Les Grigris de Sophie ce sont bien sûr des broches, des colliers et des sacs … mais c’est aussi un blog !

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samedi 24 septembre 2022

JEAN-MICHEL OTHONIEL AU PALAIS DU FACTEUR CHEVAL VU PAR HELENE HUYSSEUNE

 

Je ne suis pas sans ignorer la grande polémique qui entoure la dernière exposition du Palais du facteur Cheval mais si j'aime l'incroyable palais à la folie, j'aime aussi Othoniel. 

Hélène Huysseune a été mes yeux à Hauterives en cet été 2022 et je suis heureuse de vous présenter ses photos sur les Grigris.

 

« J’ai hâte de surprendre Ferdinand Cheval, de me perdre à nouveau dans les mystères de l’enfance, dans le monde à part de la jeunesse et dans la joie de savoir vivre et finir ma vie. »

Jean-Michel Othoniel

 

 






























  

"Pour célébrer les 110 ans de sa construction, le Palais idéal du facteur Cheval est heureux d’accueillir l’exposition Le rêve de l’eau, imaginée par l’artiste Jean-Michel Othoniel. Créée spécialement pour ce lieu unique au monde, l’exposition se déploie pour la première fois au cœur de l’œuvre du facteur Cheval et de son jardin.

Inspirée par les dessins préparatoires du facteur Cheval, l’intervention de Jean-Michel Othoniel en appelle au sensible et convoque le merveilleux pour rendre vivant le rêve du facteur Cheval : que le Palais soit animé de jeux d’eau, de fontaines et de cascades.

 





Dans un dialogue parfait, Jean Michel Othoniel vient créer des œuvres tout autour et à l’intérieur du Palais, s’inspirant des formes conçues par le facteur Cheval. Invité par le Directeur du Palais idéal, Frédéric Legros, Jean-Michel Othoniel relève avec subtilité le défi qui consiste pour la première fois à faire rentrer la création contemporaine dans l’œuvre singulière du facteur Cheval. Entre sculpture, construction et folies, deux univers d’artistes singuliers viennent se rencontrer.

Jean-Michel Othoniel et le Palais idéal, une fascination depuis l’enfance

Jean-Michel Othoniel (né à Saint Etienne en 1964) fait partie des artistes les plus célébrés de sa génération, jouissant d’une renommée internationale.

Auteur entre autres du Kiosque des Noctambules à Paris au métro Palais-Royal et des installations au Bosquet du Théâtre d’eau de Versailles, son œuvre s’exprime avec poésie à travers le travail du verre et s’inscrit dans la tradition des maîtres verriers de Murano avec lesquels il collabore, pour créer d’immenses ensembles qui dialoguent avec des jardins et sites patrimoniaux dans le monde entier.
Après le Musée du Louvre, la cathédrale d’Angoulême ou encore le Musée national du Qatar, c’est au Palais idéal du facteur Cheval que Jean-Michel Othoniel vient désormais présenter une création originale pour ce lieu qu’il visitait enfant.

« Nous partions en vacances dans la Drôme avec ma mère, nomades pour une longue période sans mon père qui restait à l’usine. Hauterives était une destination culturelle pour cette jeune institutrice curieuse et son fils. Nous sommes à la fin des années soixante, j’ai six ans. Le château des géants, du sable, des coquillages, de la poussière, du soleil, de la fraîcheur, des grottes, des rires, du silence et se perdre dans le mystérieux de l’enfance. Le bruit des pas sur les graviers, le vertige des belvédères, la peur du labyrinthe, jouer, courir, chercher et se chercher pour comprendre où l’on est et d’où l’on vient, accepter la magie populaire, l’exotisme des livres d’histoires comme seule rêverie.

J’ai hâte de surprendre Ferdinand Cheval, de me perdre à nouveau dans les mystères de l’enfance, dans le monde à part de la jeunesse et dans la joie de savoir vivre et finir ma vie. »

 

 JUSQU'AU 6 NOVEMBRE 2022


 LE SITE DU PALAIS

 LE PALAIS DU FACTEUR CHEVAL ET LES GRIGRIS DE SOPHIE

 OTHONIEL ET LES GRIGRIS DE SOPHIE

(cliquer)

8, rue du Palais
26390 Hauterives

 

 Juillet 2022

 

mardi 1 février 2022

JEAN-MICHEL OTHONIEL ET LE TRESOR DE LA CATHEDRALE SAINT PIERRE D'ANGOULENE

 

 Hélène Huysseune a été mes yeux à Angoulême ... pour mon plus grand plaisir

"Pour moi, ce Trésor est une œuvre d’art totale, créée pour le lieu. J’assume sa théâtralité et son extravagance. On a besoin aujourd’hui de merveilleux."

 J-M.Othoniel.

 















Toutes ces photos ont été prises par Hélène Huysseune
 

 

"Ouvert au public à partir du 20 novembre 2016, le Trésor de la cathédrale Saint-Pierre d’Angoulême est le fruit « extravagant » – pour reprendre les termes de son auteur, Jean-Michel Othoniel – de 8 années de conception et de réalisation. Un travail d’une rare complexité, dont la magnificence et le raffinement laissent pantois.

 Cette véritable aventure artistique a commencé en 2008, lorsque le plasticien Jean-Michel Othoniel – auteur, entre autres, de l’entrée de la station de métro Palais-Royal, à Paris, et du bosquet du Théâtre d’eau, dans le Domaine de Versailles -, a remporté le concours d’aménagement d’un Trésor dans la cathédrale charentaise.

Un an après le début des travaux de restauration de l’édifice : « dans l’idée de retrouver l’esprit néo-roman insufflé dans la nef par Paul Abadie, architecte, au XIXe siècle, pour les diocèses de Périgueux, Angoulême et Cahors, avant de dessiner les plans la basilique du Sacré-Cœur, à Paris », explique Pierre Cazenave, ancien Conservateur régional des Monuments Historiques.

Décision fut alors prise de déployer le Trésor, collecté au fil des ans par Jacques Sauquet, responsable de la Commission d’art sacré du diocèse, dans un espace désaffecté et désacralisé, au pied de  l’ancien clocher Sud, décapité durant les guerres de religion, au XVIe siècle. « Monseigneur Claude Dagens, alors évêque d’Angoulême, avait bien marqué sa volonté d’avoir un Trésor d’art liturgique, et non pas un musée », se souvient David Richard, responsable de la communication du diocèse. « La première fois que nous nous sommes rencontrés, Mgr Dagens m’a soufflé : apportez-nous de la lumière et de la couleur !», raconte, de son côté Jean-Michel Othoniel. Son vœu a été exaucé au-delà de toute espérance.

Financées par un mécène, les études ont pris deux années. « Deux ans d’échanges intenses entre l’artiste, l’évêque et l’Etat, souligne Pierre Cazenave. Nous sommes tombés d’accord sur l’esprit de ce Trésor : transmettre cette ferveur spirituelle et cette émotion populaire si particulières dans la seconde  moitié du XIXe, en plein renouveau spirituel. D’autant que l’évêque d’alors, Monseigneur Antoine-Charles Cousseau avait demandé à Paul Abadie un geste architectural de refondation, à travers la restauration de la cathédrale. Et que la collection d’objets liturgiques, exposés dans le Trésor, remonte à cette époque. Angoulême était une ville très riche, grâce à l’essor du cognac, à l’industrie de la papeterie et à la sidérurgie. Beaucoup de ces objets ont été financés par la bourgeoisie angoumoisine. »

 En novembre 2010, le projet est validé par le ministère de la Culture, puis définitivement accepté par la Commission Nationale des Monuments Historiques deux ans plus tard. Une procédure classique. La décision a été prise de rouvrir la baie du transept sud, donnant sur une chapelle haute, et murée depuis le XVIe siècle. Cette baie est aujourd’hui ornée d’un vitrail signé Othoniel.

L’artiste s’est emparé de trois espaces, au pied de l’ancien clocher. On y pénètre par l’extérieur de la cathédrale, ou, par l’intérieur, en traversant une vaste chapelle de jour, fraichement rénovée, et ornée des portraits des évêques du diocèse d’Angoulême. Le Trésor s’ouvre sur une salle de sculptures. Une Vierge à l’enfant, de Jean Degoulon (XVIIe siècle) trône en son centre, sur un fond de tenture sombre brodée à l’or. Posée sur un socle de grosses perles de verre de Murano noir,  elle donne un avant-goût de l’esprit Jean-Michel Othoniel, dont l’art joue avec la matière cristalline les lignes et les couleurs – dans les vitraux, c’est le bleu marial qui domine.

Ce « Lapidaire » au rez-de-chaussée n’est qu’un prélude. A l’étage, l’exubérance va crescendo. Une première salle encore relativement austère, dite de « L’engagement », réunit  des témoignages du courage ecclésiastique dans des périodes sombres – un ciboire utilisé par un prêtre réfractaire lors des messes clandestines sous la Révolution, une valise-autel ayant appartenu à un curé prisonnier de guerre en Allemagne … Les pieds des vitrines sont là-aussi composés de montants en perles de verre noir.

« Le merveilleux » la bien-nommée, la troisième et dernière salle du Trésor, la plus vaste, constitue l’apothéose. Calices, ciboires, ostensoirs et reliquaires (ils resteront accessibles à la dévotion), brillent dans les vitrines. Jean-Michel Othoniel a réservé le centre de la salle à une statue de Vierge à l’enfant. Des sculptures de Saints en plâtre (Jeanne d’Arc, Bernadette …) ornent les murs. Ceux-ci sont recouverts d’un papier peint couleur or créé pour le Trésor. De même que les carreaux du sol.

Leur motif commun, qui se poursuit dans les vitraux, est ce nœud néo-roman, dessiné par Paul Abadie pour les verrières de la nef de la cathédrale. Comme un chapelet qu’on dépose sur une surface plane, et qui dessine des entrelacs aléatoires. C’est aussi une reprise de ces lignes de perles chères à l’artiste. Sous le vitrail principal (fabriqué, comme les autres verrières, par l’Atelier Loire, à Chartres, il sépare la nef du Trésor), encadré par une résille d’aluminium qui ruisselle, une vitrine expose un reliquaire d’or et de soie d’une infinie préciosité, crée par Jean-Michel Othoniel, et contenant un fragment de fémur de saint Pierre Aumaitre, un jeune missionnaire charentais martyrisé en Corée en 1866, et canonisé en 1984.

 L’artiste n’en a-t-il pas trop fait ? « J’ai eu peur, moi-aussi, à un moment, que l’écrin l’emporte sur le contenu. Mais finalement, je ne le pense pas, répond-il.  Pour moi, ce Trésor est une œuvre d’art totale, créée pour le lieu. J’assume sa théâtralité et son extravagance. On a besoin aujourd’hui de merveilleux. J’ai voulu que les visiteurs ressentent une émotion particulière en parcourant les salles, qui associe le beau, l’abondance, le spectaculaire et la spiritualité. Cet écrin est fait pour eux. Il est le leur. Car c’est l’homme le véritable trésor. Je suis heureux aussi de l’avoir créé à Angoulême, et non pas à Paris, poursuit Jean-Michel Othoniel.

J’aime l’idée qu’on viendra le voir de loin, comme on part en pèlerinage, en train, en voiture, ou à pied, avec son bâton. Des visiteurs de toutes sortes se retrouveront ici : des amateurs d’art, des croyants – le Trésor reste un lieu de prière -, des écoliers, des curieux … Si cette œuvre a été, pour moi, un sommet de complexité à réaliser, avec les interventions de plusieurs artisans d’art, elle me pousse paradoxalement vers plus de simplicité, dans ce que j’ai envie de créer maintenant. Nul doute aussi que le sacré, qui était déjà présent dans mon travail, va prendre encore plus d’importance. »

De son côté, Jacques Sauquet, le responsable de la Commission diocésaine d’art sacré, ne tarit pas d’éloge sur Jean-Michel Othoniel, dont il a accompagné le travail étape par étape, pendant 8 ans. « On a vu se réaliser l’œuvre telle qu’il nous en avait parlé dès le premier jour. ». Âgé de 83 ans, cet ancien médecin voit aussi un rêve se réaliser : l’exposition de la plus belle part de la collection d’objets liturgiques, de 600 et quelques pièces, qu’il a accumulée pendant des années, et qui dormait dans la Maison diocésaine d’Angoulême.

« Ne sachant pas quoi en faire, et pour ne pas les jeter, les curés des paroisses charentaises les déposaient incognito la nuit devant la porte de la Maison. La lingère nous les apportait le matin, se souvient Jacques Sauquet. On les a tous fait nettoyer et restaurer. Aucun de ces objets n’a de valeur extraordinaire. Beaucoup ont été fabriqués en série, dans du métal doré. Mais tous témoignent de la foi de leurs commanditaires. » Une foi que Jean-Michel Othoniel a magnifiée … et respectée.

 

 LE TEXTE

 LE SITE D'OTHONIEL

 LE DOCUMENTAIRE

 LE MINISTÈRE DE LA CULTURE

 (cliquer)

 

 

jeudi 6 octobre 2022

GROS PLANS SUR JEAN-MICHEL OTHONIEL AU PALAIS DU FACTEUR CHEVAL

 

 Hélène Huysseune a été mes yeux à Hauterives !

Qu'elle soit ici remercié !


 




































"Une intervention artistique globale qui se développe autour de deux éléments principaux, intrinsèquement liés au Palais idéal, l’eau et la lumière

Au Palais idéal, Jean-Michel Othoniel, investit les grottes, niches et détours escarpés qu’il a découverts et parcourus enfant. L’idée de transformation et de sublimation de la matière, l’importance de l’imaginaire mais aussi du processus de réenchantement du réel qui est au cœur de son travail joue harmonieusement avec l’œuvre de Ferdinand Cheval pour construire un parcours enchanteur.

Ainsi, les grottes, les alcôves et les circonvolutions du Palais idéal abritent des joyaux précieux, briques incandescentes, perles géantes et autres trésors imaginés par l’artiste.

Dans ce dialogue intime avec ce « Temple de la Nature » qu’est le Palais idéal, l’artiste fait de l’eau et de la lumière ses matériaux privilégiés et imagine pour la première fois depuis le facteur Cheval des installations de mise en eau qui permettront aux visiteurs de vivre une expérience au plus proche de celle pensée et voulue par Ferdinand Cheval. Fontaines, bassins et sources se réveillent ainsi de leur long sommeil le temps de l’exposition « Le rêve de l’eau ».

Réalisés pour une grande partie la nuit à la lumière des bougies, le Palais idéal a été conçu par le facteur Cheval pour jouer avec la lumière changeante du jour et les déclinaisons des saisons. C’est porté par cette même intention que Jean-Michel Othoniel produit plusieurs œuvres utilisant la lumière et venant interpréter l’histoire du Palais idéal. Ainsi, Ferdinand Cheval accumulait les pierres, mais parfois certaines ne trouvait pas de place dans son Palais. Il les conservait et les plaçait dans ce qu’il a appelait le « Musée Antidéluvien ». Pour la première fois un artiste est invité à intervenir à l’intérieur de ce véritable reliquaire. Derrière les grilles conçues par le facteur Cheval pour protéger son trésor de pierres, Jean-Michel Othoniel place Oracle, sculpture de briques dorées réalisées en Inde, qui évoque autant la construction, le Sacré, le désir d’ailleurs.

Plus loin, pénétrant au cœur du bâtiment, l’artiste conçoit deux sculptures lumineuses qui reprennent la forme de la Pierre d’achoppement qui a donné naissance au Palais idéal. Ici, reproduite en verre et suspendue à des crochets placés par Ferdinand Cheval, sa lumière vient éclairer les plafonds et parois sculptés.

Jean-Michel Othoniel crée également quatre vitraux venant colorer la lumière pénétrant dans la galerie du Palais idéal. Leurs motifs, reprenant les formes communes aux deux artistes, s’inspirent de la nature et sa profusion. Créés spécialement pour le lieu, ils viennent trouver une place idéale sous la phrase inscrite à la main par l’illustre Facteur « Où le songe devient la réalité »."

 

 JUSQU'AU 6 NOVEMBRE 2022


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LE PALAIS DU FACTEUR CHEVAL ET LES GRIGRIS DE SOPHIE

OTHONIEL ET LES GRIGRIS DE SOPHIE

 

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8, rue du Palais
26390 Hauterives

 

 Juillet 2022