Les Grigris de Sophie ce sont bien sûr des broches, des colliers et des sacs … mais c’est aussi un blog !

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Mais c’est aussi un blog ! Un blog dans lequel je parle de CEUX et de CE que j’aime …
HHHHHHHHHHHHHHHHHHHH
Vous trouverez ici des artistes, des lieux insolites, des recettes, des films, des expositions, des musiques, des spectacles, des photographies d’amis ….
Tout ce qui rend la vie meilleure, tout ce qui rend ma vie meilleure !

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lundi 30 janvier 2012

LE JARDIN DE GABRIEL : LE LIVRE

" Paru en mars 2011 dans la collection Images du patrimoine, cet ouvrage très illustré présente l'ensemble unique et poétique que constitue le Jardin de Gabriel: la maison, l'atelier, le moulin et les centaines de statues et bustes en ciment, créés de toute pièce par Gabriel Albert à Nantillé. Il montre le parcours singulier de cet homme inventif et passionné, dans les traces du Facteur Cheval et de son Palais Idéal..."






" Pour Gabriel Albert (1904-2000), menuisier de la commune rurale saintongeaise de Nantillé, la retraite est l'occasion de libérer son instinct créateur, réprimé depuis l'adolescence. « Il s'est mis dans l'idée de faire ses statues », résume en 1991 son épouse Anita. De fait, une fois libéré des contraintes d'un travail alimentaire, cet homme dépourvu de toute formation artistique s'est entièrement consacré, pendant une vingtaine d'années, à la création d'une oeuvre singulière.

Le Jardin de Gabriel est un ensemble unique, composé de 420 sculptures en ciment armé. Gabriel Albert les a disposées dans son jardin, autour de sa maison et de son atelier situés au lieu-dit Chez-Audebert, au bord de la route départementale 129 qui relie Saintes à Aulnay. Entre 1969 et 1989, cet habitant-paysagiste a patiemment modelé des personnages historiques célèbres (Vercingétorix, Napoléon, Pasteur...), des hommes politiques (de Gaulle, Giscard d'Estaing, Mitterrand, Chirac, Marchais...), des vedettes du monde du spectacle ou du cinéma (Brassens, Brel, Chaplin...), des figures locales (Goulebenéze...) et de nombreux anonymes (soldats, paysans, danseuses...) aux attitudes très expressives, souvent troublantes.
 Reflets d’un monde que Gabriel Albert percevait au travers de son prisme de créateur autodidacte, ces oeuvres constituent l'univers poétique d'un artisan qui se rêvait artiste.

Le Jardin de Gabriel peut être rapproché d'autres sites insolites où l'on retrouve des caractéristiques de l'art brut, dont le Palais Idéal du Facteur Cheval à Hauterives est probablement l'exemple le plus connu. Créé de toute pièce par un homme inventif et passionné, conçu aussi comme un musée à ciel ouvert, ce jardin est sans doute unique par la poésie qui s'en dégage.

Je ne peux que vous conseiller cet ouvrage à l'iconographie parfaite ...

* Le jardin de Gabriel, L’univers poétique d’un créateur saintongeais
Thierry Allard, Yann Ourry, sous la direction de Fabrice Bonnifait, Michel Valière.
Collection Images du patrimoine,
n° 266,Geste Éditions, 104 pages, 18 €,
ISBN : 978-2-84561-764-3.
Un ouvrage de la Région Poitou-Charentes, publié et diffusé par Geste Éditions

http://www.gesteditions.com/

*** L'ouvrage Le Jardin de Gabriel, l'univers poétique d'un créateur saintongeais est le lauréat de la catégorie « ouvrage à caractère historique et documentaire » du Prix des Mouettes 2011 du Conseil général de Charente-Maritime, remis le 5 décembre 2011  à La Rochelle.
Ce prix vient récompenser un ouvrage collectif du service régional de l'inventaire général du patrimoine culturel, rédigé par Thierry Allard et Yann Ourry sous la direction de Fabrice Bonnifait et Michel Valière.


**** Voici un extrait :

« En créant son jardin et en le peuplant de plusieurs centaines de personnages modelés, Gabriel Albert a matérialisé un désir dont les premières manifestations apparaissent dès l'enfance. Ce besoin de créer est ancré au plus profond de lui, sans qu'il puisse l'expliquer... Dès l'âge de dix ans, il réalise en argile crue de petits personnages et deux vases qu'il qualifie lui-même de « superbes », car semblables à ceux fabriqués en usine... « Ce que j'aime surtout, c'est transformer la matière avec les mains, surtout les mains ! Quand je vais au jardin, je peux pas m'empêcher de ramasser une pleine main de terre et de la pétrir. Il y a rien à faire, je peux pas... Je prends de la terre, je la pétris, je fais quelque chose. »... Il mesure à la fin de sa vie, avec un mélange de fierté et de regret, le parcours effectué : « Vous savez, j'aurais pu devenir un véritable artiste ; dès l'âge de vingt ans, je voulais sculpter, mais j'ai suivi une autre voie : ouvrier ! ». Ainsi, la nécessité d'un travail alimentaire l'empêchera de réaliser son rêve avant la retraite. »



*  LES GRIGRIS DE SOPHIE ET LE JARDIN DE GABRIEL
                       (cliquer sur le lien)

vendredi 20 janvier 2012

GABRIEL ALBERT : L'ATELIER ET LA MAISON


" Gabriel Albert est né en 1904 à Nantillé, près de Saint-Jean-d’Angély, dans une famille d’agriculteurs. Allant peu de temps à l’école, il est, dès son plus jeune âge attiré par la sculpture et le modelage : il sculpte au couteau une statue en buis, il modèle des vases en argile et fabrique des petits meubles ou des instruments de musique. Adulte, il exerce plusieurs métiers, dont celui de menuisier. En 1941, il vient habiter avec son épouse, Anita Drahonnet (1905-1999), dans le hameau de Chez-Audebert, où il vivra jusqu’à la fin de ses jours. Dès la fin des années 1950, il commence à aménager de manière originale son environnement : pour laisser sa maison à sa fille, il construit à proximité une petite habitation pour lui-même et son épouse, y réalise décor et mobilier, et édifie un moulin à vent décoratif dans le jardin.

Quand il prend sa retraite, en 1969, il retrouve sa passion créatrice pour le modelage et utilise alors un matériau brut : le ciment. Hésitant sur les techniques à adopter, il débute par des pièces faciles à réaliser : des statues d’animaux, des bustes humains et une statue de femme nue. Variant ensuite les sujets – inspirés de la vie quotidienne et de l'actualité – et perfectionnant son art à chaque nouvelle sculpture, il remplit peu à peu son jardin de créations qu'il dispose autour de la maison, du moulin à vent et du bassin d’eau. Il crée aussi les bancs, vasques, pots ou piédestaux. Il grave parfois une date et sa signature sur les socles de ses statues. Il passe la plus grande partie de ses journées dans son atelier, tout occupé à la réalisation de son rêve. Durant vingt ans, il crée ainsi quelque 420 créatures au rendu réaliste et transforme son espace domestique en un jardin poétique qu'il destine à la visite.

En 1989, il tombe malade ; il cesse alors de produire et se contente d’entretenir et de faire visiter son jardin. Inquiet du devenir de son œuvre, il la lègue à sa commune natale pour le franc symbolique. Gabriel Albert meurt le 8 mai 2000, à l'âge de 95 ans.

Simple abri en tôle situé à l’arrière du jardin, l'atelier de Gabriel Albert abrite encore les secrets de fabrication du créateur : ses outils, ses sources d’inspiration (magazines, journaux, catalogues de mode...), les matériaux qu'il utilisait. Des séries de visages et de mains en attente de leur corps et des statues inachevées sont encore présentes sur les étagères et sur l’établi. "








Une dizaine d'années avant sa retraite et le début de la fabrication de ses statues, Gabriel Albert a construit la petite maison située au milieu de la propriété. Les nombreux éléments décoratifs originaux qu'il y intègre, témoignent de sa soif de création : le sol en béton peint de vaguelettes colorées, les encadrements des ouvertures et les angles de la maison rehaussés de traits de peinture rouge ou bleue, la souche de cheminée en zinc...

À l'intérieur, le menuisier a fabriqué les meubles en bois et assemblé deux cheminées en pierre (dont l'une s'inspire d'un modèle trouvé dans un livre de bricolage). À la même époque, il a aussi édifié dans son jardin, au-dessus d'un ancien puits, un moulin à vent décoratif. Son épouse dira au journaliste qui l'interroge en 1996, que « c'est le moulin de nos amours. [allusion probable à la chanson Moulin rouge]. C’est sa première création »."


 










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samedi 23 juin 2012

LE JARDIN DE GABRIEL VU PAR CATHERINE D'ARZAC


Depuis plusieurs mois Catherine d'Arzac travaille sur LE JARDIN DE GABRIEL
" je visite ce site une à deux fois par semaine et sous le soleil ou sous la pluie,c'est toujours le même enchantement pour moi " .
Elle a eu la gentillesse d'écrire ce texte pour Les Grigris .







Visible depuis la route, Le Jardin de Gabriel ne paye pas de mine : les fleurs, la treille ont disparu, les intempéries ont lavé les statues qui sont devenues grisonnantes derrière leur grillage, l’ensemble est comme délaissé… il faut dire que Gabriel Albert n’est plus là depuis de nombreuses années…


Mais, sitôt le portillon d’entrée passé, c’est tout un monde qui nous accueille ! Les sculptures vous regardent, elles vous interpellent, impossible de rester indifférent. Et que nous disent-elles ces statues d’hommes, de femmes, d’enfants et d’animaux? Elles nous montrent un panonceau « MERCI », elles portent des tenues de soirées : cravates et robes longues, elles vous font un salut militaire ou vous tendent la main, vous offrent une fleur…

Et puis c’est la découverte, on déambule librement parmi les 388 œuvres placées minutieusement par Gabriel Albert voilà près de 40 ans. On sourit devant les représentations d’hommes politiques, devant le clown qui tire la langue, devant les personnages qui lèvent leur verre… On est touché par ces bustes doubles où les têtes légèrement penchées des personnages vous parlent d’amour, d’amitié, de connivence.

On assiste à des scènes de danse, de fête où les personnages placés en ronde applaudissent, lèvent les bras, reposent sur un pied. Leurs vêtements semblent tournoyer.

À l’heure de sa retraite, avec des armatures métalliques de récupération, du ciment teinté dans la masse et des outils rudimentaires Gabriel Albert a modelé un univers de poésie ! Les femmes aux gracieuses chevelures délicatement coiffées, inclinent la tête, parlent à l’oiseau posé sur leur main, ouvrent leurs bras. Les hommes se saluent, semblent se parler, à leurs pieds des chats, des chiens, toute une ménagerie vous regardent et semblent vous sourire…

« Je suis là, au milieu d’elles, trouvez-moi ! » disait Gabriel Albert aux visiteurs. Je ne vous verrai jamais Monsieur Albert mais je crois que je vous ai un peu trouvé et je vous remercie pour la visite.









*** Et n'oubliez pas
Samedi 23 et Dimanche 24 Juin 2012 de 14H à 18H venez découvrir le Jardin de Gabriel !


LES GRIGRIS DE SOPHIE ET LE JARDIN DE GABRIEL

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vendredi 16 mars 2018

LE JARDIN DE GABRIEL ALBERT

"Le Jardin de Gabriel est un ensemble unique, composé de 420 sculptures en ciment armé. Gabriel Albert les a disposées dans son jardin, autour de sa maison et de son atelier situés au lieu-dit Chez-Audebert, au bord de la route départementale 129 qui relie Saintes à Aulnay. Entre 1969 et 1989, cet habitant-paysagiste a patiemment modelé des personnages historiques célèbres (Vercingétorix, Napoléon, Pasteur...), des hommes politiques (de Gaulle, Giscard d'Estaing, Mitterrand, Chirac, Marchais...), des vedettes du monde du spectacle ou du cinéma (Brassens, Brel, Chaplin...), des figures locales (Goulebenéze...) et de nombreux anonymes (soldats, paysans, danseuses...) aux attitudes très expressives, souvent troublantes.
 Reflets d’un monde que Gabriel Albert percevait au travers de son prisme de créateur autodidacte, ces oeuvres constituent l'univers poétique d'un artisan qui se rêvait artiste"







 Photos Sophie Lepetit











 










Photos Apolline Lepetit

Denis Montebello à propos du JARDIN DE GABRIEL :

"Vous le regarderez en glissant un oeil entre les barreaux, ou bien votre objectif. Vous le prendrez en photo. Chacun dans sa cellule, même si c'est une prison à ciel ouvert. Ou un musée. Chacun aura la sienne. C'est à ce prix que l'oeuvre de Gabriel Albert est protégée. Que les 400 statues de ciment sont sauvées de la destruction.
On songe, en voyant tous ces visages, en écoutant ce silence qui vous contemple, aux portraits du Fayoum, à cette apostrophe muette que Jean-Christophe Bailly a si bien entendue.
On songe aussi, devant une telle accumulation, et parce qu'on est au milieu de nulle part, dans une campagne saintongeaise où on ne rencontre personne, on songe au mausolée de l'empereur Qin Shi Huang, à ses 6000 soldats en terre cuite (on en découvrira d'autres). Ils sont protégés par des pièges que l'on n'a jamais essayé de retrouver, et surtout sous d'immenses hangar."

LE BLOG DE DENIS MONTEBELLO

ANDRÉ ESCARD ET LES GRIGRIS DE SOPHIE

LE JARDIN DE GABRIEL ET LES GRIGRIS DE SOPHIE

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Eté 2017

Au lieu-dit Chez Audebert dans la commune de Nantillé en Charente-Maritime

jeudi 19 janvier 2012

LE JARDIN DE GABRIEL ALBERT A NANTILLE

Cet été nous avons eu la chance (grâce à Claire Dumontet , de l'Office du Tourisme de SAINT-JEAN-D'ANGELY,  que je remercie ici pour son amour tangible du lieu et son désir de partager sa connaissance du site) de visiter
LE JARDIN DE GABRIEL .
Lieu magique s'il en est, lieu où le charme désuet des statues opère en un instant, lieu où nous sommes restées, Apolline et moi, des heures à arpenter les allées, à découvrir ces statues au charme suranné et où  nous avons pris des photos ...entre deux averses !



" C’est un jardin extraordinaire. Un petit monde oublié, peuplé de 388 habitants, qui surgit au bord de la route départementale 129. Ici, au cœur du pays des Vals de Saintonge, à une heure d’Angoulême, les paysans et les marins voisinent avec Vercingétorix et Napoléon. Le barde Goulebenèze semble deviser avec le Général De Gaulle.
Sainte Thérèse de Lisieux ne baisse pas les yeux devant une ribambelle de femmes nues. Bienvenue dans l’antre de Gabriel Albert, obscur artiste local, gagné pendant un quart de siècle par une frénésie créatrice.
Un facteur Cheval à la sauce charentaise. L’homme est mort il y a dix ans, sans héritiers directs. Il a légué son jardin et sa forêt de statues à sa commune: Nantillé, 300 âmes de chair et de sang. Beaucoup plus d’administrés en ciment armé.
Des richesses laissées à l’abandon. Et qui se dégradent: si la moustache de Guillaume II de Prusse pointe toujours vers le ciel, la cravate rouge de Georges Marchais tire sur le rose pâle et les vierges immaculées noircissent d’année en année.
Il suffit d’ouvrir la porte de l’atelier du maître : là encore, le temps s’est figé: les outils enveloppés de toiles d’araignée bien rangés sur l’établi. Les revues dont le sculpteur s’inspirait pour façonner ses personnages empilées sur les étagères. Des nez, des oreilles et des bouches en plâtre alignées sur les tables, preuve que le Saintongeais n’en avait pas fini avec sa folie créatrice lorsqu’il s’est éteint à 95 ans passés.
«Ce lieu est le témoignage d’une culture populaire, d’un art autodidacte. L’œuvre d’un artisan qui se rêvait artiste», s’enthousiasme Fabrice Bonnifait, chef du service de l’inventaire général du patrimoine culturel au conseil régional. «Il est dans la droite ligne des «inspirés du bord des routes», ces artistes sans formation qui veulent apostropher le regard», renchérit Thierry Allard, l’un des chercheurs qui a travaillé sur l’œuvre, stupéfait par la technique de Gabriel Albert. «Il a inventé un procédé pour modeler ses statues et leur permettre de résister aux caprices du temps». "




(photo trouvée sur google -J.-P. Renaudie, Balloïde-Photo, 2009 )


" Durant vingt années, cet « habitant-paysagiste » a créé son univers poétique sur ce petit rectangle de terre et réalisé son rêve de sculpteur-modeleur ; il a construit, aménagé et transformé son espace domestique en une œuvre singulière.
Dépouillé d'une trentaine de statues volées, le Jardin de Gabriel subit les dégradations du temps. Afin d'accompagner la commune de Nantillé, propriétaire du site, dans la restitution au public de cette œuvre unique, la Région Poitou-Charentes a mené, en 2009 et 2010, une opération inédite d'inventaire du patrimoine culturel.

Je vous conseille une visite sur ce site remarquable et sur cet inventaire unique en France :
http://inventaire.poitou-charentes.fr/jardingabriel/

Il s'agit de la première enquête d'inventaire consacrée à ce type d'œuvre en France. Elle a porté sur les sculptures en place, ainsi que sur celles disparues, sur la maison, l'atelier et le moulin à vent qui se trouve aussi dans le jardin. Cette étude s'est appuyée sur des travaux antérieurs, ceux de l'ethnologue Michel Valière, en particulier l'entretien que lui a accordé Gabriel Albert en 1991, et ceux de Bruno Montpied, spécialiste de l'art brut et des créations des habitants-paysagistes.
Environ 400 dossiers documentaires ont ainsi été établis, illustrés par plus de 3 000 photographies, cartes et plans, dont un plan d'ensemble" peut on lire dans le superbe ouvrage " Le Jardin de Gabriel" .






























LE JARDIN DE GABRIEL ET                                       
              * ANIMULA VAGULA

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