Les Grigris de Sophie ce sont bien sûr des broches, des colliers et des sacs … mais c’est aussi un blog !

Les Grigris de Sophie ce sont bien sûr des broches, des colliers et des sacs …

Mais c’est aussi un blog ! Un blog dans lequel je parle de CEUX et de CE que j’aime …
HHHHHHHHHHHHHHHHHHHH
Vous trouverez ici des artistes, des lieux insolites, des recettes, des films, des expositions, des musiques, des spectacles, des photographies d’amis ….
Tout ce qui rend la vie meilleure, tout ce qui rend ma vie meilleure !

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jeudi 8 avril 2010

8 AVRIL 2010 !

COCTEAU , CHAGALL, MARC RIBOUD, LE DOUANIER ROUSSEAU, ANTOINE LEPETIT et bien d'autres .....pour ce 8 avril 2010 !










JOYEUX ANNIVERSAIRE MON FILS !!!!!
JOYEUX ANNIVERSAIRE ANTOINE !!!!!!!!!!!

mercredi 7 avril 2010

VALERIE T. ET NICOLAS G. : TRAVAIL A 4 MAINS !






" Nicolas et Valérie , c' est déjà une amitié de plus d 'un quart de siècle , et de tendres sentiments qui se tissent .

C' est un photographe amateur , qui ne jure que par l'argentique , qui aime les corps en mouvement , « l' instantané » . Puis se laisse quand même tenter par le numérique , un peu perplexe .
C' est aussi une « mère coupiotte » tendrement surnommée ainsi par sa grand-mère , car elle coupe et recoupe les morceaux de tissus , les reteint avec des feutres, pour en parer ses poupées puis plus tard ses mannequins .

De ces deux être naquit la photo à 4 mains ...

Nicolas gère la prise de vue, de façon large , un peu à l'aveugle , comme on déroule du tissu, tout en sachant quelle conviendra à Valérie , pour qu'elle coupe et recoupe à sa guise afin qu'il n'en reste qu'un infime morceau à qui elle donnera vie en les parant d' ombres et de lumières. "


D'autres photos à savourer : ICI 
 
 
 

mardi 6 avril 2010

J'AURAI TA PEAU : FREDERIQUE PROKOP A CHALONS EN CHAMPAGNE

Apolline et moi avons passé un heureux mardi aprés-midi à Châlons !
Je rêvais de rencontrer FREDERIQUE PROKOP depuis son exposition chez Rose et son Roman :


http://lesgrigrisdesophie.blogspot.com/2010/01/frederique-prokop-chez-rose-et-son.html


et elle était là avec ses amies CATHERINE GACOIN et SEVERINE BORODAJKO.

Nous sommes restées plus de deux heures !


" C’est pour une exposition étonnante que trois artistes vous donnent rendez-vous, en ce mois d’avril, à la maison Clémangis.
Leur projet est né de leur préoccupation pour la peau et le support.
Une problématique qui s’inscrit de façon très différente chez ces artistes indépendantes. SEVERINE BORODAJKO travaille la peau du tableau ; par des expériences physiques, elle donne au support l’opportunité de s’exprimer sans image.
FREDERIQUE PROKOP , en volume, choisit le vêtement comme révélateur de l’espace intime, créant avec le visiteur un dialogue que les mots interdisent.
Enfin, CATHERINE GACOIN utilise la peinture ; ses figures prennent des postures, en équilibre, prêtes à se rompre, au bord du gouffre. Elles sont contenues par des supports élaborés comme des strates épidermiques. "








* FREDERIQUE PROKOP
...entre tarlatane et lames de rasoirs, broderies et poignards ...





* CATHERINE GACOIN





* SEVERINE BORODAJKO






Ce très beau texte de Nathalie JUBERT sur cette collaboration artistique :


"Avoir la peau de quelqu’un


J’aurai sa peau pour écrire les glyphes de mon histoire, livre intime à marquer de mes ongles.

J’aurai sa peau pour m’en couvrir, manteau sur peau, la coudre pour ne plus pouvoir m’en séparer.

J’aurai sa peau, marionnettiste malhabile, pour m’incarner en lui. Se fondre peau dans peau pour, aveuglée des désirs, marcher avec lui. Respirer de l’intérieur chaque pore de son être. N’être plus là, disparaître derrière sa peau.

J’aurai sa peau, chasseresse sans état d’âme, pour qu’il m’appartienne, pour en faire la couverture des âges.

J’aurai sa peau, morceau par morceau, pour qu’elle devienne mon masque, plaquée lambeau par lambeau le long de mon corps, pour qu’elle me protège comme une peau doit le faire. "






Une exposition à découvrir jusqu'au 11 avril
tous les jours de 14h à 17h30.
Entrée libre

LES GRIGRIS DE SOPHIE PARLENT ALLEMAND


Ich arbeite mit Wollfilz, mit ausgekochter Wolle, mit Stoffen, Fäden, Perlen, Knöpfen, Federn und Muscheln.

Die Amulette bringen Glück, und das Männchen, das auf meinen Etiketten tanzt, ist ebenfalls ein Glücksbringer !

Es ist ein Symbol für Glück, es ist ein magisches Attribut, ein Totem-Symbol.

Die Amulette, das sind auch religiöse Medallien, die ich auf Flohmärkten, bei Antiquitätenhändlern, bei meiner Verwandtschaft ausfindig gemacht habe und die wertvolle Talismane sind. Das ist es, was ich mir und für Sie wünschte, ein dreifacher Glücksbringer, der mit Sicherheit die Herzen derer erfreut, die ihn tragen !

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Wenn Sie Unikate mögen, dann sind Sophies Amulette für Sie bestimmt !!!
Die Gewissheit, eine Brosche oder eine Tasche zu besitzen, die weltweit einzigartig ist !!!

Wenn Sie ein Stück bestellen möchten, schreiben Sie mir eine Mail:

lesgrigrisdesophie@free.net

Sofort nach Empfang Ihrer Bezahlung schicke ich Ihnen umgehend am gleichen Tag die bestellte Ware zu !

Die Stücke können an die Adresse Ihrer Wahl gesendet werden (wenn Sie ein Geschenk machen möchten).

Die Broschen kosten 20 Euro (Versandkosten inbegriffen).

Die Taschen kosten 38 Euro (Versandkosten inbegriffen).



Merci Henrike pour cette traduction !
Merci Henrike pour ton amitié !

lundi 5 avril 2010

GEORGES BATAILLE LETTRE A RENE CHAR

Lu à haute voix par Bakou pendant les vacances ....


" Ceux qui apparaissent résolus, menaçants, sans un mot qui ne soit un masque, se sont volontairement perdus dans la nuit de l'intelligence .

Au moment où le destin qui les mène prend figure la plupart des hommes s'en remettent à l'absence."


Georges Bataille

Lettre à René Char sur les incompatibilités de l'écrivain

(édition Fata Morgana)

dimanche 4 avril 2010

AUDE FRANJOU SCULPTE ET MODELE LE CHANVRE

Après les BAOBABS de papier de CLAUDINE DIVRY .....


..... j'ai découvert par hasard l'étonnant travail d'AUDE FRANJOU .





"AUDE FRANJOU sculpte et modèle le chanvre. De ses techniques très physiques se dégagent "des œuvres toutes en volutes et en nodosité". "Son travail ressemble à de l’Art brut"car si la démarche semble réfléchie, le geste, lui, se veut spontané. "Comme un céramiste sur son tour, je joue avec la matière, je la dompte, tout en lui laissant la parole."

Voici ce que l'artiste dit de son travail :
"Je commence avec une idée précise, puis mon geste suit ce que la matière est en train de faire, ses réactions, ses mouvements. Parfois, je les contrains. Parfois, je me laisse faire"





"Le travail sculptural que vous pourrez parcourir ici à pour origine une recherche plastique autour du système de protection végétale.
La formation que j’ai reçue en école d’Arts Appliqués fût principalement textile, et plus particulièrement portée sur la tapisserie en hautes lisses. De ce fait, lorsque j’ai cherché à reproduire ces principes de constructions végétales, ce fût avec le médium qui était le mien: le fil.
Peu à peu le passage en volume m’est devenu aussi indispensable qu’une bouffée d’oxygène. De la tapisserie je n’ai alors gardé que le médium, et surtout le geste. Une gestuelle en mouvement perpétuel, pour toujours identique et pour toujours différente.

C’est ce goût pour la répétition qui a guidé mon travail vers la composition modulaire: un même point de départ, une même forme qui se décline à l’infini, vivante dans son association.
Il me paraissait, par ailleurs important que mon choix de fil, en accord les principes de mes recherches se porte sur des fibres plantes, comme le lin et le chanvre. Mais au-delà de la valeur symbolique de cette préférence, la dualité de ces deux matériaux forment pour mon travail l’association parfaite.
Les formes que je crée naissent de l’enrobage d’une fibre de chanvre par un fil de lin. La tension effectuée par le fil, fige l’ensemble. Le fil de lin s’enroule par centaine de fois sur chaque parcelle de chanvre et crée une matière pétrifiée. Pour la comprendre il vous faudra la toucher, la palper, et sentir ses nœuds, ses creux et ses veines. Mais ne vous y trompez pas cette matière est vivante.
Les grandes chaleurs l’attendrissent tandis que l’humidité de la nuit la resserre et la rend plus dure encore. La couleur enfin est la dernière touche. Elle vient comme un révélateur de volume, comme une signature. Espérant que ces quelques lignes vous donnerons envie d’en voir plus...







AUDE FRANJOU exposera cet été à La Flèche , et ensuite à Douais au musée de la chartreuse ...

vendredi 2 avril 2010

LA FANTASIA DE KARAVAN PAPOU



FANTASIA CHEZ LES CHLEUHS
Randonnée pédestre dans le Haut Atlas central marocain. Les Chleuhs sont les tribus Berbères du Haut Atlas de parler tachelhait


.... " Ceci dit, je ne veux peiner personne, mais les remparts de Marrakech qui offrent des couleurs changeantes selon l'heure et la lumière du jour, m'ont laissé absolument de marbre. Je veux bien admettre que ce n'était ni la bonne heure, ni la bonne lumière, mais quand même, rien ne jouait sur les murailles ocres et désolées susceptibles de me tirer de ma torpeur. Mais que diable allions nous faire dans cette calèche ? Je ne voyais pas très bien l'intérêt de ce piège à touristes. Le boulevard El Yarmouk était désespérant d'ennui. Le trot de l'attelage, claquait en cadence sur l'asphalte surchauffé. Sous le baldaquin frangé de la voiture, on attendait une attaque d'indiens, un emballement des chevaux, un spectacle pyrotechnique. A la Bab Ighli, on a viré comme à la régate en direction du Palais Royal. On a vu le Palais Royal et le mur d'enclos du jardin de l'Agdal. La maison n'a reculé devant aucun sacrifice. J'en étais ému aux larmes, tellement c'était nul. Peu après la Bab Ahmar, l'oued Issil à main droite, nous nous sommes laissés aller sur la Route des remparts. Ça circulait un peu plus. Un nuage de poussière et de gaz toxique stagnait sur la ville. Aux portes de la médina, proliféraient des constructions basses et médiocres où s'entassaient une armée de gueux et de déshérités. L'odeur nauséabonde des tanneries, ajoutait un aspect sordide à ce cauchemar aux couleurs douces. Des garçons au soleil sur le seuil d'un garage, aux pompes à essences noyées d'huile, se réjouissaient du passage discret des femmes sur l'ocre des remparts. Un âne que menait un maître sale coiffé d'un chapeau de paille, trottait sans se laisser distraire par tout ce tintamarre. Forgerons, soudeurs, étameurs, besognaient dans le bruit et les cris de la ville. Deux joueurs de cartes se chicanaient des points, sous un palmier. Un vieillard en djellaba qu'accompagnaient des enfants, jouissait du spectacle..."







http://karavanpapou.aminus3.com/portfolio/