Les Grigris de Sophie ce sont bien sûr des broches, des colliers et des sacs … mais c’est aussi un blog !

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Mais c’est aussi un blog ! Un blog dans lequel je parle de CEUX et de CE que j’aime …
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Vous trouverez ici des artistes, des lieux insolites, des recettes, des films, des expositions, des musiques, des spectacles, des photographies d’amis ….
Tout ce qui rend la vie meilleure, tout ce qui rend ma vie meilleure !

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samedi 22 février 2025

NDOYE DOUTS ....PEINTRE SÉNÉGALAIS

 

 Mon amie Simone a été mes yeux à Dakar et m'a fait découvrir un artiste sénégalais que je ne connaissais pas ....

 

Voici aujourd'hui sur les Grigris NDOYE DOUTS

"Depuis vingt ans, Ndoye Douts peint la vie bouillonnante de la capitale sénégalaise et de ses faubourgs, Médina, Gueule tapée, Pikine, Colobane…

Né en 1973 au Sénégal, Ndoye Douts explore à travers ses tableaux le rythme, le désordre, la vie turbulente et chaotique de Dakar. 

Il est décèdé en 2023. "

 





















 

 

 

Et d'autres visuels trouvés sur Google ....




 Toute l’œuvre de Ndoye Douts est ancrée à Dakar, la ville aux constants embouteillages, aux voitures aussi nombreuses que les hommes. Dans ses toiles, les immeubles se superposent. Le rythme et le chant sont là, tels un morceau de Miles Davis, de Youssou N’Dour, ou du reggae de Meta Dia et de Puppa Lëk Sèn. Les bateaux partent à la pêche, ou beaucoup plus loin, vers un avenir rêvé, en Europe. On suffoque, on klaxonne, on crie. L’urbain est son terrain de prédilection. Au commencement était aussi l’exil. Revenu d’un long séjour en France, il reprend sa place au cœur de Dakar et de son rythme, de ses rites, ses amitiés, sa vie." 

Olivier Sultan, galeriste Art-Z  

 

 


 

L’artiste "est travaillé par la question de l’habitat comme du désordre architectural. Son archéologie de la ville africaine implique la trace de la ruralité à travers les signes d’une mémoire culturelle. L’artiste donne à voir les protubérances de la ville en les réfractant à partir de nombreux matériaux. Il y a de l’apprivoisement de la jungle urbaine dans son écriture plastique touffue et déconstruite. Il y a de la cohérence dans cette grammaire de l’empilement et de l’agglutination des choses sous lesquelles on devine des êtres bruyants et chaleureux. Douts a une connaissance intime de ce monde. Sa peinture est une manière de le vivre en dégageant son potentiel esthétique et même festif, loin de tout misérabilisme et de tout apitoiement victimaire." 

 Franck Hermann Ekra, critique d’art 

 

 



 "Dans sa peinture, il a suivi toutes les lignes de la ville, les lignes de circulation, de séparation, la ligne de flottaison qui la maintient à flot dans ses turbulences et son étalement anarchique. Il en abstrait LA ligne, le long de laquelle la ville se tend, la corde sensible qui en propage les vibrations. Dans ce monde en transfiguration, la ligne a une présence extraordinaire. Horizontales ou verticales, droites ou courbes (…) elles surprennent par leur errance et leur exubérance, leur capacité à s’inventer, l’audace de leur tracé. Souvent, cette ligne échappe aux concaténations chaotiques des constructions de fortune, elle crée le circuit, la circulation. Douts a trouvé en elles, le sésame de l’énergie qui circule dans toute son œuvre." 

Georges Quidet, galeriste HCE

 

     


 Chez Ndoye Douts, "les couleurs sont crues, dominées par la lueur de l’instant, gris bleuté d’un matin froid et sec, jaune des harmattans poussiéreux, rougeoiements des derniers feux du soir, ou grisaille des nuits sans lune. Chacune de ses toiles a sa couleur, selon le moment saisi et l’atmosphère qui y règne. Ces grands aplats de couleur, et les formes dégingandées qui s’en détachent, dégagent une indéfinissable poésie que l’on qualifierait même de douceur, si l’on n’imaginait la somme de douleurs et d’interrogations accumulées qu’elles résument." 

Sylvain Sankalé, critique d'art

 

   




 "Douts invente des routes entre ciel et terre et pose sur l’asphalte multicolore des jouets d’enfants, petits véhicules qui emportent notre imaginaire et nous font voyager dans sa cosmogonie si personnelle. Les voitures/jouets tombent en neige, accompagnés d’une pluie d’étoile, voie lactée appelée un jour prochain à envahir les pierres dressées par l’homme. Les villes de Douts, colorées et ludiques, sont aussi au-delà du jeu passionnant des compositions, la vision futuriste d’un monde où les murs seront vitraux, les voies de communication ascenseurs célestes et les véhicules des jouets pour grands et petits habitants d’une terre arc-en-ciel." 

Christian Lajoumard, producteur, réalisateur, Films-Documentaires 

 

  


"La peinture de Douts est palpable et palpitante. A l'aide de papiers froissés, de cartons déchirés, de couleurs fraîches ou vives, de crayons noirs, de pastels, elle transcende ce que l'on peut voir aujourd'hui dans les rues de Dakar. Mais les tableaux de Douts montrent aussi ce que l'on ne voit pas, que l'on devine souvent : toute la douceur enfouie dans les maisons, la douceur humaine, maternelle ; toute la violence aussi, contenue, urbaine et puis toute la gaieté, toute la dureté d'exister, toute la tendresse, toute la fragilité de la vie. (…) Partout dans le monde, des êtres travaillent à la beauté, à la vérité souvent dissimulée, à la conscience, à l'espérance. Douts est de ceux-là." 

René-Claude Girault, directeur artistique  

 

 

"Figure de la scène artistique sénégalaise, le peintre Ndoye Douts invite à une plongée singulière dans les quartiers populaires de Dakar. C’est là, de Yoff à Gueule-Tapée, qu’il puise son inspiration depuis sa sortie des Beaux-Arts en 1999. « Entre terre et mer », sa nouvelle exposition à la galerie Art-Z, à Paris, jusqu’au 27 mars, témoigne d’une œuvre foisonnante, colorée, ludique.

Les Dakarois se plaignent constamment des embouteillages. Et ils sont bien là, dans les tableaux de Ndoye Douts, ces flots de véhicules qui paralysent les grandes artères comme les ruelles en terre battue. En quelques traits, comme un dessin d’enfant. Des voitures, il y en a des noires, des bleues, des roses… Et aussi des « cars rapides », ces minibus antédiluviens dont les peintures bariolées masquent les taches de rouille. Au milieu de tout cela, des vélos. Et puis une pirogue, des poissons. Enfin, sans notion de profondeur ou de hiérarchie, emplissant la toile, des immeubles, toujours plus nombreux.

« J’invite à un voyage dans ces quartiers populaires, affirme Ndoye Douts, joint dans son atelier de Médina - Gueule-Tapée. C’est important pour moi de mettre sur le même plan ces gens dans les pirogues qui vont pécher… ou qui partent pour l’immigration clandestine. Dans mes tableaux, il y a aussi des mosquées… et des églises. Les habitants vivent dans une même communauté et ils s’entendent bien », souligne le peintre de 47 ans.

Les personnages qu’il représente ont les bras grands ouverts, preuve que la « teranga », la tradition d’accueil des Sénégalais, n’est pas qu’un argument marketing des agences de voyages. Bien au contraire, note Olivier Sultan, le fondateur de la galerie Art-Z, « les bras démesurés de ses personnages moulinent à tous les vents, ouverts aux autres comme au changement, en quête de fraternité ».

La simplicité apparente du trait et la vivacité des couleurs ressortent particulièrement dans les peintures à l’acrylique sur fond noir. Mais Ndoye Douts a aussi recours à un autre support qui donne du relief à ses œuvres… au sens propre du terme.

« J’utilise du papier kraft marron que je froisse pour faire des plis, détaille le plasticien qui aime travailler accroupi à même le sol de l’atelier. Cela donne un relief que la toile ne peut pas offrir. Et cela donne aussi cette couleur ocre, qui me relie à la terre ».

D’aussi loin qu’il s’en souvienne, Ndoye Douts a toujours manifesté cet attachement à la terre et à ceux qui l’habitent. Major de la promotion 1999 de l’École nationale des Beaux-Arts du Sénégal, son mémoire de fin d’études portait déjà sur les quartiers populaires et leur « désordre architectural ».

L’intitulé de ses tableaux, dont les prix de mise en vente varient de 800 à 5 800 euros, témoigne de cette géographie intime : Yoff, Diamalaye, Fann, Thiaroye… Mais c’est la Médina qu’il représente le plus souvent.

« C’est un quartier qui change très rapidement, assure le peintre aux fines tresses nouées en chignon. Les immeubles poussent comme des champignons ! La demande sociale est très forte ! Mon atelier est au quatrième étage et je vois tous les jours de nouvelles constructions. Comme si ces immeubles allaient toucher le ciel… »



 SUR WIKIPEDIA

 SUR FRANCE INFO

 UNE VIDÉO

 

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dimanche 12 février 2023

ZORANA GRADOJEVIC ... MOI J'AIME

Voici une superbe découverte facebookienne et la chance d'un échange avec l'artiste qui a accepté d'écrire un texte pour les Grigris !

 


































J'ai 63 ans, je suis à la retraite depuis un peu plus d'un an, j'ai travaillé pendant plus de 30 ans à l'école maternelle où j'ai pu déployer ma créativité, la transmettre et la partager avec le monde de l'enfance auquel j'appartiendrai toujours.
Je suis une artiste autodidacte depuis que je dessinais à la craie sur le dessous de la table du salon familial vers l'âge de 3-4 ans...
Mon activité préférée est le dessin, même lorsqu'il se transforme au contact de la couleur. Je travaille rapidement et de manière instinctive la plupart du temps. Dans mes créations rien n'est vraiment prémédité, les différents outils me guident à travers la couleur...
Il n'y a pas de règle, mais je suis généralement l'apparition d'une histoire, je décris à ma manière les émotions humaines, les rêves, l'amour, les désirs secrets dans lesquels beaucoup se reconnaissent.
Mon art relève plus de la poésie que du roman.
N'ayant pas été formatée par des règles académiques je mélange les techniques sans scrupules, aquarelles, acryliques, craies, feutres, marqueurs, collages, etc, se côtoient et se complètent.
J'ai une prédilection pour le travail sur papier (parfois en couleur : noir, beige, gris, kraft...) et les formats petits ou moyens (A4 et A3), parce que je manque de place et aussi parce que j'ai des troubles de la vision (dont je profite parfois pourtant) mais j'ai également un certain nombre de créations sur toile ou carton entoilé)... Par contre j'ai une aversion pour la peinture à l'huile qui est incompatible avec mon impatience et avec la rapidité de mes réalisations.
Je travaille avec rigueur et discipline tous les jours depuis 3-4 ans.

L'exposition "Turbulences dans les Balkans" a eu un très grand impact dans ma vie, parce que j'y ai découvert une très grande diversité et une grande liberté dans les œuvres de mes compatriotes (je vis à Paris depuis mon enfance, mais je suis Serbe).
Je me suis reconnue dans cette déambulation à travers cet art brut dont je me suis sentie proche.
Je me suis donc rapprochée du groupe Art Brut Serbia et de Goran Stojčetović qui m'a acceptée comme membre même si à ce jour nous n'avons pas encore réussi à nous rencontrer dans la vraie vie.

J'ai beaucoup de mal à me situer officiellement en France en tant qu'artiste, trop de contraintes administratives incompatibles avec ma personnalité m'en empêchent.
Je n'ai fait qu'une seule expo privée à Paris en octobre 2019 avec l'artiste géorgien Giorgi Gabetsadze-Andrievski.

Depuis que je suis à la retraite je vis entre Paris et Belgrade avec quelques détours par Tbilissi, mais ma santé ne me permet pas vraiment de de prévoir et d'organiser l'avenir selon les planifications d'un calendrier...
Je rêve d'une expo, mais pour le moment Facebook est une vitrine qui m'apporte de grandes satisfactions faites de reconnaissances et de quelques belles rencontres humaines virtuelles mais aussi réelles. 

Merci à ceux qui croient en moi.


 

 

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