Les Grigris de Sophie ce sont bien sûr des broches, des colliers et des sacs … mais c’est aussi un blog !

Les Grigris de Sophie ce sont bien sûr des broches, des colliers et des sacs …

Mais c’est aussi un blog ! Un blog dans lequel je parle de CEUX et de CE que j’aime …
HHHHHHHHHHHHHHHHHHHH
Vous trouverez ici des artistes, des lieux insolites, des recettes, des films, des expositions, des musiques, des spectacles, des photographies d’amis ….
Tout ce qui rend la vie meilleure, tout ce qui rend ma vie meilleure !

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dimanche 6 janvier 2013

EVELYNE POSTIC A NEW YORK


"Il y a notre planète, bien concrète avec ses océans habités d'êtres mystérieux, aux formes et couleurs extraordinaires, avec ses forêts peuplées d'animaux, et d'insectes dont la morphologie ne cesse de nous étonner... Il y a nous, les humains, aux couleurs de peau diverses, avec nos coutumes et nos cultures différentes., Et il y a des mondes invisible, aussi bien organisés que le nôtre, les bactéries, les virus multiples et variés dans leurs formes et activités., Ces mondes nous sont accessibles avec des microscopes. Mais il y a d'autres mondes présents que nous ne pouvons ni voir, ni entendre, ni toucher., J'ai inventé un monde, où les humains s'identifient dans la forme au monde végétal et animal, tout en gardant leur intégrité d'humain., Ce sont des mondes imaginaires que je dessine, peins et sculpte avec l'espoir que la vie peut exister, ailleurs et répondre à cette question angoissante, pourquoi suis-je sur cette planète?"







( Les ailes du serpent, encre sur papier arche, 65x50cm, 2012)

(Les esprits protecteurs 1 encre sur papier arche, 65 x50 cm , 2012)

(Les ailes du désir 1 encre sur papier arche 65x50cm 2012)



Postic, créatrice d’univers

"On croit voir deux sacs pulmonaires. Et cette outre molle : un cœur attendant de se remettre à battre ? Un foie gagné par une putréfaction insidieuse qui le corrompt cellule par cellule ? Des nœuds de viscères se contorsionnent, comme s’ils refusaient la dissolution, l’anéantissement. La mort en marche, alors, dans son travail opiniâtre ? Peut-être. Mais on sait aussi que de la mort renaît la vie, que, de la pourriture organique des efflorescences peuvent jaillir, proliférer en massifs floraux arborescents, toutes tiges dressées vers le ciel, toutes feuilles à l’écoute du vent, toutes graines prêtent à éclore, pour continuer le cycle. Car à bien y regarder... Cet opercule ogivale, là, en bas d’une masse organique prête à frémir, n’est-ce pas un sexe de femme en attente d’ensemencement ? Quand à cette créature crocodilienne qui pourrait tout aussi bien être une bûche abandonnée aux éléments, un rocher rugueux craché par un volcan, que porte-elle drapé sur ses reins ? Une nuée d’étoiles ! – portes ouvertes sur l’infini du cosmos. Ainsi chez Postic, est-il vain de vouloir sérier, classifier, étiqueter : l’humain, l’animal, le végétal, le minéral sont tout un, le microcosme rejoint le macrosmos, l’inanimé fermente pour recracher du vivant. Dans ces tracés sibyllins aux courbes qui se mordent, ces fines nervures gravées par le stylet d’un généticien fou, ce crépi maniaque tavelant toute chose, tout être, et qu’on croit volontiers issu des coups de pioche d’un paysan sur une terre fertile d’où tout va croître, un monde naît. Mieux : un univers. C’est cette architecture en Génèse permanente qui caractérise le travail opiniâtre de Postic, créatrice d’univers."

Jean-Pierre Andrevon

*** Les trois dessins du bas  seront exposés à Outsider Art Fair en février 2013 à New-York avec la galerie Bourbon-Lally.

Le vernissage aura lieu le 31 janvier 
Le salon se déroule du 1er au 3 février 2013


Adresse:  548 West 22nd Street
               New York City

 


LE SITE
(cliquer sur le lien)







samedi 5 janvier 2013

FREDERIC VOISIN EXPOSE " MEMENTO MORI - ENFERS ET DAMNATION" A CARNEGIE


Il y avait beaucoup de monde au vernissage de l'exposition de FRÉDÉRIC VOISIN le jeudi 13 décembre, des discours réussis et un public impressionné et heureux, émoustillé par  cette euphorisante plongée en enfer.
Cette exposition rémoise à la scénographie originale commence aux portes de la Bibliothèque et mérite absolument une visite ....




(photos facebok)










(les 5 photos du bas proviennent de facebook ou du site de l'artiste )


Journaux locaux ou nationaux, cette exposition commence sérieusement à  faire parler d'elle et bientôt c'est à LA HALLE SAINT PIERRE à Paris qu'il sera possible de rencontrer des oeuvres de FRÉDÉRIC VOISIN ( dans  le cadre de l'exposition HEY, modern art et pop culture Part II  mais de celle-ci je reparlerai ici bien sûr) !


L'enfer coloré de Frédéric Voisin

Pour ses gravures  (à gauche : « Hey ! »),  l'artiste s'est inspiré d'œuvres anciennes (à droite).
  

"REIMS (Marne). Frédéric Voisin poursuit son dialogue entre art ancien et contemporain en réinterprétant à sa façon les visions de l'Enfer des artistes des siècles passés. Exposition « Memento Mori-Enfers et damnation » à Carnegie. IL a confronté sa vision contemporaine de l'univers de Dürer avec son « Apocalypse », présentée au musée Le Vergeur. Il a exposé dans les cathédrales de Reims et Laon, au musée de Soissons, au château de Sedan : Frédéric Voisin, peintre et graveur installé à Reims, est à présent connu comme celui qui investit les lieux du patrimoine historique.
Il lui manquait encore les bibliothèques. C'est chose faite : la bibliothèque Carnegie accueille « Memento Mori - Enfers et damnation ».
« Après l'Apocalypse, il me paraissait logique de poursuivre avec les enfers. J'ai demandé à Matthieu Gerbault, alors directeur de la bibliothèque Carnegie, s'il avait dans ses fonds anciens, des incunables ou autres documents sur le sujet ».
L'idée de construire une exposition avec les gravures de Frédéric Voisin en regard d'œuvres plus anciennes séduit Matthieu Gerbault qui met à sa disposition une partie des ressources de la bibliothèque.
Delphine Quéreux, intéressée par le projet, continue les recherches avec l'aide efficace du personnel de Carnegie. Elle sollicite ses collègues des bibliothèques de Châlons-en-Champagne et Troyes qui, de leur côté, rassemblent des documents.
Vision effrayante et poétique
En 2010, Frédéric Voisin entreprend de réaliser une quarantaine de gravures sur linoléum. Ses sources d'inspiration vont de l'iconographie médiévale à Edmé Moreau, graveur rémois du XVIIe siècle, en passant par Jérôme Bosch ou encore Brueghel.
L'artiste a réinterprété les figurations classiques de l'enfer pour en offrir une nouvelle vision effrayante et poétique, foisonnante de détails. « L'art médiéval est truffé de symboles et de codes », explique Frédéric Voisin qui montre une des gravures « Concedo nulli » (Je ne cède en rien) : « J'étais en train d'y dessiner des tours de refroidissement de centrales nucléaires quand s'est produite la catastrophe de Fukushima ».
« Sa sensibilité lui ouvre les yeux sur les désordres objectifs de notre société », écrit Patrick Demouy, au sujet de l'artiste, dans le catalogue de 80 pages édité avec le soutien de la Région."

L'ARTICLE

(cliquer sur le lien)







Un texte de Claire Lagrange :


" Dans cette exposition le thème de l’Enfer et de la damnation constitue le sujet d’exploration artistique. Une quarantaine de ses gravures sont présentées en regard d’œuvres plus anciennes, issues des collections de la bibliothèque Carnegie, mais aussi de la médiathèque de l’agglomération troyenne et de la bibliothèque municipale Georges Pompidou de Châlons-en-Champagne.

Après des études à l'école supérieure des arts appliqués à Paris, Frédéric Voisin démarre sa carrière dans les années 1980 dans le domaine de l’illustration : pour la presse, les agences de publicité et le monde musical. Il vit et  travaille à Londres, expose en Angleterre, au Canada, aux Etats-Unis, au Japon. En 2000, il s’installe à Reims et choisit de se consacrer exclusivement à la gravure et à la peinture. Alors que sa peinture est résolument abstraite, c’est la figuration qu’il choisit de privilégier pour l’estampe. Sa technique est celle de la gravure sur linoleum, procédé issu de la xylographie ou gravure sur bois déjà pratiquée à la fin du Moyen Age. Par ailleurs, son œuvre témoigne de multiples sources d’inspiration entre arts ancien et contemporain : de l’iconographie médiévale à Edmé Moreau, graveur rémois du XVIIe siècle, en passant par Jérôme Bosch ou encore Brueghel.

« Cette exposition est la suite directe de la précédente, Apocalypse. J'ai en effet souhaité lui trouver une suite logique, tout en m'attaquant à une série importante de nouvelles gravures, et la logique veut qu'après la fin du monde vienne la mort. Je me suis donc tourné vers les thèmes des Enfers, des danses macabres et du Memento Mori, « souviens-toi que tu vas mourir » en latin », confie l'artiste. Accueillant l'exposition et transformée pour l'occasion, la bibliothèque Carnegie, incontournable du patrimoine rémois, fait partie de ces beaux lieux qu'affectionne particulièrement Frédéric Voisin et dans lesquels il aime exposer, à l'image de la cathédrale l'an passé. « Ça n'est pas toujours évident de travailler dans des endroits comme ceux-là déjà chargés d'Histoire mais c'est aussi pour ça que j'aime y présenter des choses. Mêler l'art contemporain au patrimoine m'intéresse beaucoup », précise-t-il. Plus que cela, Memento Mori : Enfers et Damnation est une exposition didactique dévoilant de petits trésors, mettant en regard les gravures de l'artiste à de nombreux ouvrages prêtés par les bibliothèques de Reims, Troyes et Châlons-en-Champagne, datant du Moyen-âge et de la Renaissance, époques où l'approche de ces thèmes était bien loin de celle que l'on a aujourd'hui. « La mort et les Enfers ont en effet été beaucoup traités par les artistes de l'époque car leur vision était tout autre. Les gens étaient bien plus imprégnés de ces deux notions que nous ne le sommes aujourd'hui. J'ai pourtant choisi de travailler dessus car, si l'idée un peu désuète de l'Enfer fait sourire, la mort en revanche nous concerne tous et est notre seule certitude. J'ai donc voulu mettre en parallèle la façon dont chaque époque abordait ce thème, la nôtre y compris », explique Frédéric Voisin. Soutenu par son mécène et par la région, l'artiste ne cache pas son enthousiasme à l'idée d'exposer de nouveau dans la Cité des Sacres : « En moyenne, j'expose tous les deux ans à Reims et comme d'habitude, je suis heureux comme tout ! Surtout qu'après avoir passé deux ans dans mon atelier, j'ai eu la chance de travailler avec une équipe formidable au moment de l'installation. C'est aussi grâce à eux que l'exposition peut avoir lieu dans de bonnes conditions ! » Pour la découvrir, rendez-vous en Enfer !"


L'ARTICLE 

(cliquer sur le lien)


UN texte est aussi paru dans l'Officiel Galeries et Musées :

Bibliothèque municipale Carnegie, Reims

Memento Mori - Enfers et damnation


"La Bibliothèque Municipale de Reims présente "Memento Mori - Enfers et damnation", autour de l’oeuvre gravé du Rémois Frédéric Voisin. Une exposition plutôt colorée et décapante !
Après des études à l'école supérieure des arts appliqués à Paris, Frédéric Voisin démarre sa carrière dans les années 1980 dans le domaine de l’illustration : pour la presse, les agences de publicité et le monde musical. Il travaille à Londres, expose en Angleterre, au Canada, aux Etats-Unis, au Japon.
En 2000, il s’installe à Reims et se consacre désormais à la gravure et à la peinture. Alors que sa peinture est résolument abstraite, c’est la figuration qu’il choisit de privilégier pour l’estampe. Sa technique est celle de la gravure sur linoleum, procédé issu de la xylographie ou gravure sur bois déjà pratiquée à la fin du Moyen Age. Par ailleurs, son oeuvre témoigne de multiples sources d’inspiration entre arts ancien et contemporain : de l’iconographie médiévale à Edmé Moreau, graveur rémois du XVIIe siècle, en passant par Jérôme Bosch ou encore Brueghel. Sa précédente exposition, présentée au musée-Hôtel le Vergeur en 2010, lui avait permis de confronter sa vision de l’Apocalypse avec celle de Dürer. Dans cette nouvelle exposition, il s’intéresse au thème de l’Enfer et de la damnation et ses gravures sont présentées en regard d’oeuvres plus anciennes, issues des collections de la bibliothèque Carnegie, de la médiathèque de l’agglomération troyenne et de la bibliothèque municipale de Châlons-en-Champagne."



 LE SITE de la revue








Du 11 décembre 2012 au 02 mars 2013 à la Bibliothèque Carnégie
2, place Carnegie – Reims. Tel : 03 26 77 81 41.Entrée libre 

Catalogue de l'exposition disponible sur place au prix de 20 euros.
Et si vous êtes tentés par l'achat d'une sérigraphie ( 75 à 90 euros) , cliquer sur ce LIEN
Moi j'ai craqué pour HEY version rouge !


Et bientôt sur Les Grigris des textes de Michel Bénard sur son ami Frédéric Voisin !


vendredi 4 janvier 2013

DANS L'ATELIER DE CATHERINE URSIN ... A PARIS ET A LYON

Il y a quelques mois j'ai eu la chance de visiter l'atelier de CATHERINE URSIN,  ma femme de métal préférée !










"femme-cancer - femmes pendues - femmes noyées - femme recousue - femme qui ne parle plus - bouches cousues - paupières cousues - sexes cousus - ventres cousus - femmes attachées - femme brisée - femme attachée à la mort - femme clouée - femme mangée - femme dévorée par les charognards - le cancer - les loups - femme découpée - femme au coeur cousu, recousu, écorné, chiffonné - femme morte - femme poussière - femme effondrée - femme malade - femme folle - femme habitée - femme-oiseau - femme-crapaud - femme clouée - femme ensorcelée - femme sorcière - femme entière - femme sauvage - femme en flammes - femme brûlée, femme séparée, femme découpée - femme endeuillée - femme noire, femme rouge - femme sang - femme en colère, femme perdue, femme transparente - femmes disparues..."







.... le bonheur aussi de feuilleter ses livres magnifiques ...








Aujourd'hui je reçois un mail : CATHERINE vide son atelier ... à Lyon !

QU'ON SE LE DISE !!!


                                                               Hello !

du 7 au 27 janvier 2013
je vide mon atelier au UN RUE TERME 1, rue Terme 69001 Lyon


Ce sera ouvert du mercredi au samedi de 13 à 18h ou sur rendez-vous au 
04 78 87 93 64 
 06 14 68 33 37


Je serai présente les samedis 12-19-26 de 13 à 20h






Et le mercredi 16 janvier à 15h
la médiathèque du Bachut proposera un temps de rencontre sur les violences 
faites aux femmes
 avec Catherine Ursin


Médiathèque du Bachut 2 place du 11 novembre 1918 69008 Lyon
 
Si cette rencontre du 16 janvier vous intéresse, si vous pensez pouvoir mobiliser
 un groupe pour y assister,
merci de vous signaler auprès de Coralie Laurent : claurent@bm-lyon.fr 
ou 04-78-78-11-72,
 ou au standard de la médiathèque :
 04-78-78-12-12








Catherine Ursin 06 14 68 33 37 - 01 40 31 52 61



CATHERINE ET LES GRIGRIS DE SOPHIE 
(cliquer sur le lien)




jeudi 3 janvier 2013

2013 RAISONS D'AIMER 2013 ... DANIELLE JACQUI, RAYMOND REYNAUD ET ERNEST ET CELESTINE ....


Les premiers vœux sont arrivés !

D'un peu partout, de Hongrie (Melitta), d'Italie (Joanna), des Pays Bas (Henk), de Corse (Claude), des vœux en breton aussi (Jean-Jacques) !
Beaucoup évoquent les voyages à venir : La Roumanie et le cimetière de Sapanta pour Ghislaine et Philippe, Venise et son Carnaval puis l'Ecosse pour Jean-Michel...
D'autres ont commencé l'année avec un petit séjour en pays flamand (Marie-Christine et Jean-Charles) .
Michel a rencontré Paul Amar et Rosie et évoque leur vitalté renversante, Alain me souhaite un blog bien "dodu" et j'avoue que ce mot me réjouit !
Valérie et Nicolas m'annoncent leur nouvelle vie à deux, Odile sera  grand-mère en mai et Pierre verra la parution de son nouveau livre en mars  .
Catherine vide son atelier à Lyon et de cela je reparlerai bientôt sur les Grigris !
Thierry évoque l'année des Manchots " résistant aux conditions extrêmes, grégaires et solidaires"....
 Michel écrit ... 2013 raisons de penser que l'Art donne à l'homme l’accès à sa métamorphose et que la poésie est peut-être encore l'ultime voie d'espérance offerte à l' humanité."
Marie me dit que " pour elle chaque année recommencée est une nouvelle aventure vers l'art", Anne-Marie
envoie ses vœux avec l'œuvre de Pascale Marthine Tayou " l'arbre à palabres"  et écrit " Alors continuons ou commençons à palabrer" et Albert qu'" il faut espoir garder jusqu'au dernier souffle. C'est cela la vraie condition humaine. C'est pour cela que 2013 sera encore plus belle car elle sera ce que nous en ferons".

 Il y a aussi le beau message de Jacqueline :

"... la vie qui, tous les jours, reprends son cours
... avec l'eau que l'on découvre au creux d'une souche
... avec la cabane que l'on répare depuis des semaines pour le petit qui est là
... et puis tout à coup, dans l'urgence, pour le petit nouveau qui va naître...
... dans un potiron peut-être, si lourd, qu'il faudra faire appel à "famille brouette"
... avec Lili qui adore tellement les fleurs qu'elle les mange parfois 
... avec le soleil doré qui se couche pour revenir tous les demains
avec, avec, avec... des photos de tous les jours, c'est ça la vie.
Il faut, comme toi, beaucoup l'aimer, pour qu'elle revienne quand elle fait mine de s'en aller ou qu'elle s'en va vraiment avec des êtres qui nous sont chers."


Et puis il y a le commentaire laissé par Jean-Pierre :

 "Alors un petit défi pour commencer l’année ? Pourquoi pas ?
-Le monde sera beau / Je l’affirme et je signe-chante Jean Ferrat.
Si j’étais un pessimiste systématique, j’hausserais les épaules : Ferrat pense sans doute à l’avenir radieux offert par le marxisme léninisme. Brrrr….
Du coup je trouverais que les gens qui se réjouissent sont des niais ou des affabulateurs.
Et l’enfant qui cours vers moi et qui jette ses bras autour de mon cou ? Et l’alouette qui monte dans l’azur en gazouillant ? C’est bien réjouissant, non ?
Mais l’enfant deviendra un adolescent ricanant et le chasseur à l’affut attend que l’oiseau soit tout en haut du ciel pour l’abattre…

Moi, je crois que le monde sera beau tant qu’il y aura des gens comme Jean Ferrat capables de le chanter avec une belle et chaude voix. Et donc je crois qu’on peut se réjouir à condition de savoir chanter – ou au moins de créer, quelque chose qui nous réjouisse. Après tout quand j’écris des textes qui m’excitent un peu, ou quand en lisant – ou en voyant un film – je trouve des idées que je ne savais pas posséder – je pense que la vie vaut la peine d’être vécue.

Bref : je trouve des raisons de me réjouir non pas dans ce que j’espère, mais dans ce que je fais.
C’est être prétentieux que de dire cela ? Et alors ?



**** Pour vous aujourd'hui mes trois  bonheurs (très différents certes) de ce 1er janvier 2013 :

* ERNEST ET CÉLESTINE au cinéma, une petite merveille à voir seul, tout seul et sans honte!


* Un échange fabuleux avec DANIELLE JACQUI ...

Je ne sais pour quelle raison j'avais noté que l'anniversaire de Danielle était le 1er janvier !
Hier donc petit message d'amitié et pensées pour cette femme que j'admire tant !
Puis plus tard  petit tour sur facebook et oh consternation Danielle Jacqui est né le 2 février  ...
Donc mail d'excuse et .... LA RÉPONSE DE DANIELLE !


bonjour sophie et bonne année 2013
En fait..............Vous ne vous trompiez pas tellement.
Ma légende veut, et c'est plus qu'une légende, puisqu'elle a toujours été racontée par "Renée", ma Maman. J'étais attendue, pour les tout premiers jours de janvier!
Mais je ne voulais pas sortir!
La peur, toujours elle, je suppose!.........."Dépassant mes peurs, j'avance dans la vie"!
je suis arrivée le 2 février, finalement.
Ma maman racontait que j'avais des cheveux longs jusque dans le cou, et des ongles qu'il a fallut couper tant ils avaient poussé dans la tiédeur du sein maternel.
du coup, légende ou pas!
les astrologues qui regardent mon horoscope et sans même être mis au courant des aléas, disent que la difficulté de ma vie est que j'aurais deux karmas. Celui de ma date attendue en début janvier et celui de mon arrivée en ce monde le 2 février!
et la légende se confirme en ce moment, ou mes deux vies croisent les deux grandes parallèles de karma, à l'instant encore où vieille dame j'aspirerais au respect de mon âge, et à demeurer dans la seule conflagration qui m’intéresse: le Colossal d'art brut-ORGANuGAMME-
Je nous la souhaite bonne cette neuve année, chère Sophie, et je vous embrasse.
danielle
PS En tous les cas, si vous aimez les histoires, c'en est une!



* Et enfin un (très beau)texte d'Alain Paire reçu à 23h40 sur Raymond Reynaud et qu'il faut découvrir dans sa totalité sur son blog :

Raymond Reynaud, un artiste de la Neuve Invention chez Marseille 2013



decharge






















Raymond Reynaud, à La Peyronnette, près de Senas (photo Jean Bernard). 

Il était né à Salon-de-Provence le 8 octobre 1920. Sa ville natale ainsi que l'association des amis de, Raymond Reynaud organisent pour le prochain été, sous la responsabilité de Juliette Laffon, déléguée
 aux arts plastiques de Marseille-Provence 2013, une rétrospective qui regroupera une, cinquantaine
de ses peintures et de ses sculptures dans la Salle Septier de Salon, du 6 juillet, au 29 septembre.,
 Raymond Reynaud était un homme plein d'humour, de malice et de délicatesse. La faconde
méridionale, les éclats de rire, le courage et la vivacité de ce personnage foncièrement simple et
généreux étaient, merveilleusement contagieux. Son coeur fut souvent malade, de méchantes dépressions
 le guettèrent, et le maltraitèrent lorsqu'il fut contraint d'abandonner son métier de peintre en bâtiment. Plusieurs, médecins, des guérisseurs plus ou moins convaincants, un grand amour de la vie, la compagnie d'Arlette, qu'il épousa en 1959, toutes sortes de ruses et de finesses, ainsi qu'une très belle force intérieure lui, permirent d’œuvrer entre Alpilles et Durance, jusqu'à l'âge de 87 ans., Sa biographie raconte qu'il avait perdu sa mère dés l'âge de douze ans et que son père s'était remarié., Il n'avait pas réussi son certificat d'études. Tout en devenant apprenti-peintre en bâtiment, il avait, volontiers participé aux cours du soir de l'école d'art de Salon : des natures mortes et des paysages, provençaux sans saveur particulière témoignent pour son assiduité. Il suivit aussi des cours de solfège., Son saxophone lui permit de fonder des orchestres de bal-musette qui sillonnèrent les campagnes, pendant cinq joyeuses années : les petits groupes d'amis qu'il avait réunis s'appelaient, Donald et ses boys, Rigth Music, ou bien Bikini Jazz.


3Edouard
































"Monsieur Edouard", gouache huilée sur contreplaqué, format  60 x 88 cm (photo Jean Bernard).


( A noter les magnifiques photos de Jean Bernard qui accompagnent cet article)



LE LIEN VERS LE TEXTE D'ALAIN PAIRE 
à lire absolument !

(cliquer sur le lien) 
 


mardi 1 janvier 2013

BONNE ANNEE 2013 !!!!



" J'aime tant la vie que chaque jour elle recommence"




2013 raisons ... d'aimer, de se lever chaque matin, d'être là !
2013 raisons de vivre !

TRÈS BONNE ET TRÈS HEUREUSE ANNÉE 2013 !



... Je compte sur vous pour  que vous me disiez VOS raisons .... 
et j'attends vos messages sur lesgrigrisdesophie@gmail.com...


lundi 31 décembre 2012

MARIE-CHRISTINE BOURVEN ET L'ART BRUT

Une immense émotion en découvrant ces trois oeuvres de Marie-Christine Bourven réalisées
 en 1978 ...
Céres Franco ne s'y est pas trompée et possède des dessins de cet artiste prodigieuse .

MARIE-CHRISTINE BOURVEN INCONDITIONNELLEMENT ! 






dimanche 30 décembre 2012

LE DEDANS DES CHOSES DE PATRICK AUTREAUX


"Ce livre vient d’un muséum intime et buissonnier, c’est-à-dire d’une boîte à trésors, d’où surgiront notamment un rat musqué, un cygne noir, un réalisateur tchèque un peu sadique, des yeux de verre, des modèles d’invertébrés, un bateau-lumière, des poulpes brandis sur des harpons, des girelles et bogues scintillantes, une invasion de mouches, la charogne d’une baleine, un grand artiste allemand, une meute de poètes, des bouleaux et des brumes, un paléontologue mystique, un carabin pris de vertige métaphysique, un neurobiologiste athée, l’ombre d’un entomologiste méridional, des parents terribles, une panthère en cage, des scarabées et quelques orthoptères, un fœtus, une momie de cigale, un pyromane imaginaire, et d’autres bijoux minuscules."


publication le 2 février 2012 aux Éditions Gallimard.










" Il faisait sombre et humide, les vitaux étaient sales très bleus . J'étais venu chercher le froid -une tombe peut être où me protéger . Parce que, si les portes claquent, que les cris retentissent et qu'on a besoin de trouver un lieu d'ordre, alors que tout semble s'effondrer ou se déchirer, on a parfois l'instinct de se blottir au creux des morts.
Il n'y a qu'eux pour prendre soin de vous. "



LE SITE DE L'ARTISTE

samedi 29 décembre 2012

MARIE MOREL: EXIGENCE ET LIBERTÉ

 Un texte que j'aime sur cette artiste que j'aime tant ! 
Un texte que j'aurais aimé écrire ... 






" Elle était de ces enfants qu’on installe devant un livre, une toile ou un piano et à qui on dit doucement : « Joue qui tu veux, joue ce que tu veux, je te montre quelques mots, quelques teintes, quelques gammes… mais après… tu te débrouilles grenouille… ».Est-ce pour cette raison que Marie , fille d'un Éditeur apprécié et d'une mère Peintre n'a jamais été inscrite aux BEAUX ARTS et n'a pas beaucoup aimé s'ennuyer sur les bancs d'école...Il y avait beaucoup mieux à la maison... Un ballet perpétuel d'artistes , d'écrivains a gravité autour d'elle, bien congruente dans un décor de mots et de couleurs d'une incroyable liberté. Marie Morel a eu une enfance très heureuse... Sa gravité future viendra au fur et à mesure, avec l'expérience de l'amour et de la maternité (par trois fois!). Un père , pour elle est celui qui ne se contente pas de caresser une peau féminine comme un propriétaire terrien fier d'y avoir apposé sa graine.C'est celui qui se lève la nuit pour consoler l'enfant et qui n'oublie pas d'apporter sa contribution matérielle au "poireau-pomme-de-terre" du quotidien. Marie adore l'Amour et faire l'Amour... Mais elle se passe volontiers des hommes ventouses...Elle les aime drôles, créatifs,audacieux ou graves, simplifiés et tendres...Parmi ses amis écrivains figurent sans jamais se confondre, Pascal Quignard ou Charles Juliet... Marie Morel , comme son père ne craint pas les contrastes. Et parmi les peintres , elle choisit d'emblée les plus singuliers et si possible les moins ovationnés. Le mélange de ses REGARDS est détonant, étonnant, détersif...Quant à sa peinture, d'aucuns la trouveront naïve ou de facture enfantine, c'est la regarder mal... Je vous défie de parvenir à "lire" de façon correcte et exhaustive une grande toile de Marie exposée à la Halle St Pierre de Paris ou d'ailleurs. Marie n'a pas froid aux yeux , elle va à l'érotique comme d'autres vont au golf, avec pugnacité et concentration.Marie Morel est une intellectuelle aux mains savantes. Elle est une auberge de bon sens et de passion pour l'art. Si on la rencontre à proximité de son Atelier ( sans en épuiser le mystère) Marie Morel ne s'oublie plus et ne vous oublie plus.C'est une amie exceptionnelle d'exigence et de liberté."




(Les photos présentées aujourd'hui sont de Pierre Morel)

LE SITE DE MARIE

LE SITE DE PIERRE

(cliquer sur les liens)

 




vendredi 28 décembre 2012

OU MANGER A PORTO ?

Je vous conseille deux adresses très différentes :

La première pour un repas raffiné à la CASA DA MUSICA (av. da Boavista) dans un bâtiment plus qu'original réalisé par Rem Koolhaas.

Un premier menu à 19,5 euros et le menu gastronomique à 22 euros à prendre sans hésiter  .
En entrée velouté au foie gras, œuf poché et vinaigre de truffe  (sublime!), filets de rougets, riz à la marinade d'algues et carottes croquantes et un dessert à mourir de plaisir un parfait au chocolat, sauce à la menthe accompagné d'un fruit de la passion givré !






La deuxième très sympathique recommandée par mon amie Françoise/

Chez ANTUNES ( 525 rua de Bomjardin - métro Trindade) pour une cuisine traditionnelle et copieuse.
 Nous avons ce jour là mangé un savoureux  petit salé mais les plats changent en fonction des jours de la semaine (il y a des tripes de Porto , des spécialités portugaises ...).
Le service est souriant . 
 
 
 la Casa da Musica

Antunes 

(cliquer sur les liens) 
 
 
 

jeudi 27 décembre 2012