Les Grigris de Sophie ce sont bien sûr des broches, des colliers et des sacs … mais c’est aussi un blog !

Les Grigris de Sophie ce sont bien sûr des broches, des colliers et des sacs …

Mais c’est aussi un blog ! Un blog dans lequel je parle de CEUX et de CE que j’aime …
HHHHHHHHHHHHHHHHHHHH
Vous trouverez ici des artistes, des lieux insolites, des recettes, des films, des expositions, des musiques, des spectacles, des photographies d’amis ….
Tout ce qui rend la vie meilleure, tout ce qui rend ma vie meilleure !

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dimanche 3 juin 2018

LES GRIGRIS DE SOPHIE VOIENT BLEU






























1 ALEX HAYS
2 ET 6 ET 9  ET 12 DAREDO
3 SAMANE ATEF
4 CHRISTINE FAYON
5 DEMIN
7 ROBILLARD
8 ET 19 FRANÇOIS CHAUVET
10 MONIQUE LE HINGRAT
11 MOSTAPHA BEN MALECK
13 DJIHEM
14 GIANNI DI FAZIO
15 JIANG CAIPING
16 JEAN-LOUIS BIGOU
17 LOUIS CHABAUD
18 MIGUEL ANGEL HUERTA ZUNIGA
20 PASCAL AUDIN
21 PATRICK ENDER
22 PHILIPPE CARCALY
23 REMEDIOS VARO URANGA
24 STEPHAN VIVIER
25 ZIVIERI

LES COULEURS ET LES GRIGRIS DE SOPHIE

(cliquer sur le lien)

samedi 2 juin 2018

CHEMA MADOZ

Voici une belle découverte que je dois au Palais du Facteur Cheval !



"Le photographe espagnol CHEMA MADOZ  s'est fait une spécialité de détourner les objets de la vie de tous les jours. Dans ces photographies, toutes en raccourcis, paradoxes et double-sens, le noir et blanc et l'ouverture d'esprit (et des yeux) sont de rigueur"






"Entre surréalisme et poésie, Chema Madoz suscite en nous par le mariage d’objets, une réflexion, un certain éveil poétique ou simplement une vision décalée du quotidien et de notions universelles.

L’artiste mélange habilement les réalités entre elles. Ce qui paraît au premier coup d’œil n’est pas réellement. Il crée un lien entre les mondes qui gravitent autour de nous. Ses photos mettent en relation plusieurs réalités. Il a l’œil pour voir et entreprendre des complémentarités entre les objets, communs ou inconnus. Qu’ils s’opposent parfois (l’allumette et le bois par exemple) n’occulte en rien le lien qui les unit."
















"Les images de Chema Madoz pourraient dater d’un siècle. Pourtant, cet espagnol, né en 1958 à Madrid, n’a commencé à produire ces photos d’objets hybrides qu’à partir de 1990. Après s’être principalement concentré sur la prise de vue en extérieur et le portrait, il prend en photo cette année-là, sur un fond de tissu, une clé à laquelle il a greffé une serrure. La même année, au hasard d’une promenade dans la rue, il croise un laveur de vitrines sur son échelle. Dans le verre, se reflète un double du perchoir en bois, donnant l’impression qu’on pourrait presque passer à travers. Révélation. Chema Madoz décide de reproduire cette scène dans son atelier avec une glace en pied, puis un miroir: « En faisant cette photographie, j’ai pris conscience des possibilités qu’offrent des actions aussi simples que d’appuyer une échelle contre un miroir, et cela a représenté un détonateur dans ma carrière.* ». Il décide alors de se consacrer exclusivement à l’objet et continue de mener en parallèle un travail d’employé de banque qu’il abandonnera quand sa passion le lui permettra.

Inspiré par d’autres artistes espagnols qu’il étudie ou côtoie ainsi que par toutes les énergies de la Movida, Chema Madoz se lance donc dans la photographie d’objets familiers, intemporels et dont le point commun est une grande simplicité de forme. Il les fait se marier ou s’opposer devant son objectif créant des rencontres inattendues et les détourne de leur fonction première. Naît alors un croisement portant en lui un regard, une réflexion, une nouvelle idée, le tout, teinté de poésie. C’est ce qu’appelle la critique Marie-Loup Sougez: « l’onirisme du quotidien ». Tellement quotidien, que le spectateur ne voit d’ailleurs pas forcément cette hybridation au premier coup d’œil. Il pense être face à un objet qu’il connaît puis découvre la supercherie visuelle et cherche à en analyser le sens.
 Après avoir couché ses idées sur papier, Chema Madoz part à la recherche des objets qui vont l’aider à leur donner vie. Chez des amis, dans des brocantes et même dans les poubelles, il achète, ramasse, collecte. Il passe parfois des semaines à trouver certaines pièces rares rassemblées comme dans une sorte de cabinet de curiosités. Ensuite, arrive le moment de la photographie dans son atelier. Il opère toujours en noir et blanc. Son travail se singularise par une grande cohérence. Ses mises en scène sont strictes et ses compositions méticuleuses. Tout est question de proportions et de jeux d’échelles. Et même si le style est dépouillé, une grande importance semble être accordée aux lumières et aux matières.

Année après année, il gagne en visibilité dans son pays et crée une collection d’objets imaginaires, toujours dans son univers et son territoire. Au-delà de leur originalité de formes, ils portent en eux quelque chose d’universel: tout le monde pourrait les comprendre et les interpréter. Ils renvoient de manière assez évidente à des questionnements eux-aussi universels sur le temps, la mort, la violence, le voyage, l’amour, l’art, la nature… Ces objets impossibles sont simples et c’est ce qui fait leur force, assure un impact quasi immédiat et mène celui qui regarde vers une question, une énigme à démêler. Ce collier de perles devenant une corde pour se pendre est sûrement une autre façon de nous dire que l’argent ne fait pas le bonheur. Ses cœurs de carte à jouer faits en hameçons seraient-ils là pour nous montrer que le jeu, comme l’amour sont des pièges? Ce podium en glaçons dégoulinant est-il là pour nous rappeler que la gloire est éphémère? Et ainsi de suite. Chacune de ses créations fait balancer entre plusieurs interprétations ou plusieurs morales… sans pour autant maltraiter le cerveau. L’auteur ne donne pas de titre à ses œuvres, une autre façon peut-être de nous laisser nous faire notre propre idée, sans nous mener sur de fausses pistes. 

Si on ne peut pas vraiment rattacher le travail de Chema Madoz à un style ou à une famille, il est très souvent comparé à celui des Surréalistes. Logique. On retrouve en effet chez Chema Madoz un répertoire d’objets fétiches qui n’est pas sans rappeler celui du peintre belge René Magritte avec ses pipes, ses portes, ses pommes, ses chapeaux, ses bougies et ses grelots. Dans sa manière de créer des illusions optiques, Chema Madoz rappelle d’autres grands noms de ce mouvement comme Man Ray et son « Violon d’Ingres », célèbre photographie en noir et blanc, réalisée en 1924, représentant Kiki de Montparnasse, nue, avec des ouïes de violon collées dans le dos. On pense également très vite à Salvador Dalí et à son « Téléphone aphrodisiaque » de 1936, combinaison d’un combiné et d’un homard. On pense également au « Loup-table » de Victor Brauner, croisement entre un renard naturalisé et des morceaux de meubles. Les objets farfelus de Meret Oppenheim ne sont pas loin non plus: chaussures-rôti, bock de bière à queue d’écureuil ou encore tasses en poil. Plus sage, parfois même un peu convenus, les assemblages de Chema Madoz lui ont permis d’acquérir une très forte popularité dans son pays où il a remporté de nombreux prix. Chema Madoz se fait plus rare en France. La dernière grande exposition consacrée à son travail a eu lieu en 2014 lors des Rencontres de la photographie d’Arles. Ses œuvres sont aussi régulièrement présentées dans la Galerie Esther Woerdehoff."


LE SITE DU PHOTOGRAPHE

SUR WIKIPEDIA

PAR JULIEN FOULATIER

VYSUAL MAG

(cliquer)




"Après avoir traversé le monde de Chema Madoz, il nous reste une impression. Celle qu’en fermant les yeux, nous pouvons enfin être et faire tout ce que nous voulons."


Exposition du 4 mai au 31 août 2018 à Hauterives

 ICI

Infos pratiques  

Tarif unique : 3 €. Gratuit pour les enfants (jusqu’à 16 ans inclus)
Horaires de visite : de 11H à 18H. Ouvert tous les jours du 4 mai au 31 août 2018
Adresse : Château de Hauterives, situé à 300 m du Palais idéal.
Informations : Palais idéal du Facteur Cheval. 04 75 68 81 19

Pour Isabelle 



vendredi 1 juin 2018

L’ALLÉE DES GÉANTS AU MUSÉE ROBERT TATIN

L’Allée des Géants

"L’entrée au musée se fait par un chemin de 80 mètres environ, que l’artiste a bordé de 19 statues, retraçant sa découverte du monde et son parcours artistique. En effet, si les statues qui jalonnent le chemin ont été dressées en perspective, elles sont aussi représentatives d’une époque de la vie de l’artiste.
Les visiteurs, dès leur arrivée, devant les statues de Jeanne d’Arc et de Vercingétorix, pénètrent ainsi de plein fouet dans l’univers d’un enfant de 10 ans qui fait connaissance avec l’histoire de France.
Les verbes Être et Avoir représentent les questionnements de la fin de l’enfance.
Suivent alors Ste Anne et la Vierge de l’Epine, références à la mystique et à la métaphysique qui prolongent cette période de l’adolescence avec les trois interrogations classiques, d’où venons-nous? Que faisons-nous? Où allons-nous?
Le regard du visiteur sur la statue suivante, le Maître Compagnon, évoque la voie empruntée par Robert Tatin: celle des constructeurs de cathédrales et de la quête de perfection."










"La deuxième partie de l’allée est un hommage au monde de l’art du XIXème et du XXème siècles : André Breton, Le Douanier Rousseau, Gauguin, Seurat, Auguste Rodin, Léonor Fini, Alfred Jarry, Ubu Roi, Toulouse Lautrec, Valadon-Utrillo, Pablo Picasso et Jules Verne sont autant de points de repère pour « l’oeuvrier » Robert Tatin, partagé entre les créations artistiques et artisanales."











L’ALLÉE DES GÉANTS

LE MUSÉE ROBERT TATIN 

LES GRIGRIS DE SOPHIE ET ROBERT TATIN

(cliquer sur les liens)


Musée Robert Tatin 
La Frénouse 
53230 Cossé-le-Vivien 
02 43 98 80 89