Paris et la rencontrai lors d’un
de ses retours dans le Sud. Ce fut ma dernière visite de ce lieu extraordinaire. En 15 ans, une
centaine de nouvelles oeuvres étaient nées ; j’étais stupéfié par la puissance créatrice dont
Raymond Moralès avait fait preuve jusqu’à son dernier jour et profondément désolé de constater
que l’abandon était en train de détruire les créatures qu’il avait engendrées. Les désaccords entre
héritiers renvoyaient aux calendes un sauvetage éventuel.

L’horizon de Raymond Moralès s’était pourtant éclairci durant l’année 2000, grâce à l’heureuse
initiative de M. René Giorgetti, ancien métallurgiste aux chantiers navals et adjoint au maire de
Port de Bouc. Il proposa à Raymond une grande exposition qu’ils conçurent ensemble : quatorze
sculptures monumentales furent exposées pendant quinze jours le long du canal d’Arles à Bouc,
face à la mairie. Ce fut un succès. Un public nombreux qui n’avait sans doute jamais visité le
musée, se pressa pour voir ces oeuvres éclairées jusque tard dans la nuit. Raymond fut honoré par
la médaille de la ville. Cette reconnaissance de la valeur de son travail a certainement adouci les
dernières années de sa vie.

À l’occasion des Journées du Patrimoine, la ville de Port de Bouc organise une importante
manifestation, l’art et la culture au travail. Un ensemble de 36 sculptures sera exposé du 15
septembre au 6 octobre 2012 dans la salle Gagarine, tandis que cinq ou six oeuvres monumentales seront érigées en différents lieux de la ville.

 Je me réjouis de cet évènement qui ouvrira peut-être une voie à la sauvegarde d’une oeuvre d’exception, réalisant ainsi le désir de celui qui disait :
" Je suis peut-être prétentieux, mais j’essaie dans la mesure de mes moyens de laisser une trace de mon passage sur cette planète " ."


Service de coordination culturelle de Port de Bouc -
 04 42 40 51 92

*** Programme sur le site de la ville

*** D'autres photos

 (cliquer sur les liens)  Entrée libre



 

jeudi 6 septembre 2012

BEIGNETS TZIGANES OU DELICES DES FEES AU JARDIN D'HELENE






Voici une nouvelle merveille découverte au Jardin d'Hélène ... une découverte savoureuse assortie d'une belle légende ...




 " C'est bien parce que les sureaux sont abondants sur les sites de transit et d'escale des gitans, que ces derniers ont appris à apprécier un arbre dénigré et méprisé par les populations autochtones et sédentaires.

Aussi, il n'est pas surprenant de trouver dans les traditions tziganes de nombreuses références culinaires à l'arbre aux fées. Les beignets de fleurs directement frits sur l'arbre sont l'un des plus beaux témoignages de cette valorisation bien comprise du milieu..."

Texte de B.Bertrand  dans son livre " Sous la protection du sureau "





Délices des fées:

200 gr de farine
2 oeufs
1 pincée de sel
30 cl de lait
1 c à c d'extrait de vanille

Préparer la pâte, et libre à vous de transporter votre friteuse sur un réchaud ou de faire venir les ombelles jusqu'à votre friteuse...
 
 
 
PUISEZ DES BONHEURS QUOTIDIENS SUR LE SITE D'HELENE :

http://lejardindhelene.blogspot.fr/

Le jardin d'Hélène ouvre ses portes le samedi 15 et le dimanche 16 septembre après-midi pour les journées du patrimoine et propose  un stage poterie/cuisine le 30 septembre !

(cliquer sur les liens)

QU'ON SE LE DISE !

mercredi 5 septembre 2012

LES EPITAPHES DE LMG


En juin, j'ai reçu un courrier dérangeant, déroutant .... j'irais presque jusqu'à dire déplaisant .
Je suis très superstitieuse et je pense pouvoir dire que j'ai été perturbée pendant 24 heures .
Puis je me suis jetée à l'eau et mon courrier est parti vers Lolita ....
Voilà lisez attentivement son message et si le coeur vous en dit, écrivez lui .....







Bonjour Sophie

Une amie m'a fait découvrir votre blog, et en le consultant il m'a semblé que vous pourriez aimer ma démarche.
je m'explique:
Auriez-vous envie de participer à mon projet Epitaphes?
Le jeu est simple: Il suffit de me raconter par courrier postal votre propre mort, afin de me permettre d'en réaliser un dessin, qui vous sera ensuite offert.
J'envisage l'édition d'un ouvrage regroupant 365 morts imaginaires, en sachant que les textes eux, resteront confidentiels.
Les premières réalisations et les indications pour participer sont consultables sur mon modeste petit site, à cette adresse :
http://lmg-nevroplasticienne.com/

J'espère très sincèrement avoir l'honneur de dessiner votre mort et en attendant de lire vos impressions, je reste à votre disposition,
Amicalement,

LMG




Sur le site de LMG on peut lire :

"Depuis juin 2011 LMG diffuse un appel à contribution. Cette sollicitation invite amis, famille, collègues et inconnus, à imaginer et raconter par écrit leur propre mort. Dans un premier temps, entre le conte nécrologique et le récit testamentaire, les participants livrent par courrier postal le récit imaginaire de leur ultime départ. Après un premier travail de lecture, d’analyse et d’interprétation des textes reçus, LMG numérote, classe et référence les courriers avant de commencer le travail graphique à proprement parler: chaque réponse plastique est une interprétation graphique d’une confidence textuelle. Dans un second temps, pour chaque réponse reçue, LMG réalise un dessin au graphite et à la mine de plomb qui, sera ensuite offert à celles et ceux ayant participé. Ainsi, en faisant de la mort l’axe nodal de sa démarche, en sollicitant les autres à en parler, LMG tente d’en briser le tabou, si puissant dans nos sociétés occidentales actuelles."



LE SITE DE LMG


A VOUS DE JOUER OU PLUTÔT A VOUS DE MOURIR !


lundi 3 septembre 2012

LOUIS CHABAUD VU PAR CHARLOTTE VATIN ....AOUT 2012 A PRAZ-SUR-ARLY


Pendant deux semaines je n'ai entendu parler que de lui, lui que je ne connais pas encore ! 
Ma petite soeur et sa famille ont passé leurs vacances à Praz -sur-Arly ....et ont rencontré LOUIS CHABAUD !
Ma nièce Charlotte me fait un beau cadeau en me dédicaçant son texte :

Rencontre avec un artiste Hors-Norme


A ma tante...




Il y a de ces rencontres qui nous rendent indifférent. D'autres qu'on aurait bien aimé ne pas faire. Des rencontres qui ne durent pas et qui sont inoubliables, des rencontres qui durent et qui ne sont pas inoubliables. Certaines qu'on aurait aimé faire et qu'on ne fera jamais. Dommage... Et enfin, il y a des rencontres, qui durent ou pas, mais qui sont extraordinaires, car on y rencontre Quelqu'un, avec un "Q" majuscule. Généralement ce genre de rencontres on ne s'y attend pas. Elles nous sautent dessus au coin d'un tournant et nous laissent pantois mais émerveillés.

Louis Chabaud fait partie de ces rencontres là pour moi. Avec maman, on est tombé dessus par hasard lors des médiévales de Praz-sur-Arly. On a d'abord été attiré par une sorte d’épouvantail multicolore suspendu à un balcon. Timidement nous avons passé la tête par la porte. Il y avait tant de couleurs, tant de choses à voir. C'était à couper le souffle. Mais à cause d'un public trop présent, nombreux et souvent plus curieux que vraiment intéressé (et aussi une volonté de voir le reste des médiévales) nous sommes reparties nous promettant de revenir.

Quelques jours de passés et nous revoilà. On refait un tour, et oui, les couleurs sont toujours là, tableau, sculpture, phrase, et premier prix d'Aubagne. L'artiste est là aussi, plus disponible que précédemment, et là, la rencontre nous (re)tombe dessus. Louis Chabaud, un artiste qui est à la fois, tableau, sculpture et spectacle à lui tout seul, mais comment aurait-il pu en être autrement ?

Et là, un problème se pose, comment retranscrire en quelques lignes et uniquement par écrit ce personnage alors qu'un reportage vidéo ne suffirait pas.

Tout d'abord c'est un esprit vif capable de débiter des phrases philosophiques ou non au kilomètre.

" Celle là, il faut que je la note ."

     

          Une moustache aussi. Épaisse. Garnie. Et finement roulée au bout qui rappelle un peu un certain Salvador Dalí. Des cheveux mi-longs qui doivent faire ce qu'ils veulent et une peau burinée d'un monsieur de la montagne.

Après l'image, le son. Et quel son ! Il a toujours quelque chose à dire, à vous dire. Ou à vous raconter. Et ce n'est pas le discours d'un artiste pompeux, vide dénudé car imbu de lui-même. Non, derrière la voix, dans le récit, il y a l'émotion. Celle qui lui serre la gorge quand il évoque sa défunte mère qu'il n'a jamais connue, ou son professeur Théo." C'est lui qui m'a tout appris ! "



Celle qui le fait sauter au plafond quand il parle des politiques.
" Je n'aime pas la couleur, c'est con pour un peintre, mais vive Rama Yade ! "

Et immédiatement son visage s'éclaire et il chausse ses lunettes et la note parmi tant d'autres.

" J'en ai plus de 3000. Depuis le premier Janvier 1971, je me lève à trois heures du matin, et je note tout ce qui me passe par la tête. "

   


  Ensuite, derrière le personnage, il y a le comédien. Car s'il a été artiste toute sa vie, il n'en a pas toujours eu le métier. Il a commencé par enchaîner de nombreux petits boulots et a fini sur les planches.

" Ah, mais j'ai pas arrêté, si on m'appelle pour un second rôle, je remonte sur les planches. "

D'ailleurs ce passé de comédien se ressent dans sa façon d'être, de raconter les histoires. Dès qu'il se lance dans une anecdote...

" Ce matin, au distributeur de la poste, il y avait un mec..."

... et les gestes accompagnent l'histoire. Des yeux qui s'écarquillent, des mains qui miment ce que la voix dicte... un petit Charlie Chaplin de la peinture.

   

    Parlons-en de sa peinture. Une peinture avec un soupçon de réalisme, dans le sens où l'on reconnaît ce que l'on voit, mais tout en couleurs, en corps déformé, tordu pour les besoins. Et des peintures qui parlent de problèmes de la société. L'écologie par exemple.

" L'écologie c'est le tout à l'égout parfumé de belles paroles." Titre de tableau.

 
   

Il y a aussi les sculptures. Avec la sculpture qui part d'une phrase, ou la phrase qui découle de la sculpture, on ne sait pas, tel que : " La conversation du banlieusard est un immense point d'interrogation."



 
  Et au détour d'une salle, après s'être mis des phrases souvent philosophiques, mais toujours drôles dans la tête, rempli les yeux de couleurs et de bizarrerie, on tombe sur une peinture, vraiment réaliste pour le coup, représentant une maison dans une prairie, avec un arbre, dans les tons pastels, prise sur le vif, avec le mouvement de l'arbre. Le tableau est accompagné d'une coupe et d'une petite pancarte : Premier Prix d'Aubagne, 1960. Un tableau à  mille lieues de tout ce que vous avez vu jusqu'alors, mais qui représente beaucoup pour lui.
     
  
 " Si vous aviez vu la tête de ces fils de docteurs, de dentistes quand ils ont vu qui avait gagné. J'étais encore en blouse de travail, couvert de peinture. Ils me regardaient de haut -mime- et moi de bas -mime. Quand on a annoncé le vainqueur : "Gagnant du prix d'Aubagne : Louis Chabaud " je me suis faufilé jusqu'à la scène : " - Pardon, - Qu'est-ce que c'est ? - C'est moi Louis Chabaud." - le tout en mime. Et là, sur scène, j'ai pleuré. Et j'ai dû dire un truc, oh, dans le genre : " Je vous ai bien eu." Maintenant j'aurais dis ça comme ça, mais à l'époque... "

A l'époque le jeune Chabaud n'a que 19 ans et beaucoup moins de verve.

Et là arrive un de ses amis. Grande effusion de Chabaud.

" Tu tombes pile à l'heure de l'apéro."

Et de sortir bouteilles, verres et de nous inviter dans l'élan. Autour de la table, la liste des invités se rallonge au fil des personnes qui viennent, ou simplement passent dans la rue. Personne ne se connaît, mais les conversations vont bon train et finalement, personne ne se connaît, mais c'est tout comme. Alors que les phrases fusent et s'envolent, parfois sur un ton un peu fort, parce que Louis est un peu dur de la feuille.

" D'abord, je suis pas sourd, j'entends que ce que j'ai envie d'entendre, c'est l'ouïe."

Malheureusement, la rencontre se termine à cause d'un coup de fil intempestif. Mais pas la Rencontre.Celle-là durera le temps que l'on s'en souvient.

Un dernier mot Louis ?

" Allez, viens là, la pin-up, que je t'embrasse ! "



"L'ART, c'est comme L'AIR, comment expliquer ce que l'on respire ?"
Louis Chabaud



**** Les photos présentées sont d'Héléne et de Charlotte

  **** Le blog de Charlotte
(cliquer sur le lien)



samedi 1 septembre 2012

LES BROWNIES D'EMILIE







BROWNIES

Ingrédients pour 20 à 25 brownies :

- 200g de beurre à température ambiante
- 4 œufs à température ambiante
- 180g de sucre
- 1 sachet de sucre vanillé
- 175g de chocolat noir
- 100g de noix
- 80g de farine
- ½ cuill. à café de levure chimique
- ½ cuill. à café de sel
- Papier sulfurisé pour recouvrir une plaque (ou la lèchefrite)
- Un peu de beurre pour le papier sulfurisé

Temps de préparation : 25 minutes
Cuisson : 30 à 35 minutes
Valeur énergétique moyenne par brownie (sur la base de 20) : 990kJ/235kcal

1/ Mettez le beurre, les œufs, le sucre et le sucre vanillé dans un grand saladier et battez-les avec le fouet électrique jusqu’à ce que la crème blanchisse.

2/ Coupez grossièrement 75g de chocolat et faites-le fondre au bain-marie en veillant à ce que la vapeur d’eau ne se dépose pas sur le chocolat sous peine de faire des grumeaux. L’eau doit donc à peine frémir et non bouillir. Mélangez le chocolat fondu à la crème.

3/ Préchauffez le four à 180°C. Tapissez une plaque (ou la lèchefrite) de papier sulfurisé beurré en couvrant les bords de la plaque. Hachez grossièrement les noix. Mélangez la farine, la levure et le sel et incorporez-les à la crème. Ajoutez les noix en dernier.

4/ Étalez la pâte sur la plaque sur une épaisseur d’environ 2cm. Si la pâte n’emplit pas toute la surface de la plaque, pliez une feuille d’aluminium en trois et utilisez-la pour limiter l’étalement du gâteau. Enfournez à mi-hauteur (chaleur tournante 160°C) et laissez cuire 30 à 35 minutes.

5/ Pendant ce temps, cassez le reste de chocolat et faites-le fondre au bain-marie. Sortez la plaque du four et laissez un peu refroidir le gâteau. Étalez le chocolat fondu sur le gâteau à l’aide d’un pinceau, laissez sécher et découpez votre brownie en 20 à 25 carrés.


RÉGALEZ-VOUS !!!