dimanche 11 août 2013
samedi 10 août 2013
L'OISEAU ET LE CIEL DE FREDERIC JIMENEZ
" Lorsque Guy Chambelland édite L'Oiseau et le ciel aux éditions du Pont de l'épée en 1977, Frédéric Jimenez a onze ans. "Je ne sais pas si, comme on l'annonce chaque fois qu'un enfant écrit, il y a du génie ici", écrit-il alors. "J'ai édité ces poèmes parce qu'ils m'ont touché par une façon que, forcément, l'adulte a perdue, de dire les choses tout simplement. Comme il était temps de recenser la poésie féminine, ou nègre, ou…, il est bon d'écouter l'enfance… quand l'enfant est poète. Je trouve en tous cas dans L'Oiseau et le ciel une très subtile maladresse qui va plus sûrement à l'être que telle laborieuse démarche à la mode."
J'ai reçu comme un cadeau précieux un des rares exemplaires du tirage de tête du livre que m'offrit son père, le poète Alfonso Jimenez, lors d'une visite amicale à Genève à la fin de l'été 2009. À chaque fois qu'il m'est arrivé de le faire lire, j'ai retrouvé la même réaction d'émerveillement et d'étonnement : cette façon d'aller droit au but sur les sujets les plus graves surprend chez un enfant. On me demande de répéter son âge. Un grand souffle de liberté agite ces pages. Le jeune Frédéric recourt d'instinct aux quatre éléments pour exprimer ses inquiétudes et ses désirs : la terre (…"aujourd'hui entre les mains de la pollution/la terre tombe, se fait shooter"), l'eau (… "cette belle eau colorée par le désastre"), le feu (…"s'il s'éteint tout seul, c'est comme un vieux qui finit sa vie"), et l'air naturellement : "Je me demande si sauter de dix mille mètres et rester dans l'air cinq minutes ça ne vaut pas la vie"..."
(extrait de la préface de Philippe Lemaire)
Je me demande
Je me demande si sauter de dix mille mètres et rester dans l'air cinq minutes ça ne vaut pas la vie
Je croyais
Je croyais que j'étais poète
Je croyais que j'étais intelligent
Je croyais que je pouvais voler comme l'oiseau
et nager comme le poisson
Je croyais que je ne mourrais jamais
mais quand je découvris le monde
je n'étais rien à côté .
La tristesse
J'ai été englouti par la tristesse, elle est venue par la fenêtre et a ravagé mon âme.
Ma vie devint noire.
Ils ont senti que j'étais triste. Les oiseaux chantaient, sifflaient fort pour me mettre en confiance.
Les enfants dansaient pour que je sois joyeux.
Cela m'émut. Je pleurai.
Et les enfants, les oiseaux partirent en pleurant .
vendredi 9 août 2013
CAMILLE RENAULT VU PAR FRANZ BARTELT
CAMILLE RENAULT
" Pourquoi aller admirer ailleurs les merveilles qu’on est capable de construire soi-même ? On cite aujourd’hui encore en exemple « Le jardin des surprises » que Camille Renault, un natif d’Omont, cultivait à Attigny au cours de la première moitié du siècle le plus récemment passé, et dont il subsiste des éléments au musée de Lausanne, dans la Collection d’Art Brut.
C’était un pâtissier qui avait pratiqué presque tous les métiers, d’éleveur de porcs à marchand de peaux de lapin. Il fut gardien de moulin et hôtelier, épicier, conducteur de camion. Il chantait avec une voix de baryton. Jouait les comédiens. Projetait les films du cinématographe. Organisait des banquets, des cavalcades, des pèlerinages. Et construisait des maisons étranges et compliquées, qu’ils peuplaient de personnages, curés ou garde champêtres, faits de bric et de broc, de plâtre et de casseroles, de grillage et de bouts de bois, de bidons et d’instruments divers dont les formes guidaient son inspiration. Ses fêtes passaient pour les plus somptueuses du département. Dans sa jeunesse, il avait voulu s’embarquer pour l’Amérique, à l’instar de bien des Ardennais. Il finit par se voir élevé à la dignité de transcendant Satrape du Collège de Pataphysique.
Ce sont des personnages comme celui-là, avec les poètes et les artistes, qui produisent les souvenirs de ceux qui, par la suite et dans l’écoulement des générations, n’auront rien vécu qui mériterait d’être retenu. L’homme n’est bien souvent grand que des grandeurs qui l’ont précédé sur la terre. La chance, l’héroïsme et le génie sont donc des objets qui servent plusieurs fois. Les gens du midi sont fiers, à titre personnel, d’un soleil qui n’appartient à personne. Comme les habitants de Charleville, à titre non moins personnel, relèvent le front à l’évocation d’Arthur Rimbaud qui appartient à tout le monde. On est un peu ce qu’on aime, même si dans le cas de Rimbaud et de Charleville les sentiments ont évolué longtemps avant de s’épanouir.
Tandis qu’il ne subsiste de son « Jardin des surprises » qu’une poignée de cartes postales et quelques témoignages dans les revues d’histoire, Camille Renault représente plus que le nom d’un passé un tant soit peu original. C’est au présent qu’on en parle, comme l’incarnation d’une qualité locale, composée de fantaisie, de gentillesse et de détermination. Sa légende s’inscrit dans la chronique quotidienne, comme la preuve que tout peut arriver.
Le monde a toujours intérêt à laisser les rêveries prendre corps. Les constructions insolites, les embellissements arbitraires, les architectures à scandale, les pelouses documentaires et les façades à thèmes fondent les étapes d’une promenade qui sans cela se dissiperait dans l’ennui et dans le conformisme".
Franz Bartelt
(Aux pays d’André Dhôtel, Édition Traverses, 2000)
jeudi 8 août 2013
UN FRUIT DELICIEUX : LA PITANGA
LA PITANGA EST UN DÉLICE !!!!
" La Pitanga (Eugenia uniflora) est une petite baie qui provient d’un arbuste très fourni mesurant de 4 à 5 mètres de haut et qui offre vers mai/juin de délicieux fruits , à la saveur épicée et légèrement acidulée, de la taille d’une cerise.
La chair de ce fruit, fondante, juteuse et peu épaisse recouvre un gros noyau. En plus de son bon goût, la Pitanga est très décorative tant par sa forme de bonnet turc que par ses couleurs attirantes, jaune puis rouge vermillon. Ils sont bons à cueillir dès qu’ils sont rouge vif, sachant que le passage de l’orange foncé au rouge vif se fait en l’espace de 24 heures !
Originaire du Brésil, en indien Tupi Guarani, Pitanga signifie « Rouge »
Les communautés locales brésiliennes consomment en grande quantité cet ingrédient car:
- Très agréable à consommer crus, jus ou cuit en gelée, sorbet, confiture…
- C’est un fruit très riche en vitamines A et C, Calcium, en fer et en phosphore
- Les feuilles contiennent une huile repoussant les insectes
- L’infusion des feuilles a des propriétés fébrifuges, astringentes
- Elle sert à faire une liqueur appelée ‘Cognac de Pitanga’ qui est considéré comme ayant des vertus aphrodisiaques!
Sur le plan cosmétique, la Pitanga, par sa richesse en vitamines, est un véritable concentré de Vitalité. Aussi, la Pitanga contient des huiles essentielles aux nombreux composés aromatiques qui apporte une senteur originale, fruitée, tonifiante et énergisante! "
A CONSOMMER SANS MODÉRATION !!!
mercredi 7 août 2013
mardi 6 août 2013
RAYMOND REYNAUD VU PAR LAURENT DANCHIN ET APOLLINE LEPETIT
(photos prises par Apolline Lepetit dans la maison-musée de Sénas)
" Minutieux, presque monacal, ornemental et symbolique jusqu’à l’ésotérisme, l’art de Raymond Reynaud tourne le dos au réalisme, cherchant une vérité intérieure, poétique et spirituelle, qu’il enseigne à ses disciples par la voie maïeutique, à la façon de Socrate ou du Lee Strasberg de l’Actor’s Studio : par la recherche méthodique, exigeante, laborieuse même, d’une autre façon de voir les choses, afin de trouver au fond de soi sa vraie inspiration et de s’engager sur un autre chemin que celui des pratiques habituelles. « Rimes » et « rythmes », « mystique » et « mystère » se confondent dans le langage de Reynaud qui, pour explorer l’inconnu, donner à voir le jamais vu, s’appuie sur l’échafaudage de théories à lui seul familières : aujourd’hui Charles Darwin et le dessin (dessein ?) intelligent, hier le magnétisme, les forces du plexus ou le troisième cerveau.
Car Raymond est aussi un
philosophe populaire, dont l’ambition sociale retrouve celle de célèbres
prédécesseurs comme Chomo, Chaissac ou le Facteur Cheval. Artiste artisan,
peintre ouvrier, il veut prouver la valeur de sa classe d’origine face au
matérialisme mondain de la culture des ‘bourgeois’. Plus méditatif que spontané,
son art, bizarre sans doute mais pareil à nul autre, est un art engagé, une
forme de résistance, écologique à sa manière, au côté destructeur et malsain de
la société de consommation. Et c’est pourquoi, plutôt que vendre, Reynaud
préfère montrer l’exemple en exposant ses polyptyques, ses mandalas et ses
totems dans son propre musée, comme autrefois on chantait la gloire du ‘bon
Dieu’ sur les tympans ou chapiteaux des petites églises romanes qu’il aime
tant."
Laurent
Danchin
*** Jusqu'au 29 septembre 2013 ne manquez pas l'exposition de Salon de Provence !

Espace culturel Robert de Lamanon
120 rue Lafayette. (anciennement le Septier)
13300 Salon-de-Provence.
Tél: 04 90 44 89 90
Du lundi au vendredi de 15h30 à 19h30. Samedi et dimanche de 10h à 12h et de 15h30 à 19h30
Entrée gratuite
Catalogue de l'exposition vendu sur place
LES GRIGRIS DE SOPHIE ET RAYMOND REYNAUD
(cliquer sur le lien)
lundi 5 août 2013
LES PHOTOS DE NIKI FEIJEN
Étonnantes, surprenantes et remarquables photos de
NIKI FEIJEN .....


" Je suis né en 1977 à Eindhoven, une ville située au sud des Pays-Bas.
SON SITE
UNE PAGE FACEBOOK (ART OF URBEX)
Merci Apolline pour cette belle découverte et la traduction de cette biographie !
NIKI FEIJEN .....


" Je suis né en 1977 à Eindhoven, une ville située au sud des Pays-Bas.
Bien
que cela ne soit pas ma profession, j'ai expérimenté la
photographie depuis mon enfance.
Après
avoir tenté diverses orientations photographiques (paysages, sports,
concerts) j'ai découvert l'Urbex Photographie. L'Urbex, abréviation
pour Exploration Urbaine, est selon Wikipédia : "la
découverte d'espaces urbains ou d'installations industrielles
normalement cachés ou interdits d'accès."
Donc
essentiellement, cela consiste à visiter et photographier des lieux
abandonnés : bâtiments, tunnels, industries, châteaux, etc.
La
plupart de mes clichés sont en HDR, c'est-à-dire en Imagerie à
grande gamme dynamique. L'HDR est parfait pour les lieux peu
éclairés, mais il doit être subtil.
En
plus de l'Urbex, j'ai cette folle addiction pour les escaliers. Je
peux passer des heures sous un escalier rien que pour prendre un seul
cliché grandiose.
Lorsqu'il
est bien pris, un cliché d'une cage d'escalier ou d'une atmosphère
urbaine peut se changer en quelque chose de vraiment spécial,
presque une œuvre d'art.
C'est
précisément ce que je veux montrer aux gens;
La
beauté de la décadence, l'Art de l'Urbex."
SON SITE
UNE PAGE FACEBOOK (ART OF URBEX)
Merci Apolline pour cette belle découverte et la traduction de cette biographie !
dimanche 4 août 2013
VINCENT GUERLAIS AGITATEUR DE PAPILLES A NANTES
Crème onctueuse au chocolat noir renfermant un cœur de ganache chocolat et caramel beurre salé.
La boutique
11 rue Franklin - Nantes
02 40 08 08 79
Halles de Talensac
Place Talensac - Nantes
02 40 35 49 02
LE SITE DE VINCENT GUERLAIS
samedi 3 août 2013
LA GUERISSEUSE DE GERALDINE JAUJOU
Anna revient voir sa grand-mère à Reims après une longue absence. Mais il est déjà trop tard pour rattraper le passé. La Vieille est morte et avec elle des tas de secrets qu'Anna est bien obligée d'accepter en héritage....

... " Elle revoyait la figure du Turc. Son visage fripé, ses bouclettes sous sa casquette . Ses yeux noirs, vifs et rieurs . Ce qu'il lui avait raconté de l'histoire de la fleur de la passion .
Il lui en avait montré une esquisse . Passilora caerulea, une fleur qu'Yvonne connaissait peu . Contrairement à ce qu'on pouvait imaginer, cette passion n'était pas de chair et de luxure . C'était la Passion du Christ . Du moins, c'est ce qu'y avaient vu les jésuites espagnols . Elle leur avait servi de livre de catéchèse dans les jungles d'Amazonie. Les fleurs avaient participé elles aussi à la Conquista, aussi sûrement que des armes de combat contre un peuple qui les vénérait .
Si l'on observait la fleur attentivement, on identifiait ce que les religieux appellent les instruments de la Passion . Les coronules et les filaments figuraient une couronne d'épines, les cinq étamines les plaies du Christ, le pistil formait une croix, jusqu'aux stigmates, au nombre de trois, comme les clous de la crucifixion.
L'architecture extraordinaire de cette fleur, qui pouvait avoir des effets sédatifs, ce qui n'était pas sans rappeler la phrase de Marx : "la religion est l'opium du peuple",était-elle un hommage de Dieu à son fils dans la création ou une simple coïncidence de l'ordre des mathématiques ?
Toujours est-il qu'elle était fascinante, car elle soulevait bien des mystères sans en révéler
aucun ."
Grâce à Olivier et pour Hélène ...
vendredi 2 août 2013
LA MORT EXQUISE D'AGATHA CHRISTIE
" Elle a fait de son mieux pour que la dernière journée de Buny soit une journée agréable . La fête d'anniversaire , et le plus merveilleux des gâteaux ...
- La Mort exquise, glissa Philippa avec un frisson .
-Oui cela y ressemblait ...
Elle a voulu donner à son amie une mort exquise ... une petite fête, tous ses mets favoris ."
Un meurtre sera commis le ...
Ingrédients pour 10 personnes
- 250 g de chocolat noir
- 6 oeufs
-150 g de sucre
- 40 g de sucre
-150 g de beurre
- 100 g de raisins secs
- 40 g de cointreau (4cl)
Pour la crème anglaise
-1l de lait entier
-2 gousses de vanille
-8 jaunes d'oeufs
200 g de sucre semoule
Préparation 25 mn et cuisson 35 mn
Préchauffez votre four à 180° (th 6), et faites-y fondre 120 g de beurre dans le moule . Pendant que le beurre fond, coupez les raisins secs en deux et mettez les à tremper dans le cointreau .
Faites fondre le chocolat dans une casserole au bain-marie, puis ajoutez le beurre fondu et mélangez bien pour obtenir une crème lisse . Cassez les oeufs en séparant les jaunes des blancs et ajoutez les jaunes au chocolat fondu, ainsi que 100 g de sucre . Battez au fouet jusqu'à ce que le mélange soit bien onctueux.
Montez les blancs en neige ferme et incorporez les délicatement à la préparation puis, au dernier moment , ajoutez la farine en pluie et mélangez sans casser les blancs.
Beurrez le moule avec le reste du beurre . Versez la pâte , parsemez de morceaux de raisins secs et faites cuire à 180° pendant 30 à 35 minutes . Sortez le immédiatement du four afin qu'il ne sèche pas (le coeur doit demeurer fondant). Vous pouvez utiliser un autre alcool que le cointreau par exemple la liqueur d'oranges , qui se marie très bien avec le chocolat .
Faites ensuite la crème anglaise : mettez le lait à chauffer avec les gousses de vanille fendues. Dans une terrine, battez au fouet à main les jaunes d'oeufs et le sucre, puis versez le lait chaud très progressivement sans cesser de mélanger .
Remettez à cuire à feu doux en remuant à l'aide d'une spatule . La crème est cuite lorsque la spatule se nappe entièrement .
Si vous souhaitez servir ce gâteau au dessert lors d'une fête , vous pouvez le faire cuire dans des petits moules individuels et le servir dans les assiettes, entouré de sa crème anglaise .
jeudi 1 août 2013
ZWY MILSHTEIN VU PAR MICHEL BENARD
En hommage au peintre Zwy Milshtein.
Faute d’être grotesque,
La scène apparaît presque
iconographique.
Le sommet du crane auréolé
D’une explosion colorée,
D’une éclaboussure incertaine,
D’une ambiance improbable
Sinon celle d’un chaos,
En déclinaison humaine
A son point d’apogée,
Sorte chant du cygne
Sur échiquier en perdition.
Patiemment la main restitue l’histoire,
Par un souffle d’espoir,
D’incertitude et de doute.
Peindre d’un geste rédempteur
L’homme authentique, humaniste
Noyé dans une foule énigmatique.
Peindre avec le vin comme sang de vie,
Dans l’attente de la mort
En faisant l’amour !
S’extirper du désespoir
Entre la lumière d’un blanc
Et l’ombre indéfinie d’un gris.
Au cœur d’un cri tragique,
Peindre sa pensée au secret
D’un fragment de terre promise,
Icône marquée d’une litanie juive.
Par le sable et le sel
Entre judéité consommée et
chrétienté acceptée,
Oser souligner l’hypothétique utopie
du marxisme.
Michel Bénard.
Lauréat de l’Académie française.
Chevalier dans l’ordre des Arts et des Lettres.
Inscription à :
Articles (Atom)
















