Les Grigris de Sophie ce sont bien sûr des broches, des colliers et des sacs … mais c’est aussi un blog !

Les Grigris de Sophie ce sont bien sûr des broches, des colliers et des sacs …

Mais c’est aussi un blog ! Un blog dans lequel je parle de CEUX et de CE que j’aime …
HHHHHHHHHHHHHHHHHHHH
Vous trouverez ici des artistes, des lieux insolites, des recettes, des films, des expositions, des musiques, des spectacles, des photographies d’amis ….
Tout ce qui rend la vie meilleure, tout ce qui rend ma vie meilleure !

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vendredi 19 mars 2010

DESSINS A DESSEIN A LA GALERIE DU CARDO






Pascale Loufrani propose une nouvelle exposition " DESSINS A DESSEIN ":

" 5 artistes (dont 3 régionaux) sont réunis dans notre galerie pour une exposition de leurs travaux de dessins. L'avènement du statut d'artiste distinct de celui d'artisan a fait du dessin non plus une technique préparatoire mais une oeuvre pleine, un produit fini et précieux.
Les artistes « modernes » ont nié le caractère primordial du dessin et se sont appliqués à composer à partir de seules taches de couleur. Tandis que naissent au début du XXe siècle le papier industriel grand format et la psychanalyse, les premiers dessinateurs abstraits traquent de nouveaux sujets dans leurs rêves ou en laissant émerger leur inconscient : apprentissage des forces propres du dessin.
C'est au sein du groupe des expressionnistes que les dessins les plus étonnants surgissent. Spectaculaires, libérées les lignes se bousculent et s'acoquinent en des enchevêtrements inédits, fleurtant parfois avec la notion de gribouillage, l'allure de l'écriture, le relevé topographique ou l'électrocardiogramme.
Durant la moitié du XXe siècle les expérimentations continuent faisant la part belle à la spontanéité, à l'inachèvement. L'enseignement du dessin se raréfie en occident, seule l'Europe de l'est s'accroche à la tradition (Ben-Ami Koller, Vladimir Vélickovic).
En France, Ernest Pignon fait figure d'exception. Une nouvelle génération française relève le défi (Rustin, Lydie Arrickx, Hervé Bourdin, Cathy Levêque...).


Le bonheur simple d'une oeuvre sur papier c'est la puissance du signe plutôt que le chatoiement de l'ambiance. Les moyens sont simples, les formes essentielles. Le dessin possède d'infinies variations conditionnées par la nature des supports et les outils employés. Le choix du papier est souvent celui du peu opposé à la gloire des oeuvres, celui de la fragilité des tentatives.


BERTHEAU , MAISON, RUTA et SEHER travaillent autour du corps, chacun avec son vécu, sa sensibilité propre. SCHMIDT nous ravit par son humeur joyeuse et son excellente technique. Il dédicadera sa dernière parution."


..... et si vous voulez en savoir plus sur :


* XAVIER BERTHEAU :








* FRANCOIS SCHMIDT






* RUTA







* CATHERINE SEHER






http://www.catherineseher.com/


* ALAIN MAISON









Galerie d'art contemporain du Cardo

27, rue Henri IV à Reims
Du 19 mars au 3 avril 2010.

Ouvert du mardi au vendredi de 14h30 à 19h et samedi de 10h à 19h.


Apéritif-Dédicace le vendredi 19 mars 2010 à partir de 18h30


Dernière parution des dessins de François Schmidt.

mercredi 17 mars 2010

lundi 15 mars 2010

ANNE PAULERVILLE PARLE DES GRIGRIS DE SOPHIE ET DES PHOTOS D'APOLLINE !




Liens tissés : éclosion de mère en fille
Apolline et Sophie Lepetit

Les « Grigris de Sophie », c’est un jardin de tissu où fleurissent des pastilles colorées. Une petite entreprise de couture chamarrée contre la crise et la grisaille
Légèrement amarrés sur la voilure sombre d’un manteau ou d’un sac, les fils à nœuds de laine bouillie ou de feutrine déroulent les circonvolutions de leurs couleurs pour accrocher sur l’horizon souvent bien terne des vêtures quotidiennes des astres chatoyants à l’éclat velouté. Et le prêt-à-porter se fait prêt à partir pour quelque rêverie polychrome qui égaye l’œil.
On imagine un atelier exubérant comme un potager d’où surgiraient d’improbables coloquintes de textile, ciselées par des doigts de fée minutieux et imaginatifs.
Sophie Lepetit travaille les textures comme les couleurs ou les formes, et les grigris appellent autant le toucher que le regard. Impossible de résister à l’envie de caresser les pétales de feutrine d’une main distraite ou attentive, de faire rouler les perles sous la pulpe des doigts.
Les grigris portent bien leur nom : bien que pas gris pour deux sous, ils ont tout du porte-bonheur. De petits bonheurs portatifs, à promener avec soi, à tâter comme on touche du bois pour conjurer un courant fugitif d’inquiétude passagère ; et repartir, après avoir butiné un peu de gaieté, comme l’abeille qui s’envole, sereine, une fois sa moisson faite, et s’affaire à d’autres tâches.
Chaque grigris est unique, papillon multicolore né de la rencontre éphémère entre un bouton et un ovale de laine bouillie, une plume et un ruban de satin, une inspiration et quelques centimètres d’étoffe ; un regard, une histoire et des matières.


Dans cette collection particulière, au cœur de chaque fleur brodée par la maman, éclot une image née de l’imagination de sa fille. Un regard qui surgit, entouré par son doux nid de couleurs chaudes. Ou encore le portrait de la grand-mère de Sophie, couturière, qui préside aux heureuses destinées de ces trois artistes. Une transmission de fil en aiguille à travers les générations, dans une version lumineuse des trois Parques antiques. (La première file, la seconde déroule, et la troisième coupe.)
Mais Apolline, l’arrière-petite-fille, ne coupe pas court à cette lignée d’inspiration. Bien au contraire : au centre de ces enluminures textiles, se blottit un dessin ou une photo de la jeune fille. Autoportraits d’un regard attentif aux palpitations de paysages en miniature, images de splendeurs minuscules : une maison se reflétant entière dans la sphère nacrée d’une goutte d’eau ; un visage de bronze baigné de lumière par la pluie, la danse d’un brin d’herbe, le tricot de fer d’un grillage habillant l’horizon,…
Le don de voir le sublime dans l’infime.

Et la matière se fait conteuse : une trace patinée pour chaque âge, le temps qui passe raconté par la rouille, et l’histoire d’un amour de famille partagé pour le beau et sa fragilité, sertie comme le dessin d’une constellation dans l’album épars de ces lettrines de feutrine.

Anne Paulerville


dimanche 14 mars 2010

LES GRIGRIS DE SOPHIE ET LES PHOTOS D'APOLLINE

À quatre mains…..
L’aventure artistique des Grigris de Sophie a commencé par une collaboration avec une artiste-photographe (Véronique Valette), un artiste-graveur (Marie-Christine Bourven ), un dessinateur (Victor L.) puis très vite comme une évidence l’envie de travailler avec sa fille Apolline dans une idée de transmission…
Passé et présent se mêlent, dans Les photos d’Apolline la présence rassurante et bienfaisante de la grand-mère de Sophie ….couturière elle aussi et cette possibilité enfin donnée de sublimer le passé …
Quand deux passions se rencontrent , quand le désir de travailler à deux, d’unir deux rêves devient nécessaire ou comment Les Grigris de Sophie réenchantent aujourd’hui ce qui fit hier .

Voici donc cette collection très particulière, les photos d’Apolline dans les Grigris de Sophie ....





A suivre ..........................

samedi 13 mars 2010

EXPERIENCE POMMERY # 6 (2)

Souvenirs d'une visite ......

L'Experience POMMERY # 6 c'est jusqu'au 30 mars 2010 !


La Petite fille aux allumettes-Vladimir Horowitz-Calder-Ennio Moricone-la Träumerei des Scènes d'enfants de Schumann -un harmonica de verre- Au clair de la lune- Il était une fois la révolution- Les petites esquisses d'oiseaux de Messiaen- La guimbarde de Papouasie-Mina-Bandiera rossa- Wes Montgomery- du Nutella- marcher sur le tapis rouge de Cannes- la formule d'Einstein-une Ferrari rouge-un drapeau tricolore-des palmiers-une robe Courrèges rose- un rouge-gorge - un " bruit rose "- Mary Poppins- un piano à queue-Nanni Moretti dans Bianca- un phonautographe-une bouteille vide.
































* L'étonnant phonautographe




http://yagosweb.blogspot.com/2008/03/worlds-oldest-sound-recording-le-plus.html

http://lesgrigrisdesophie.blogspot.com/2009/10/experience-pommery-6-sons-lumieres-par.html

vendredi 12 mars 2010

LES PHOTOS D'APOLLINE VUES PAR ANNE PAULERVILLE



Apolline photographe : un monde dans chaque œil 
 
A ceux qui prendraient la boutade provocatrice de Man Ray au pied de la lettre et croiraient que « la photographie n’est pas l’art », les images d’Apolline Lepetit apportent un démenti magistral. D’abord, parce que certains montages donnent corps à l’onirisme d’un univers singulièrement imaginatif. Ensuite, parce que, même si ce que l’on voit dans le rectangle de papier glacé existe par ailleurs, en dehors de l’objectif, même si nul burin ne le sculpta, si nul pinceau ne le traça, il est des yeux qui façonnent le monde avec autant d’acuité que le ciseau de Praxitèle.



« The look », le regard. Ainsi surnommait-on Lauren Bacall. Assurément, Apolline Lepetit mérite autant le titre. Sauf que le sien est derrière l’objectif. Un regard puissamment créateur qui invente, littéralement, ce que nul autre n’aurait vu : la danse ténue d’un brin d’herbe dans l’interstice gris d’un caniveau ; le tricot de fer d’un grillage qui habille l’horizon azuré ; le maillage métallique d’une architecture utilitaire soudain sublimé par un contrechamp ouvert sur l’opulence d’un ciel nuageux ; un escalier d’acier ajouré qui se retrouve soudain, tout étonné, sous les feux de la rampe ; les infimes reliefs d’un lichen qui se prend pour la Chaussée des Géants ; un bigorneau plus moiré qu’un article de joaillerie, ou encore des autoportraits exigeants dénués de toute coquetterie …

Shakespeare faisait entrer le monde et ses passions sur une scène. Apolline Lepetit fait plus fort que « the world’s stage » du grand Will. Elle invente « the world’s drop » : le monde entier dans une goutte d’eau. Une maison dans le reflet nacré d’une sphère liquide, la minuscule plénitude d’une voûte céleste qui contient encore la lisse immensité dont elle est tombée : un microcosmos soudain pétrifié dans la glace lumineuse de l’immobile.


Apolline pratique le saut d’échelle vertigineux et cultive le gigantisme du minuscule.
Par un art très méticuleux du cadrage, elle a le don de choisir l’angle unique qui maintiendra le spectateur dans l’incertitude des dimensions. Par de malicieux gros plans, elle entretient une fascination née de l’hésitation : on se demande si le visage de bronze patiné par les ans est celui d’une sculpture monumentale, avant de comprendre qu’il s’agit de ces petites figurines articulées qui retiennent les volets contre les murs pour les empêcher de battre aux quatre vents. Apolline a le génie de l’angle aigu découpé en douceur qui induit en erreur pour mieux donner à voir. Et l’on se laisse manipuler avec plaisir par ces pistes indécises.

Les cinéphiles parlent de « the Lubitsch touch ». On découvre maintenant le style déjà si reconnaissable de « the Apolline touch ».
A travers une palette particulière faite de noirs et blancs veloutés, d’ocres et de sépias déposés par l’épaisseur du temps, de filtres qui manient le contraste entre nuances de gris et poche de couleur éclatante, elle laisse se découper la netteté d’un tranchant monochrome sur l’écrin estompé d’un paysage miniature, et suggère les textures métalliques ou végétales jusqu’à les rendre palpables, offrant au grain de la matière une présence tactile.
Que ce soit au ras du bitume, dans un recoin de jardin lessivé par la pluie, dans les allées rouillées d’un cimetière marin, parcourir les photos apolliniennes, c’est se laisser inviter à une flânerie nonchalante d’une lumineuse mélancolie où l’on devine que la lenteur du pas est proportionnelle à la douce fulgurance du regard.

Rarement la photographie aura aussi bien mérité son étymologie : « écriture de lumière ».
Apolline Lepetit est à la photographie ce que Christian Bobin est à l’écriture : un virtuose de l’infime. Ses images s’ajustent à la prose du poète :
« Les brins d'herbe passent leur temps à ça : danser au moindre prétexte et remercier pour les grâces chaque jour reçues »
 


Pas de plus limpide illustration que ses gouttes d’eau pour cette confidence du poète, si l’on ôte à la larme sa tristesse pour n’en garder que la ronde transparence : « J’ai grandi à l’intérieur d’une larme. »




La seule vision dont naissent ces images suffit amplement à impressionner, et pas seulement la pellicule. Et l’on hésite presque à mentionner un détail qui fait parfois office de circonstance atténuante pour compenser telle ou telle faiblesse. Ici, nulle carence à expliquer, nul besoin d’invoquer la béquille de la performance, cette fâcheuse tendance d’une partie de l’art contemporain à confondre art et cirque, où les circonstances de création occultent parfois un résultat qui ne vaut que par l’originalité d’un procédé surfait où il se dissout.
Non, c’est là au contraire une œuvre véritable qui s’impose par elle-même et pour elle-même, dans le tranquille déploiement de l’évidence.
Et pourtant, comment résister à l’envie de mentionner l’âge du capitaine ? Car l’œil qui gouverne la flotille de ces tableaux minutieusement composés n’a que quinze printemps.
Car « aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre des années. »

Anne Paulerville






jeudi 11 mars 2010

LES GRIGRIS DE SOPHIE VUS PAR ANNE PAULERVILLE

Les Grigris de Sophie : des couleurs et des fils

C’est un jardin de tissu où fleurissent des pastilles colorées. Une petite entreprise de couture chamarrée contre la crise et la grisaille
Légèrement amarrés sur la voilure sombre d’un manteau ou d’un sac, les fils à nœuds de laine bouillie ou de feutrine déroulent les circonvolutions de leurs couleurs pour accrocher sur l’horizon souvent bien terne des vêtures quotidiennes des astres chatoyants à l’éclat velouté. Et le prêt-à-porter se fait prêt à partir pour quelque rêverie polychrome qui égaye l’œil.
On imagine un atelier exubérant comme un potager d’où surgiraient d’improbables coloquintes de textile, ciselées par des doigts de fée minutieux et imaginatifs.
Sophie Lepetit travaille les textures comme les couleurs ou les formes, et les grigris appellent autant le toucher que le regard. Impossible de résister à l’envie de caresser les pétales de feutrine d’une main distraite ou attentive, de faire rouler les perles sous la pulpe des doigts.
Les grigris portent bien leur nom : bien que pas gris pour deux sous, ils ont tout du porte-bonheur. De petits bonheurs portatifs, à promener avec soi, à tâter comme on touche du bois pour conjurer un courant fugitif d’inquiétude passagère ; et repartir, après avoir butiné un peu de gaieté, comme l’abeille qui s’envole, sereine, une fois sa moisson faite, et s’affaire à d’autres tâches.
Chaque grigris est unique, papillon multicolore né de la rencontre éphémère entre un bouton et un ovale de laine bouillie, une plume et un ruban de satin, une inspiration et quelques centimètres d’étoffe.

Anne Paulerville


mercredi 10 mars 2010

CATHERINE MATHIEU EXPOSE SES CERAMIQUES A BEAUVAIS

J'ai des yeux à Beauvais qui me donnent à voir....

J'ai une amie à Beauvais qui m'envoie photos et documentation .

Elle s'appelle Isabelle et j'avoue qu'elle a su me tenter avec les céramiques de CATHERINE MATHIEU ....


" Le plus frappant chez CATHERINE MATHIEU , c'est la force qui se dégage de son corps menu ; le vivant transcendé par une puissance de travail qui vient des profondeurs.

Elle est, tour à tour, cet esprit curieux de la philiosophie de l'être, un regard qui habite chacun des lieux traversés, et cette femme primitive qui plonge les mains dans l'argile.
Catherine creuse .
Elle creuse la terre et elle creuse jusqu'au bout de ses idées, de son énergie, pour toujours aller plus loin, mi-taureau, mi-oiseau.
La matière joue avec les silences , les creux, le vide, se pare de lumière ou de pigments, devient l'écrin d'une "petite merveille" chipée dans la nature ou encore se brode minutieusement de multiples et malicieuses " punitions" , inlassablement répétées et renouvelées....
Son univers nous touche parcequ'il est juste et sincére , il raconte avec poésie des histoires que nous avons tous en nous
Et l'artiste, à travers les partitions qu'elle compose , nous ouvre des passages , nous donne avec générosité ses espaces de liberté ."


Nathalie Tinland (Art Actuel)




Dans le cadre de son cycle d'expositions, l'école d'art du Beauvaisis présente CATHERINE MATHIEU et ses expositions «Partitions» et «Palimpsestes», en la salle basse de l'auditorium Rostropovitch, rue de Gesvres, et galerie Boris Vian à l'espace culturel François-Mitterrand de Beauvais. Ces deux expositions se tiendront du vendredi 22 janvier au samedi 3 avril.



http://ceramique-haute-normandie.over-blog.fr/article--partitions-et-palimpsestes-de-catherine-mathieu-a-beauvais-43325471.html

http://artaddiction.canalblog.com/albums/catherine_mathieu___sculptures_ceramique_et_porcelaine/index.html