Les Grigris de Sophie ce sont bien sûr des broches, des colliers et des sacs … mais c’est aussi un blog !

Les Grigris de Sophie ce sont bien sûr des broches, des colliers et des sacs …

Mais c’est aussi un blog ! Un blog dans lequel je parle de CEUX et de CE que j’aime …
HHHHHHHHHHHHHHHHHHHH
Vous trouverez ici des artistes, des lieux insolites, des recettes, des films, des expositions, des musiques, des spectacles, des photographies d’amis ….
Tout ce qui rend la vie meilleure, tout ce qui rend ma vie meilleure !

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jeudi 3 mai 2018

GROS PLANS SUR CEIJA STOJKA A LA MAISON ROUGE



 NE MANQUER PAS CEIJA STOJKA !






"L’œuvre de l’artiste rom Ceija Stojka  donne à voir l’horreur à hauteur d’enfant.
Disparue en 2013 et largement méconnue, l'artiste rom Ceija Stojka, rescapée des camps d'extermination, bénéficie d'un grand coup de projecteur grâce à Antoine de Galbert, fondateur de la Maison rouge.
Ici, c’est une inconnue. Totale inconnue. Alors pourquoi la Maison rouge lui offre-t-elle ainsi la moitié de ses espaces ?
 Parce que le témoignage de Ceija Stojka (1933-2013) est bouleversant, et qu’il n’a pas laissé indemne Antoine de Galbert, son fondateur.
 « Dès que j’ai découvert cette œuvre, j’ai compris que je devais l’exposer, et j’ai décidé de reporter à la fin de l’été la fermeture définitive de la Maison rouge », raconte-t-il, si passionné par cette figure qu’il en a acquis déjà une vingtaine de toiles. Cette institution, décidément, va manquer au paysage parisien : elle seule pouvait décider d’exposer ce destin hors norme. L’histoire d’une gamine tsigane, 10 ans à peine, arrachée à sa Vienne natale lors d’une rafle nazie au printemps 1943. Avec sa mère et d’autres membres de sa famille, elle survivra à trois camps : Auschwitz-Birkenau, Ravensbrück et Bergen-Belsen. Toute sa vie, elle se taira. Jusqu’à ce qu’une journaliste, Karin Berger, ne la contacte dans le cadre de ses recherches sur les femmes dans les camps de la mort. Elle parvient, au fil de leurs échanges, à la persuader de briser un tabou : évoquer le génocide..."











"Son premier livre est publié en 1988, année où elle se met également à peindre et à dessiner en autodidacte, sur du papier, du carton, de la toile. Elle va le faire inlassablement et intensément jusqu'à sa mort, en 2013. Hantée par ses souvenirs, elle fait parfois plusieurs dessins en une nuit. Elle peint à l'acrylique, souvent avec les doigts, recouvrant la toile ou le papier d'une épaisse couche de peinture. Elle a créé un millier d'œuvres, toutes aussi intenses."











"Je n'ai pas peur / ma peur est restée à Auschwitz et dans les camps / auschwitz est mon manteau, bergen belsen ma robe / et ravensbrück mon tricot de corps / de quoi devrais-je avoir peur", écrira Ceija Stojka.











LE DOSSIER DE PRESSE 


VISITE GUIDÉE

 LE QUOTIDIEN DE L'ART

 CEIJA STOJKA SUR WIKIPEDIA

SUR TELERAMA

BEAUX ARTS 

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La maison rouge
10 bd de la bastille
75012 Paris
tel +33 (0)1 40 01 08 81
fax +33 (0)1 40 01 08 83
Contact : info@lamaisonrouge.org


A l'occasion de cette exposition, la maison rouge vous propose un billet jumelé permettant un accès gratuit à l’exposition "Mondes tsiganes, la fabrique des images" au Musée de l’histoire de l’immigration, Palais de Porte Dorée.
Demandez votre contremarque à l'accueil, valable pour une personne jusqu' au 26 août 2018.


Jusqu'au 20 mai 2018

Pour Apolline Lepetit et Aurélien Demaison 

*** CONCERT LE 3 MAI 19 HEURES ICI

Harri Stojka est le fils de Hans Stojka (dit Mongo), frère aîné de Ceija Stojka.
Guitariste, producteur, compositeur et chanteur, il débute sa carrière dans les années 70 avec le duo qu’il forme avec le fils de Ceija, Jano Stojka. Il est aujourd’hui l’un des musiciens de jazz les plus reconnus en Europe.

Hot Club Trio est son projet autour de Django Reinhardt, un hommage au maître du jazz manouche.
En plus de la musique traditionnelle rom Lovara, le style musical d’Harri Stojka a été essentiellement influencé par le rock, le bebop, le jazz et le swing manouche. Avec son trio, Harri Stojka combine le flux mélodique virtuose de Django avec son propre langage, influencé lui par le bebop et le jazz moderne.
Avec ses musiciens, Stojka célèbre le jazz à son meilleur avec légèreté et allégresse, une musique intense, tout en tension et joie de vivre, pleine de cœur et d'âme.

tarif unique : 10 €, le billet donne accès aux expositions
réservation obligatoire : reservation@lamaisonrouge.org

mercredi 2 mai 2018

"BLACK DOLLS" LA COLLECTION DEBORAH NEFF A LA MAISON ROUGE

J'ai évoqué hier sur les Grigris la très remarquable exposition CEIJA STOJKA mais LA MAISON ROUGE présente une deuxième exposition très émouvante elle aussi: les BLACK DOLLS.
La scénographie donne à voir, sans les muséifier, ces extraordinaires poupées.
On ne peut s'empêcher de penser aux enfants qui les ont tenues, aux femmes qui les ont cousues.
Ce sont des poupées-manifestes, des actes de rébellion qui nous plongent dans l'histoire d'un pays d'une façon étonnamment nouvelle.

Pour la première fois en France ...

NE MANQUEZ PAS " BLACK DOLLS" !


"« Black Dolls » montre pour la première fois hors des États-Unis la collection Deborah Neff, un ensemble exceptionnel de près de 200 poupées noires créées par des Afro-Américain.e.s anonymes dans les années 1840-1940. Cette collection non seulement révèle des poupées en tissu, bois ou cuir dont la beauté et la diversité sont extraordinaires, mais elle raconte aussi une histoire culturelle, politique et intime inédite des hommes et des femmes noires américaines, de la maternité et de l’enfance.
Pendant près d’un siècle, entre 1840 et 1940, des hommes et une majorité de femmes Afro-Américaines, ont conçu et fabriqué des poupées pour leurs propres enfants, ou les enfants que celles-ci gardaient. Deborah Neff, une avocate de la Côte Est, a bâti en vingt-cinq ans la collection de ces poupées la plus ample et la plus rigoureuse qui ait jamais existé : elle a patiemment mis au jour ces 200 objets considérés jusque-là comme des artefacts domestiques indignes de mémoire, pour en constituer un ensemble dont la beauté, la richesse formelle, l’originalité – en un mot, la valeur artistique – s’imposent puissamment. S’y ajoute un fonds de 80 photographies d’époque, représentant des enfants posant avec leurs poupées entre la période de l’avant- Guerre de Sécession jusqu’au milieu du XXe siècle."




















UNE VIDÉO

SUR LES INROCKUPTIBLES 

LE PETIT JOURNAL DE LIONEL SABATTE 

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La maison rouge
10 bd de la bastille
75012 Paris
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Contact : info@lamaisonrouge.org


JUSQU'AU 20 MAI 

 

mardi 1 mai 2018

CEIJA STOJKA A LA MAISON ROUGE




J'ai été, pour cette exposition, dans une totale émotion .... allant jusqu'aux larmes ce qui, je pense,
m'est rarement arrivé .
 La Maison Rouge expose cent trente œuvres de cette autodidacte, qui témoignent de sa captivité et des années d’avant-guerre, quand elle vivait libre en roulotte dans la campagne autrichienne.

"Déportée à dix ans dans trois des pires camps de la mort, Ceija Stojka (1933–2013) aura survécu à l’horreur de l’extermination des Tsiganes en Europe de l’Est, avant de révéler cette tragédie par l’écriture et la peinture. Découvert très récemment, son œuvre peint fait l’objet d’une exposition posthume à la Maison rouge. Un choc historique intensément visuel."


NE MANQUEZ PAS CEIJA STOJKA !





















"Ceija Stojka est née en Autriche en 1933, cinquième d'une fratrie de six enfants dans une famille de marchands de chevaux rom d'Europe Centrale, issue des Lovara. Déportée à l'âge de dix ans, parce que Rom, avec sa mère Sidonie et d'autres membres de sa famille, elle survit à trois camps de concentration, Auschwitz-Birkenau, Ravensbrück et Bergen-Belsen.

C'est seulement quarante ans plus tard, en 1988, à l’âge de cinquante-cinq ans, qu'elle ressent le besoin et la nécessité d'en parler ; elle se lance dans un fantastique travail de mémoire et, bien que considérée comme analphabète, écrit plusieurs ouvrages poignants, dans un style poétique et très personnel, qui font d'elle la première femme rom rescapée des camps de la mort à témoigner de son expérience concentrationnaire contre l'oubli et le déni, contre le racisme ambiant.

Son œuvre peinte ou dessinée, réalisée en une vingtaine d'années, sur papier, carton fin ou toile, compte plus d'un millier de pièces. Ceija peignait tous les jours, dans son appartement de la Kaiserstrasse à Vienne.
On note deux axes dans son travail pictural : la représentation, sans omettre les détails, des années terribles de guerre et de captivité endurées par sa famille, par son peuple ; en parallèle elle peint des paysages colorés idylliques, évocations des années d'avant-guerre, quand la famille Stojka, avec d'autres Roms, vivait heureuse et libre en roulotte dans la campagne autrichienne."

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tel +33 (0)1 40 01 08 81
fax +33 (0)1 40 01 08 83
Contact : info@lamaisonrouge.org


A l'occasion de cette exposition, la maison rouge vous propose un billet jumelé permettant un accès gratuit à l’exposition "Mondes tsiganes, la fabrique des images" au Musée de l’histoire de l’immigration, Palais de Porte Dorée.
Demandez votre contremarque à l'accueil, valable pour une personne jusqu' au 26 août 2018.

Pour Michel Leroux

*** CONCERT LE 3 MAI 19 HEURES ICI

Harri Stojka est le fils de Hans Stojka (dit Mongo), frère aîné de Ceija Stojka.
Guitariste, producteur, compositeur et chanteur, il débute sa carrière dans les années 70 avec le duo qu’il forme avec le fils de Ceija, Jano Stojka. Il est aujourd’hui l’un des musiciens de jazz les plus reconnus en Europe.

Hot Club Trio est son projet autour de Django Reinhardt, un hommage au maître du jazz manouche.
En plus de la musique traditionnelle rom Lovara, le style musical d’Harri Stojka a été essentiellement influencé par le rock, le bebop, le jazz et le swing manouche. Avec son trio, Harri Stojka combine le flux mélodique virtuose de Django avec son propre langage, influencé lui par le bebop et le jazz moderne.
Avec ses musiciens, Stojka célèbre le jazz à son meilleur avec légèreté et allégresse, une musique intense, tout en tension et joie de vivre, pleine de cœur et d'âme.

tarif unique : 10 €, le billet donne accès aux expositions
réservation obligatoire : reservation@lamaisonrouge.org