Les Grigris de Sophie ce sont bien sûr des broches, des colliers et des sacs … mais c’est aussi un blog !
Les Grigris de Sophie ce sont bien sûr des broches, des colliers et des sacs …
Mais c’est aussi un blog ! Un blog dans lequel je parle de CEUX et de CE que j’aime …
HHHHHHHHHHHHHHHHHHHH
Vous trouverez ici des artistes, des lieux insolites, des recettes, des films, des expositions, des musiques, des spectacles, des photographies d’amis …. Tout ce qui rend la vie meilleure, tout ce qui rend ma vie meilleure ! ....................................................................................... ........................................................................................ ........................................................................................ .........................................................................................
"Il y a notre planète, bien concrète avec ses océans habités d'êtres
mystérieux, aux formes et couleurs extraordinaires, avec ses forêts
peuplées d'animaux, et d'insectes dont la morphologie ne cesse de nous
étonner... Il y a nous, les humains, aux couleurs de peau diverses, avec
nos coutumes et nos cultures différentes., Et il y a des mondes
invisible, aussi bien organisés que le nôtre, les bactéries, les virus
multiples et variés dans leurs formes et activités., Ces mondes nous
sont accessibles avec des microscopes. Mais il y a d'autres mondes
présents que nous ne pouvons ni voir, ni entendre, ni toucher., J'ai
inventé un monde, où les humains s'identifient dans la forme au monde
végétal et animal, tout en gardant leur intégrité d'humain., Ce sont des
mondes imaginaires que je dessine, peins et sculpte avec l'espoir que
la vie peut exister, ailleurs et répondre à cette question angoissante,
pourquoi suis-je sur cette planète?"
( Les ailes du serpent, encre sur papier arche, 65x50cm, 2012)
(Les esprits protecteurs 1 encre sur papier arche, 65 x50 cm , 2012)
(Les ailes du désir 1 encre sur papier arche 65x50cm 2012)
Postic, créatrice d’univers
"On croit voir deux sacs pulmonaires. Et
cette outre molle : un cœur attendant de se remettre à
battre ? Un foie gagné par une putréfaction insidieuse qui le
corrompt cellule par cellule ? Des nœuds de viscères se
contorsionnent, comme s’ils refusaient la dissolution,
l’anéantissement. La mort en marche, alors, dans son travail
opiniâtre ? Peut-être. Mais on sait aussi que de la mort
renaît la vie, que, de la pourriture organique des efflorescences
peuvent jaillir, proliférer en massifs floraux arborescents, toutes
tiges dressées vers le ciel, toutes feuilles à l’écoute du vent,
toutes graines prêtent à éclore, pour continuer le cycle. Car à
bien y regarder... Cet opercule ogivale, là, en bas d’une masse
organique prête à frémir, n’est-ce pas un sexe de femme en
attente d’ensemencement ? Quand à cette créature
crocodilienne qui pourrait tout aussi bien être une bûche abandonnée
aux éléments, un rocher rugueux craché par un volcan, que
porte-elle drapé sur ses reins ? Une nuée d’étoiles !
– portes ouvertes sur l’infini du cosmos. Ainsi chez Postic,
est-il vain de vouloir sérier, classifier, étiqueter :
l’humain, l’animal, le végétal, le minéral sont tout un, le
microcosme rejoint le macrosmos, l’inanimé fermente pour recracher
du vivant. Dans ces tracés sibyllins aux courbes qui se mordent, ces
fines nervures gravées par le stylet d’un généticien fou, ce
crépi maniaque tavelant toute chose, tout être, et qu’on croit
volontiers issu des coups de pioche d’un paysan sur une terre
fertile d’où tout va croître, un monde naît. Mieux : un
univers. C’est cette architecture en Génèse permanente qui
caractérise le travail opiniâtre de Postic, créatrice d’univers."
Jean-Pierre Andrevon
*** Les trois dessins du bas seront exposés à Outsider Art Fair en février 2013 à New-York avec la galerie Bourbon-Lally.
Le vernissage aura lieu le 31 janvier Le salon se déroule du 1er au 3 février 2013
Adresse: 548 West 22nd Street
New York City
Il y avait beaucoup de monde au vernissage de l'exposition de FRÉDÉRIC VOISIN le jeudi 13 décembre, des discours réussis et un public impressionné et heureux, émoustillé par cette euphorisante plongée en enfer. Cette exposition rémoise à la scénographie originale commence aux portes de la Bibliothèque et mérite absolument une visite ....
(photos facebok)
(les 5 photos du bas proviennent de facebook ou du site de l'artiste )
Journaux locaux ou nationaux, cette exposition commence sérieusement à faire parler d'elle et bientôt c'est à LA HALLE SAINT PIERRE à Paris qu'il sera possible de rencontrer des oeuvres de FRÉDÉRIC VOISIN ( dans le cadre de l'exposition HEY, modern art et pop culture Part II mais de celle-ci je reparlerai ici bien sûr) !
L'enfer coloré de Frédéric Voisin
"REIMS (Marne). Frédéric Voisin poursuit son dialogue entre art
ancien et contemporain en réinterprétant à sa façon les visions de
l'Enfer des artistes des siècles passés. Exposition « Memento
Mori-Enfers et damnation » à Carnegie.
IL a confronté sa vision contemporaine de l'univers de Dürer
avec son « Apocalypse », présentée au musée Le Vergeur. Il a exposé dans
les cathédrales de Reims et Laon, au musée de Soissons, au château de
Sedan : Frédéric Voisin, peintre et graveur installé à Reims, est à
présent connu comme celui qui investit les lieux du patrimoine
historique.
Il lui manquait encore les bibliothèques. C'est chose faite : la
bibliothèque Carnegie accueille « Memento Mori - Enfers et damnation ».
« Après l'Apocalypse, il me paraissait logique de poursuivre avec les
enfers. J'ai demandé à Matthieu Gerbault, alors directeur de la
bibliothèque Carnegie, s'il avait dans ses fonds anciens, des incunables
ou autres documents sur le sujet ».
L'idée de construire une exposition avec les gravures de Frédéric
Voisin en regard d'œuvres plus anciennes séduit Matthieu Gerbault qui
met à sa disposition une partie des ressources de la bibliothèque.
Delphine Quéreux, intéressée par le projet, continue les recherches
avec l'aide efficace du personnel de Carnegie. Elle sollicite ses
collègues des bibliothèques de Châlons-en-Champagne et Troyes qui, de
leur côté, rassemblent des documents. Vision effrayante et poétique
En 2010, Frédéric Voisin entreprend de réaliser une quarantaine de
gravures sur linoléum. Ses sources d'inspiration vont de l'iconographie
médiévale à Edmé Moreau, graveur rémois du XVIIe siècle, en passant par
Jérôme Bosch ou encore Brueghel.
L'artiste a réinterprété les figurations classiques de l'enfer pour en
offrir une nouvelle vision effrayante et poétique, foisonnante de
détails. « L'art médiéval est truffé de symboles et de codes », explique
Frédéric Voisin qui montre une des gravures « Concedo nulli » (Je ne
cède en rien) : « J'étais en train d'y dessiner des tours de
refroidissement de centrales nucléaires quand s'est produite la
catastrophe de Fukushima ».
« Sa sensibilité lui ouvre les yeux sur les désordres objectifs de
notre société », écrit Patrick Demouy, au sujet de l'artiste, dans le
catalogue de 80 pages édité avec le soutien de la Région."
" Dans
cette exposition le thème de l’Enfer et de la damnation constitue le
sujet d’exploration artistique. Une quarantaine de ses gravures sont
présentées en regard d’œuvres plus anciennes, issues des collections de
la bibliothèque Carnegie, mais aussi de la médiathèque de
l’agglomération troyenne et de la bibliothèque municipale Georges
Pompidou de Châlons-en-Champagne.
Après
des études à l'école supérieure des arts appliqués à Paris, Frédéric
Voisin démarre sa carrière dans les années 1980 dans le domaine de
l’illustration : pour la presse, les agences de publicité et le monde
musical. Il vit et travaille à Londres, expose en Angleterre, au
Canada, aux Etats-Unis, au Japon. En 2000, il s’installe à Reims et
choisit de se consacrer exclusivement à la gravure et à la peinture.
Alors que sa peinture est résolument abstraite, c’est la figuration
qu’il choisit de privilégier pour l’estampe. Sa technique est celle de
la gravure sur linoleum, procédé issu de la xylographie ou gravure sur
bois déjà pratiquée à la fin du Moyen Age. Par ailleurs, son œuvre
témoigne de multiples sources d’inspiration entre arts ancien et
contemporain : de l’iconographie médiévale à Edmé Moreau, graveur rémois
du XVIIe siècle, en passant par Jérôme Bosch ou encore Brueghel.
« Cette exposition est la suite directe de la précédente, Apocalypse.
J'ai en effet souhaité lui trouver une suite logique, tout en
m'attaquant à une série importante de nouvelles gravures, et la logique
veut qu'après la fin du monde vienne la mort. Je me suis donc tourné
vers les thèmes des Enfers, des danses macabres et du Memento Mori,
« souviens-toi que tu vas mourir » en latin », confie l'artiste.
Accueillant l'exposition et transformée pour l'occasion, la bibliothèque
Carnegie, incontournable du patrimoine rémois, fait partie de ces beaux
lieux qu'affectionne particulièrement Frédéric Voisin et dans lesquels
il aime exposer, à l'image de la cathédrale l'an passé. « Ça n'est pas
toujours évident de travailler dans des endroits comme ceux-là déjà
chargés d'Histoire mais c'est aussi pour ça que j'aime y présenter des
choses. Mêler l'art contemporain au patrimoine m'intéresse beaucoup »,
précise-t-il. Plus que cela, Memento Mori : Enfers et Damnation est une
exposition didactique dévoilant de petits trésors, mettant en regard les
gravures de l'artiste à de nombreux ouvrages prêtés par les
bibliothèques de Reims, Troyes et Châlons-en-Champagne, datant du
Moyen-âge et de la Renaissance, époques où l'approche de ces thèmes
était bien loin de celle que l'on a aujourd'hui. « La mort et les Enfers
ont en effet été beaucoup traités par les artistes de l'époque car leur
vision était tout autre. Les gens étaient bien plus imprégnés de ces
deux notions que nous ne le sommes aujourd'hui. J'ai pourtant choisi de
travailler dessus car, si l'idée un peu désuète de l'Enfer fait sourire,
la mort en revanche nous concerne tous et est notre seule certitude.
J'ai donc voulu mettre en parallèle la façon dont chaque époque abordait
ce thème, la nôtre y compris », explique Frédéric Voisin. Soutenu par
son mécène et par la région, l'artiste ne cache pas son enthousiasme à
l'idée d'exposer de nouveau dans la Cité des Sacres : « En moyenne,
j'expose tous les deux ans à Reims et comme d'habitude, je suis heureux
comme tout ! Surtout qu'après avoir passé deux ans dans mon atelier,
j'ai eu la chance de travailler avec une équipe formidable au moment de
l'installation. C'est aussi grâce à eux que l'exposition peut avoir lieu
dans de bonnes conditions ! » Pour la découvrir, rendez-vous en Enfer !"
UN texte est aussi paru dans l'Officiel Galeries et Musées :
Bibliothèque municipale Carnegie, Reims
Memento Mori - Enfers et damnation
"La Bibliothèque Municipale de Reims présente "Memento Mori -
Enfers et damnation", autour de l’oeuvre gravé du Rémois Frédéric
Voisin. Une exposition plutôt colorée et décapante !
Après des études à l'école supérieure des arts appliqués à Paris,
Frédéric Voisin démarre sa carrière dans les années 1980 dans le domaine
de l’illustration : pour la presse, les agences de publicité et le
monde musical. Il travaille à Londres, expose en Angleterre, au Canada,
aux Etats-Unis, au Japon.
En 2000, il s’installe à Reims et se consacre désormais à la gravure
et à la peinture. Alors que sa peinture est résolument abstraite, c’est
la figuration qu’il choisit de privilégier pour l’estampe. Sa technique
est celle de la gravure sur linoleum, procédé issu de la xylographie ou
gravure sur bois déjà pratiquée à la fin du Moyen Age. Par ailleurs, son
oeuvre témoigne de multiples sources d’inspiration entre arts ancien et
contemporain : de l’iconographie médiévale à Edmé Moreau, graveur
rémois du XVIIe siècle, en passant par Jérôme Bosch ou encore Brueghel.
Sa précédente exposition, présentée au musée-Hôtel le Vergeur en 2010,
lui avait permis de confronter sa vision de l’Apocalypse avec celle de
Dürer. Dans cette nouvelle exposition, il s’intéresse au thème de
l’Enfer et de la damnation et ses gravures sont présentées en regard
d’oeuvres plus anciennes, issues des collections de la bibliothèque
Carnegie, de la médiathèque de l’agglomération troyenne et de la
bibliothèque municipale de Châlons-en-Champagne."
D'un peu partout, de Hongrie (Melitta), d'Italie (Joanna), des Pays Bas (Henk), de Corse (Claude), des vœux en breton aussi (Jean-Jacques) !
Beaucoup évoquent les voyages à venir : La Roumanie et le cimetière de Sapanta pour Ghislaine et Philippe, Venise et son Carnaval puis l'Ecosse pour Jean-Michel...
D'autres ont commencé l'année avec un petit séjour en pays flamand (Marie-Christine et Jean-Charles) . Michel a rencontré Paul Amar et Rosie et évoque leur vitalté renversante, Alain me souhaite un blog bien "dodu" et j'avoue que ce mot me réjouit ! Valérie et Nicolas m'annoncent leur nouvelle vie à deux, Odile sera grand-mère en mai et Pierre verra la parution de son nouveau livre en mars . Catherine vide son atelier à Lyon et de cela je reparlerai bientôt sur les Grigris ! Thierry évoque l'année des Manchots " résistant aux conditions extrêmes, grégaires et solidaires".... Michel écrit ..." 2013 raisons de penser que l'Art
donne à l'homme l’accès à sa métamorphose et que la poésie est peut-être
encore l'ultime voie d'espérance offerte à l' humanité." Marie me dit que " pour elle chaque année recommencée est une nouvelle aventure vers l'art", Anne-Marie
envoie ses vœux avec l'œuvre de Pascale Marthine Tayou " l'arbre à palabres" et écrit " Alors continuons ou commençons à palabrer" et Albert qu'" il faut espoir garder jusqu'au dernier souffle. C'est cela la vraie
condition humaine. C'est pour cela que 2013 sera encore plus belle car
elle sera ce que nous en ferons".
Il y a aussi le beau message de Jacqueline :
"... la vie qui,
tous les jours, reprends son cours
... avec l'eau que
l'on découvre au creux d'une souche
... avec la cabane que l'on répare depuis des semaines pour le petit
qui est là
... et puis tout à
coup, dans l'urgence, pour le petit nouveau qui
va naître...
... dans un potiron peut-être, si
lourd,
qu'il faudra faire appel à "famille brouette"
... avec Lili qui adore tellement les fleurs
qu'elle les mange parfois
... avec le
soleil doré qui se couche pour revenir tous les demains
avec, avec,
avec... des photos de tous les jours, c'est ça la
vie.
Il faut, comme
toi, beaucoup l'aimer, pour qu'elle revienne quand elle fait mine de s'en aller
ou qu'elle s'en va vraiment avec des êtres qui nous sont
chers."
Et puis il y a le commentaire laissé par Jean-Pierre :
"Alors un petit défi pour commencer l’année ? Pourquoi pas ?
-Le monde sera beau / Je l’affirme et je signe-chante Jean Ferrat.
Si
j’étais un pessimiste systématique, j’hausserais les épaules : Ferrat
pense sans doute à l’avenir radieux offert par le marxisme léninisme.
Brrrr….
Du coup je trouverais que les gens qui se réjouissent sont des niais ou des affabulateurs.
Et
l’enfant qui cours vers moi et qui jette ses bras autour de mon cou ?
Et l’alouette qui monte dans l’azur en gazouillant ? C’est bien
réjouissant, non ?
Mais l’enfant deviendra un adolescent ricanant et
le chasseur à l’affut attend que l’oiseau soit tout en haut du ciel pour
l’abattre…
Moi, je crois que le monde sera beau tant
qu’il y aura des gens comme Jean Ferrat capables de le chanter avec une
belle et chaude voix. Et donc je crois qu’on peut se réjouir à condition
de savoir chanter – ou au moins de créer, quelque chose qui nous
réjouisse. Après tout quand j’écris des textes qui m’excitent un peu, ou
quand en lisant – ou en voyant un film – je trouve des idées que je ne
savais pas posséder – je pense que la vie vaut la peine d’être vécue.
Bref :je trouve des raisons de me réjouir non pas dans ce que j’espère, mais dans ce que je fais.
C’est être prétentieux que de dire cela ? Et alors ?
**** Pour vous aujourd'hui mes trois bonheurs (très différents certes) de ce 1er janvier 2013 :
*ERNEST ET CÉLESTINEau cinéma, une petite merveille à voir seul, tout seul et sans honte!
* Un échange fabuleux avec DANIELLE JACQUI ...
Je ne sais pour quelle raison j'avais noté que l'anniversaire de Danielle était le 1er janvier !
Hier donc petit message d'amitié et pensées pour cette femme que j'admire tant !
Puis plus tard petit tour sur facebook et oh consternation Danielle Jacqui est né le 2 février ...
Donc mail d'excuse et .... LA RÉPONSE DE DANIELLE !
bonjour sophie et bonne année 2013
En fait..............Vous ne vous trompiez pas tellement.
Ma légende veut, et c'est plus qu'une légende, puisqu'elle a toujours
été racontée par "Renée", ma Maman. J'étais attendue, pour les tout
premiers jours de janvier!
Mais je ne voulais pas sortir!
La peur, toujours elle, je suppose!.........."Dépassant mes peurs, j'avance dans la vie"!
je suis arrivée le 2 février, finalement.
Ma maman racontait que j'avais des cheveux longs jusque dans le cou,
et des ongles qu'il a fallut couper tant ils avaient poussé dans la tiédeur du sein maternel.
du coup, légende ou pas!
les astrologues qui regardent mon horoscope et sans même être mis au
courant des aléas, disent que la difficulté de ma vie est que j'aurais
deux karmas. Celui de ma date attendue en début janvier et celui de mon
arrivée en ce monde le 2 février!
et la légende se confirme en ce moment, ou mes deux vies croisent les
deux grandes parallèles de karma, à l'instant encore où vieille dame
j'aspirerais au respect de mon âge, et à demeurer dans la seule
conflagration qui m’intéresse: le Colossal d'art brut-ORGANuGAMME-
Je nous la souhaite bonne cette neuve année, chère Sophie, et je vous embrasse.
danielle
PS En tous les cas, si vous aimez les histoires, c'en est une!
*Et enfin un (très beau)texte d'Alain Paire reçu à 23h40 sur Raymond Reynaudet qu'il faut découvrir dans sa totalité sur son blog :
Raymond Reynaud, un artiste de la Neuve Invention chez Marseille 2013
Raymond Reynaud, à La Peyronnette, près de Senas (photo Jean Bernard).
Il était né à Salon-de-Provence le 8 octobre 1920. Sa ville natale ainsi que l'association des amis de, Raymond Reynaud organisent pour le prochain été, sous la responsabilité de Juliette Laffon, déléguée
aux arts plastiques de Marseille-Provence 2013, une rétrospective qui regroupera une, cinquantaine
de ses peintures et de ses sculptures dans la Salle Septier de Salon, du 6 juillet, au 29 septembre.,
Raymond Reynaud était un homme plein d'humour, de malice et de délicatesse. La faconde
méridionale, les éclats de rire, le courage et la vivacité de ce personnage foncièrement simple et
généreux étaient, merveilleusement contagieux. Son coeur fut souvent malade, de méchantes dépressions
le guettèrent, et le maltraitèrent lorsqu'il fut contraint d'abandonner son métier de peintre en bâtiment. Plusieurs, médecins, des guérisseurs plus ou moins convaincants, un grand amour de la vie, la compagnie d'Arlette, qu'il épousa en 1959, toutes sortes de ruses et de finesses, ainsi qu'une très belle force intérieure lui, permirent d’œuvrer entre Alpilles et Durance, jusqu'à l'âge de 87 ans., Sa biographie raconte qu'il avait perdu sa mère dés l'âge de douze ans et que son père s'était remarié., Il n'avait pas réussi son certificat d'études. Tout en devenant apprenti-peintre en bâtiment, il avait, volontiers participé aux cours du soir de l'école d'art de Salon : des natures mortes et des paysages, provençaux sans saveur particulière témoignent pour son assiduité. Il suivit aussi des cours de solfège., Son saxophone lui permit de fonder des orchestres de bal-musette qui sillonnèrent les campagnes, pendant cinq joyeuses années : les petits groupes d'amis qu'il avait réunis s'appelaient, Donald et ses boys, Rigth Music, ou bien Bikini Jazz.
"Monsieur Edouard", gouache huilée sur contreplaqué, format 60 x 88 cm (photo Jean Bernard).
( A noter les magnifiques photos de Jean Bernard qui accompagnent cet article)
Une immense émotion en découvrant ces trois oeuvres de Marie-Christine Bourven réalisées en 1978 ... Céres Franco ne s'y est pas trompée et possède des dessins de cet artiste prodigieuse .
"Ce livre vient d’un muséum intime et buissonnier, c’est-à-dire d’une boîte à trésors, d’où surgiront notamment un rat musqué, un cygne noir, un réalisateur tchèque un peu sadique, des yeux de verre, des modèles d’invertébrés, un bateau-lumière, des poulpes brandis sur des harpons, des girelles et bogues scintillantes, une invasion de mouches, la charogne d’une baleine, un grand artiste allemand, une meute de poètes, des bouleaux et des brumes, un paléontologue mystique, un carabin pris de vertige métaphysique, un neurobiologiste athée, l’ombre d’un entomologiste méridional, des parents terribles, une panthère en cage, des scarabées et quelques orthoptères, un fœtus, une momie de cigale, un pyromane imaginaire, et d’autres bijoux minuscules."
publication le 2 février 2012 aux Éditions Gallimard.
" Il faisait sombre et humide, les vitaux étaient sales très bleus . J'étais venu chercher le froid -une tombe peut être où me protéger . Parce que, si les portes claquent, que les cris retentissent et qu'on a besoin de trouver un lieu d'ordre, alors que tout semble s'effondrer ou se déchirer, on a parfois l'instinct de se blottir au creux des morts. Il n'y a qu'eux pour prendre soin de vous. "
Un texte que j'aime sur cette artiste que j'aime tant ! Un texte que j'aurais aimé écrire ...
" Elle était de ces enfants qu’on installe devant un livre, une toile ou un piano et à qui on dit doucement : « Joue qui tu veux, joue ce que tu veux, je te montre quelques mots, quelques teintes, quelques gammes… mais après… tu te débrouilles grenouille… ».Est-ce pour cette raison que Marie , fille d'un Éditeur apprécié et d'une mère Peintre n'a jamais été inscrite aux BEAUX ARTS et n'a pas beaucoup aimé s'ennuyer sur les bancs d'école...Il y avait beaucoup mieux à la maison... Un ballet perpétuel d'artistes , d'écrivains a gravité autour d'elle, bien congruente dans un décor de mots et de couleurs d'une incroyable liberté. Marie Morel a eu une enfance très heureuse... Sa gravité future viendra au fur et à mesure, avec l'expérience de l'amour et de la maternité (par trois fois!). Un père , pour elle est celui qui ne se contente pas de caresser une peau féminine comme un propriétaire terrien fier d'y avoir apposé sa graine.C'est celui qui se lève la nuit pour consoler l'enfant et qui n'oublie pas d'apporter sa contribution matérielle au "poireau-pomme-de-terre" du quotidien. Marie adore l'Amour et faire l'Amour... Mais elle se passe volontiers des hommes ventouses...Elle les aime drôles, créatifs,audacieux ou graves, simplifiés et tendres...Parmi ses amis écrivains figurent sans jamais se confondre, Pascal Quignard ou Charles Juliet... Marie Morel , comme son père ne craint pas les contrastes. Et parmi les peintres , elle choisit d'emblée les plus singuliers et si possible les moins ovationnés. Le mélange de ses REGARDS est détonant, étonnant, détersif...Quant à sa peinture, d'aucuns la trouveront naïve ou de facture enfantine, c'est la regarder mal... Je vous défie de parvenir à "lire" de façon correcte et exhaustive une grande toile de Marie exposée à la Halle St Pierre de Paris ou d'ailleurs. Marie n'a pas froid aux yeux , elle va à l'érotique comme d'autres vont au golf, avec pugnacité et concentration.Marie Morel est une intellectuelle aux mains savantes. Elle est une auberge de bon sens et de passion pour l'art. Si on la rencontre à proximité de son Atelier ( sans en épuiser le mystère) Marie Morel ne s'oublie plus et ne vous oublie plus.C'est une amie exceptionnelle d'exigence et de liberté."
(Les photos présentées aujourd'hui sont de Pierre Morel)
Je vous conseille deux adresses très différentes :
La première pour un repas raffiné à la CASA DA MUSICA (av. da Boavista) dans un bâtiment plus qu'original réalisé par Rem Koolhaas.
Un premier menu à 19,5 euros et le menu gastronomique à 22 euros à prendre sans hésiter .
En entrée velouté au foie gras, œuf poché et vinaigre de truffe (sublime!), filets de rougets, riz à la marinade d'algues et carottes croquantes et un dessert à mourir de plaisir un parfait au chocolat, sauce à la menthe accompagné d'un fruit de la passion givré !
La deuxième très sympathique recommandée par mon amie Françoise/
Chez ANTUNES ( 525 rua de Bomjardin - métro Trindade) pour une cuisine traditionnelle et copieuse. Nous avons ce jour là mangé un savoureux petit salé mais les plats changent en fonction des jours de la semaine (il y a des tripes de Porto , des spécialités portugaises ...). Le service est souriant .