Les Grigris de Sophie ce sont bien sûr des broches, des colliers et des sacs … mais c’est aussi un blog !

Les Grigris de Sophie ce sont bien sûr des broches, des colliers et des sacs …

Mais c’est aussi un blog ! Un blog dans lequel je parle de CEUX et de CE que j’aime …
HHHHHHHHHHHHHHHHHHHH
Vous trouverez ici des artistes, des lieux insolites, des recettes, des films, des expositions, des musiques, des spectacles, des photographies d’amis ….
Tout ce qui rend la vie meilleure, tout ce qui rend ma vie meilleure !

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mercredi 11 mai 2011

LE MERCREDI 11 MAI 2011 A REIMS : GRIGRIS ET BILAL A VOLONTE !

CE MERCREDI 11 MAI 2011 C'EST ....

* une vente de GRIGRIS à la maison !
de 10 H à 20 H

Il y aura de nouveaux grigris bien sûr mais aussi du cake au cidre du Devonshire (la fameuse recette d'Agatha Christie) et du crumble à la rhubarbe, bananes et fruits rouges !






Et à partir de 17 H la présence d' ENKI BILAL chez ROSE ET SON ROMAN pour une séance dédicace de son dernier album " JULIA & ROEM "





UN HEUREUX 11 MAI ASSURÉMENT !!!!!!!!!

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*Une interview donnée par Bilal à Grégoire Amir-Tahmasseb :


* et une réservation encore possible pour ce soir 20H30 à la RMS :



mardi 10 mai 2011

ET MON COEUR TRANSPARENT DE VERONIQUE OVALDE



"...Les chaussures à talons aiguilles vivent leur vie de contes de fées sans le soutien de qui que ce soit, elles peuvent gésir à terre, sur un lino douteux, elles conservent une grâce miraculeuse et une splendeur distante ."

lundi 9 mai 2011

LES LUMINAIRES DE JEAN - PAUL BEAUGE

Il y a chez mon amie Isabelle de très beaux luminaires !
Elle les a commandés à JEAN-PAUL BEAUGE



" Un jour, il y a 25 ans, je suis tombé en admiration devant un lustre d'extérieur en fil de fer.
Ce fut le point de départ de ce qui allait devenir mon métier : De retour chez-moi, je m'en inspirai pour réaliser mon premier lustre.
Aujourd'hui, mon catalogue propose une centaine de modèles électrifiés ou à bougies, mais aussi des meubles d'appoint, des verres etc...qui, tous, tentent de répondre non seulement à des besoins esthétiques, mais aussi à des nécessités pratiques.
Le caractère artisanal de mon activité me permet d'adapter ces modèles de base à une demande ponctuelle de formes ou de couleurs.
Ma clientèle se rencontre le plus souvent parmi les amateurs d'artisanat qui cherchent à éviter les produits industriels ou d'importation vite démodés et surtout anonymes.
Ainsi, j'ai été, entre autres, le fournisseur de Christian Lacroix et du Centre National des Lettres de Paris.
Je serais heureux d'être aussi le vôtre."


Sur le site également une chaise ÉLÉPHANT bien sympathique :

http://www.artdenfer.fr/accueil.htm




Des nouvelles récentes de JEAN-PAUL BEAUGE et d'une exposition à venir  :

"Nous inaugurons notre nouvelle boutique située chez-nous au 645 rue de Pierrepont 60430 PONCHON, le samedi 28 mai de 14 à 19 heures.
 En plus de mes luminaires, il y aura les faïences de Sylvie THEMEREAU, avec qui je vis et collabore à certaines pièces, Caroline SOBCZAK et ses poteries, ainsi que les mosaïques de MOSAÏQUE TOONE."

dimanche 8 mai 2011

LES MARDIS 10, 17 ET 24 MAI A REIMS ...ET SI ON ALLAIT AU THEATRE EN TRAM !

* LE MARDI 10 MAI ...








le SUAC vous donne rendez vous à 19 heures à la station OPÉRA (devant l'ex grand théâtre de Reims)
Des tickets aller-retour vous seront remis pour rejoindre, en tram, le Centre Culturel du CROUS pour une soirée exceptionnelle à l'occasion de l'arrivée du tram à Reims.

Vincent Clergironnet nous propose à 19 h 30 "demain il fera jour !" suivi de "maintenant" à 21 h 15

...Demain il fera jour ! est le premier volet d’un diptyque qui est consacré aux hommes et aux femmes qui n’ayant pas renoncé à être les héros de leur propre vie, tentent de s’inventer un destin.

Maintenant ! est le deuxième volet de la réflexion commencée avec Demain il fera jour !

Vincent Clergironnet tente de parcourir la piste ouverte par l’un de ses personnages :

Dire non … C’est bien beau ! C’est courageux ! Ça fait du bien à la fierté ! Mais il y a l’après… Il faut l’inventer l’après…. (rire, émotion et grande humanité)



 * l'entracte nous donnera l'occasion de nous réunir autour d'une coupe

l'ensemble de la soirée vous est offert par l'Université. Nous comptons sur votre présence

N'hésitez pas à diffuser cette information

Par contre nous vous recommandons de réserver auprès de

magalie.ninin@univ-reims.fr ou 03.26.91.84.15
 
 
 
Centre Culturel du CROUS, rue Rilly la Montagne, Reims
 
 
http://www.facebook.com/home.php?#!/event.php?eid=122067547873757

* Deux autres soirées "THÉÂTRE" seront proposées les 17 et 24 mai !



* ON Y RETOURNE ON RECOMMENCE Le mardi 17 mai !Je vous invite cette fois ci à déguster (au figuré et en vrai) le FRICHTI DE FATOU, au Centre culturel du CROUS (début du spectacle 19h30, durée environ 1heure)





" Insoumise, naïve, têtue,
Fatou chemine pieds nus, se blesse, tombe, se redresse,
sans jamais se plaindre ni perdre son sens de l’humour
qui la propulse toujours un peu plus loin
sur le chemin de la connaissance
accompagnée de sa conscience
incarnée par une musicienne violoncelliste - contrebassiste.
Un hymne à la tolérance et à la connaissance,
pétillant d’humour et de saveurs."

samedi 7 mai 2011

MON REVE DE CERF...

MON RÊVE DE CERF .....

UN GRAND CERF magnifique, majestueux et puissant qui me regarde du haut d'une falaise, d'une quelconque paroi rocheuse ...souvenir d'un livre d'allemand de 6 éme et bonheur d'un séjour dans les Vosges en 1984 ....







LE CERF ET LES GRIGRIS :
http://lesgrigrisdesophie.blogspot.com/search/label/le%20cerf

vendredi 6 mai 2011

CAKE AU CIDRE DU DEVONSHIRE




Cake au cidre du Devonshire




Ingrédients :

-250 g de farine
-120 g de sucre
-120 g de beurre
-2 œufs
-1/2 l de cidre
-1 sachet de levure



Préchauffez votre four à 240 ° (th 8) pendant toute la préparation du cake, et mettez-y à fondre le beurre dans le moule.

Pendant ce temps, versez la farine dans la terrine et immédiatement après, la levure.

Mélangez bien à la fourchette, de là dépend la bonne montée de votre cake.

Ajoutez le sucre et la cannelle. Dans un autre terrine, battez les œufs vigoureusement jusqu’à ce qu’ils commencent à se transformer en mousse. Incorporez –les ensuite à la farine, et mélangez jusqu’à l’obtention d’une pâte harmonieuse.

Ajoutez le beurre fondu puis petit à petit le cidre sans cesser de remuer et laissez reposer 5 mn le mélange qui prend alors une consistance mousseuse.

Versez dans le moule et mettez à cuire à 200° (Th 6/7 ) pendant 45 mn , jusqu’à ce que votre cake prenne une belle couleur dorée. N’ouvrez surtout pas le four en cours de cuisson, car votre cake cesserait alors de gonfler .

J'ai essayé cette recette pendant les vacances et ....nous nous sommes régalés !

mercredi 4 mai 2011

L'ORIENT DES FEMMES VU PAR CHRISTIAN LACROIX AU MUSEE DU QUAI BRANLY




Quel bonheur pour une grigriteuse  que de plonger dans L'ORIENT DES FEMMES et de se déplacer au milieu de ses robes intemporelles , de ses robes habitées qui semblent voler au -dessus de nos têtes dans un ballet joyeux et coloré !

" Guidé par la couleur des fils sur le coton noir, l’argent lamé ou la soie rayée des doublures, la coupe des robes ailées et la teinture des étoffes nouées, Christian Lacroix a su déceler les pièces les plus remarquables."
" Il a imaginé le parcours de l’exposition comme une déambulation poétique. Les pièces forment un cortège immobile et planant. Elles habitent un espace coloré où se projette, dans une lumière feutrée et chaleureuse, l’imaginaire du couturier vers un Orient rêvé
Du noir à la couleur, de la nuit au jour, les robes semblent suspendues dans un temps figé dont le visiteur serait le spectateur clandestin. "
Il ne reste que quelques jours pour profiter de cette exposition puisqu'elle se termine le 15 mai !







"Elles font partie de ces cohortes d'inspiratrices qui m'ont montré la voie d'un métier où le vêtement se crée à mi-chemin du fantasme et de la réalité, de l'apparence volontiers menteuse et de la personnalité profonde, sans triche ." Christian Lacroix





 
 


" Les rouges, jaunes, bleus, verts, noirs s'entrechoquent en une joyeuse farandole ."






« Chaque robe est une autobiographie. »
"Chacune des créations présentées dévoile aux yeux des visiteurs un pan de l’histoire de ces femmes dont les mains, les gestes, les goûts et le talent, ont donné aux étoffes, aux fils de soie ou de coton, une part d’elles mêmes, composant chaque pièce comme une oeuvre d’art."  




Musée du quai Branly
37 Quai Branly
75007 Paris
01 56 61 70 00

http://www.quaibranly.fr/

mardi 3 mai 2011

ROSE BUNKER A QUIMPER !

Petit bonheur d'une journée à Quimper, la découverte, pas très loin de la place au Beurre d'une boutique comme on les aime : des centaines de produits originaux dans l'univers de  la DECORATION, du DESIGN, des BIJOUX et des accessoires de MODE crées à partir de matériaux 100% RECYCLES.

Mais aussi du MOBILIER, des objets, bibelots, livres, disques et des vêtements 100% VINTAGE.
 En fait tout est en vente même la déco !
Au-delà de cette offre tendance, l'originalité du magasin repose aussi sur un choix de produits neufs et d'occasion, objets de brocante, vêtements vintage, produits culturels, chinés et sélectionnés par le propriétaire( ainsi peut on trouver des sacs réalisés avec des chambres à air, une ligne de bagages très habillée faite à partir de languettes de canettes de boissons ).

Celui ci s'appelle Vincent Marblez, il explique avec plaisir l'origine des objets présentés .


Son slogan : "Redécouvrons le PLAISIR incomparable de dénicher l'objet unique... RESTONS DIFFÉRENTS"









Nous,  nous avons craqué, pour mon Victor bien sûr, pour un décapsuleur fabriqué par un américain féru de bicyclette avec ....une chaîne à vélo !




Rose Bunker
1 Bis rue de Kergariou
29000 QUIMPER
 Tél : 02 98 95 84 45


Une autre boutique vient d'ouvrir à Paris 10 rue Aristide Bruant  dans le 18éme !



http://www.rose-bunker.fr/

lundi 2 mai 2011

" SOUS LE VENT DE L'ART BRUT" (LA COLLECTION CHARLOTTE ZANDER) A LA HALLE SAINT PIERRE

IL y a au moins 1 bonne raison de ne pas manquer "Sous le vent de l'Art Brut "(il ne faut jamais manquer une exposition de la Halle Saint Pierre), il y a  49 bonnes raisons d'aller découvrir une partie de la collection Zander (les artistes), 450 bonnes raisons de courir (les oeuvres ), bref même si vous avez le temps puisque l'exposition se termine le 26 août il est urgent d'y aller le plus vite possible pour se donner la possibilité d'y retourner et d'y retourner encore !
Il aura fallu un demi-siècle à Charlotte Zander pour réunir cette incroyable et fabuleuse collection, (4000 oeuvres ) à nous de savourer comme il se doit ce qu'elle nous offre de folie, de naïveté, de mysticisme , de marginalité , à nous ses choix éclairés et ses coups de coeur, ses histoires d'amour qui deviennent nos coups de coeur et nos histoires d'amour ." 




* Comme le dit le catalogue : «dans cette pelote prodigieusement colorée, patiemment enroulée» par la fée Zander pendant un demi-siècle d’explorations, «le commissariat de l’exposition  (Martine Lusardy) de la Halle Saint-Pierre a délibérément tiré un fil et c’est celui de l’art brut».


* " Maniaquerie du remplissage méthodique de la surface, dérive de la pointe du pinceau et enthousiasme de la couleur, épanchement des idées en direct de l’âme à destination la toile libérée de tout souci d’académisme. Embarquement immédiat pour une balade en terre inconnue".

* "L'intelligence de cette exposition tient à la présentation généreuse du travail de chacun de ces « outsiders » : la plupart ont la place pour s'installer, et montrer, au travers d'une bonne dizaine d'oeuvres, leurs cheminements et obsessions".


* " Tous les maîtres sont là avec des œuvres fortes mais la collection de Charlotte Zander fait également la part belle aux découvertes : Surjeni et ses sirènes, Friedrich Schröder-Sonnenestern et ses créatures hantées par Bosch et Dali, Ilija Bosilj, dont les personnages légers s'envolent avec des grâces à la Chagall, Sava Sekulic, hanté par les ailes et les tentacules. Obsessionnels, la couleur explose, ou le trait, dans des toiles qui ont la fraîcheur singulière et joliment obtuse des visions de Carl Gustav Jung. "






Il faut lire le très beau texte de Jean-Louis Lanoux  extrait du catalogue et qui sert de présentation  : " L’art brut in Zanderland " :


" Il est des collections prisons. Il est des collections volières. Des collections disciplinaires où les œuvres, esclaves d’une doctrine esthétique, défilent sous l’uniforme d’un parti-pris formel. Et des collections buissonnières où chacune n’est là que pour nous inviter à ouvrir la porte étroite de la cage conceptuelle. A la seconde série appartient la Collection Charlotte Zander. C’est à ce volatile programme que souscrit aujourd’hui la Halle Saint-Pierre. C’est à cet élan d’échanges et de liberté qu’elle invite son public. Dans cette pelote prodigieusement colorée, patiemment enroulée par Charlotte Zander, le commissariat de l’exposition de la Halle Saint-Pierre a délibérément tiré un fil et c’est celui de l’art brut.

En puisant quelques pépites dans une collection unique par sa façon de combiner art naïf, art brut et outsider art, l’exposition de la Halle Saint-Pierre s’emploie à affiner les critères qui permettent de se reconnaître dans le maquis de la création autodidacte de qualité. Elle montre combien la notion d’art brut est toujours pour cela un sésame, à condition que son emploi ne soit pas restrictif. A rebours des tentatives qui visent à diluer l’art brut dans le mainstream pour le faire servir de vitamine à un art conceptuel épuisé, elle en renouvelle la validité sur le mode d’une ouverture à des formes d’art voisines et pourtant différentes. Si elle s’attache à illustrer une fois de plus la spécificité de l’art brut, c’est sans en faire un bunker. A son public qui sait qu’on décloisonne d’autant mieux la pensée qu’on dispose de repères souples pour appréhender un domaine complexe, cette exposition propose d’en finir avec l’étanchéité immuable des catégories. Loin de durcir les frontières entre elles, elle veut contribuer, suivant en cela l’exemple de Charlotte Zander, à les rendre sinon poreuses du moins communicantes. Son point de vue étant celui de l’art brut qui se fonde sur l’opposition et les correspondances entre Conscient et Inconscient, elle contribue à en étendre le champ par des incursions exploratoires sur des territoires limitrophes qui réservent plus de surprises que l’on croit.

Aussi ne s’est-on pas contenté de réunir ici quelques unes des vedettes dont sont familiers les amateurs d’art brut : Carlo Zinelli, Fleury Joseph Crépin, Johann Fisher, Auguste Forestier, Augustin Lesage, Gaston Mouly, Michel Nedjar, Bill Traylor, Oswald Tschirtner, August Walla, Scottie Wilson, Josef Wittlich, Adolf Wölfli, pour ne citer que les plus connus qui ne sont pas les moins fameux. Certes, le visiteur ne sera pas frustré de leurs images. Il sera même comblé sur le triple plan des retrouvailles, du méconnu, de l’inédit.
Mais il ira à la découverte (à la redécouverte pour les plus informés) de créateurs trop peu souvent présentés dans notre pays, bien qu’importants : Ilija Bosilj et Sava Sekulic notamment. Surtout, il aura le loisir de considérer d’un œil neuf, c’est à dire d’un œil alternativement porté sur la réalité extérieure des tableaux et sur le contenu latent de ceux-ci, quelques unes de ces œuvres estampillées « naïves » mais où le vent de l’art brut trouve cependant à souffler : André Bauchant dont on ne peut s’empêcher de soupçonner l’anguille brute sous la roche naïve ; Anselme Boix-Vives, Saint-Brice et Gaston Mouly que l’on pourrait être tenté de traiter de naïfs alors que les signes de prédation archaïque clairement à l’œuvre dans leurs compositions florales exotiques ou farouchement ludiques font définitivement pencher du côté brut de la force psychique ; Séraphine

Le rôle de l’art brut et des créations qui lui sont apparentées, c’est de nous donner accès à la chimère, de débusquer son refuge à partir duquel nous construisons, sans le savoir, notre petit for intérieur. Devant les terrifiantes images de Friedrich Schröder-Sonnestern, le frisson qui nous saisit nous persuade combien celui qui les a faites s’est aventuré loin en terrain exposé pour assigner à l’Autre sa place et nous le rendre du même coup moins dangereux. Le profit psychique est d’autant plus évident qu’il s’accompagne de plaisir esthétique. Avec l’art brut, « l’esprit s’achoppe à l’inouï », selon une formule d’ Edmond Jabès. "








*Tim BROWN                                                     




* Jean-Pierre Nadeau







* Jeffry HILL



*Ida BUCHMANN



* Anselme BOIX -VIVES




* Sava SEKULIC



* Louisiane SAINT FLEURANT



*et l'article de Michel Leroux sur le blog de Jean-Michel Chesné:
http://jmchesne.blogspot.com/2011/03/la-seconde-mort-de-louisiane-saint.html


* Prospère PIERRE-LOUIS



* Wolfgang TEUCHER




* NIKIFOR





* Friedrich SCHRÖDER-SONNENSTERN




Richard ANTILHOMME - André Bauchant - Anselme BOIX-VIVES - Ilija BOSILJ - Tim BROWN - Ida BUCHMANN - Rosie CAMANGA - CARLO - Fleury-Joseph CREPIN - Préfète Duffaut - Curtis Lee FARLEY - Johann FISCHER - Auguste Forestier - Pietro Ghizzardi - Madge GILL - Thomas GRUNDMANN - Margarethe HELD - Jeffry HILL - Chris HIPKISS - Vojislav Jakic - Rosemarie Koczÿ Augustin LESAGE - Gaston MOULY - Jean-Pierre NADAU - Michel NEDJAR - NIKIFOR - Heinrich Nüsslein - Prospère PIERRE-LOUIS - Vasilij Romanenkov - Henri ROUSSEAU - Robert Saint-Brice Louisianne Saint Fleurant - Friedrich SCHRÖDER-SONNENSTERN - Sava SekuliĆ - Zbyněk Semerák - Séraphine DE SENLIS - Matija Skurjeni - Louis SOUTTER - Wolfgang TEUCHER - Bill Traylor - Daniel TROPPY - Oswald TSCHIRTNER - Willem VAN GENK - Germain VAN DER STEEN Auguste WALLA - Alfred WALLIS - Scottie WILSON - Josef WITTLICH - Adolf Wölfli.


Des blogs et d'autres photos de cette superbe exposition sur :



* http://www.hallesaintpierre.org/

dimanche 1 mai 2011

RAISONS DE VIVRE HEUREUX DE FABRICE MELQUIOT

Parce que les raisons de vivre heureux ne manquent pas
Parce que ce texte de FABRICE MELQUIOT est une splendeur ...
Pour ce 1er mai 2011 ...
FABRICE MELQUIOT for ever bien sûr....



Raisons de vivre heureux

J’ai enterré les peines de Bengale
Entigrées dans la joie
Ces feux qui me tuaient après m’avoir tué

J’ai enterré les petits vêtements de sport
Que je portais quand j’avais l’âge
Que tu auras bientôt

J’ai enterré les animaux domestiques
Qui s’usaient comme des piles

J’ai enterré une maladie orpheline
Dans le froc de mon père
A l’aisselle de ma mère
Elle me prendra un jour
De promenade
Et tu seras là
Pour me cueillir
Parmi les fleurs devinées du hasard


J’ai enterré les villes de traces
Les rues du matin
Querellées par celles du soir


J’ai enterré les bars sans lustres
Qui murmuraient donne moi du temps
Ces portes poussées en gueulant


J’ai enterré le silence qui scintille entre deux baisers
Donne-moi du temps encore


J’ai enterré le strip-tease intégral
Tourniquet d’illusions
A visage de corps

J’ai enterré la manière de cacher sans manières
Des crimes au fond du cendrier


J’ai enterré des coquillages fossiles
Sous une pierre où tu seras assise
Longtemps
Le soir venu

J’ai enterré l’insecte perturbateur et l’averse de trop

J’ai enterré l’avion de guerre
J’ai enterré la guerre
Jusqu’à l’idée de la guerre
La guerre est devenue impossible


J’ai enterré au gré du vent
Mes boucs- émissaires
Les prés de mon cœur
Sont couverts de cornes
Qui donneront des chèvres conciliantes


J’ai enterré
Des partis pris
Vieux de cent siècles

J’ai enterré mon jeune corps
Sacrifice absolu
Sur un parterre d’amanites
J’attends le poison du temps


Dans l’organisme
J’ai enterré tout antidote
Je mourrai mon amour frais sache-le
Tu m’enterreras sous un cyprès gothique
Une plume dans le cul de la terre
Et deux pétales de plastique
Ma couronne de roi
Adjugé

J’ai enterré les trappes intérieures
Par lesquelles je passais
De bon gré
Tous ces pièges choisis
J’ai enterré
Mes raisons de vivre malheureux

J’ai enterré mes bras ballants
J’ai enterré l’ubiquité
Je suis debout en un seul lieu


J’ai enterré jusqu’à l’idée d’enterrer
J’ai enterré mes enterrements
Jusqu’à l’humus neuf
De l’élan
Combien de sépultures consenties que tu naisses
En aboyant


Je te prépare
Des biberons blancs



Et le nouveau site de Fabrice :
http://www.fabricemelquiot.fr/

samedi 30 avril 2011

LES SCULPTURES DE JEAN BILLON A BEAUVOIR- SUR- MER

 

J’ai découvert les sculptures en bois de Beauvoir-sur-Mer aux vacances de la Toussaint mais je ne voulais pas les mettre en ligne sans avoir rencontré le propriétaire de cet étonnant jardin.
Lorsque je me suis arrêtée pour demander un rendez-vous et la possibilité de revenir la réponse a été immédiate, chaleureuse et enthousiaste : pas la peine d’attendre, j’étais la bienvenue !
JEAN BILLON, puisqu’il s’agit de lui est un homme sympathique et confiant. Il est visiblement heureux de parler de son travail et de montrer les sculptures qui envahissent non seulement son jardin mais sa pièce à vivre.
Lorsque j’ai expliqué le pourquoi de mes questions et mon blog des lieux insolites, JEAN BILLON a semblé conquis par le terme et heureux de cette terminologie.
Il est né à Beauvoir le 8 janvier 1930. Il est issu d’une famille de 14 enfants et n’a pas eu, on s’en doute, une enfance facile dans la ferme de ses parents.
A 17 ans il est parti comme ouvrier agricole à Fontenay –le-comte et a fait tout au long de sa vie différents métiers : il a été charbonnier, balayeur en usine, gardien de banque, coursier à la BNP en banlieue parisienne.
En 1992, à l’âge de la retraite, il est revenu vivre à Beauvoir et un peu par hasard, un peu par envie est devenu « sculpteur à la tronçonneuse », utilisant tout d’abord du pin puis du cyprès, un bois qui en vieillissant prend une belle couleur dorée.
Ces passions, on le sait, commencent toujours d’une étrange façon et les objets s’enchaînent sans que l’on sache trop pourquoi…
Il y eut un premier objet, un tabouret un peu grossier puis au fil des années 3000 sculptures virent le jour : « Il m’a fallu du temps pour posséder mon instrument, car la tronçonneuse hache et moi je voulais sculpter. »
JEAN BILLON évoque un grand « contentement » et lorsque je lui ai demandé ce qu’il éprouvait en travaillant le bois, la réponse fut immédiate : « ça me faisait exister, on met de soi –même dans ce que l’on réalise » .
La période la plus faste se situe entre 2003 et 2005 où chaque jour 3 sculptures sortirent des mains de JEAN BILLON.
On a du mal à imaginer que tous ces objets ont pu être réalisés avec une tronçonneuse.
JEAN BILLON aime tout particulièrement les animaux (chouettes, chats, cochons, tortues, pélican ainsi qu’un étonnant mille pattes) mais on trouve aussi de la nourriture (pain, jambon, poisson, saucisson …), des outils (ciseaux, fourchettes, coupe-chou géants) et une extraordinaire bibliothèque de livres en bois comportant « Un petit Billon », un livre sur les champignons et des livres beaucoup plus intimes retraçant sa vie (un livret de famille, les livres de ses opérations …).
JEAN BILLON a offert certaines de ses œuvres à son kiné et au chirurgien qui l’a opéré mais a gardé précieusement copie de ses cadeaux.
Les sculptures se font parfois symboliques ainsi « Le bout du tunnel », un petit chien qui ne pourra jamais voir « le bout du tunnel ».
Dans le jardin un personnage africain et une girafe nés de l’imagination de l’artiste et de sa fascination pour l’art africain (en effet JEAN BILLON n’a jamais voyagé).
Les objets qui ont demandé le plus de travail sont l’autruche de 2m40, les bœufs et la balise du Gois .
J’avoue avoir eu un vrai coup de cœur pour les livres en bois et les œuvres capables de se mouvoir : une autruche et un âne –carrioles.
De statiques les sculptures se font machines à rêver.
JEAN BILLON mêle parfois les matériaux et ajoute au bois de cyprès des petits objets en plastique, des yeux en métal ainsi que des klaxons et autres facétieux « pouêt-pouêt » pour donner vie aux canards .
Il y a une dizaine d’années la Télévision suisse venue filmer le Vendée Globe Challenge et cherchant les centres d’intérêt de la région n’a pas hésité à effectuer un reportage sur JEAN BILLON.
Des articles sont parus dans les journaux locaux (Ouest France …)et FR3 à son tour a réalisé un reportage.

Aujourd’hui âgé de 81 ans JEAN BILLON n’est plus aussi productif, il faut dire que manier la tronçonneuse avec une prothèse de l’épaule n’est plus envisageable.
Il vit entouré de son réconfortant bestiaire, de « ses enfants » (il ne s’est jamais marié) et reçoit ses visiteurs avec un enthousiasme communicatif.
Son bien sympathique jardin attire les regards des passants et les visites ne manquent pas, les retours positifs, les compliments réjouissent JEAN BILLON qui n’hésite pas à proposer un petit tour en carriole aux enfants qui accompagnent leurs parents !

 

Si vous passez par la Vendée n’hésitez pas à vous arrêter !



 


 















 
 
Et l'intérieur de la maison :
 

















Jean Billon

43 chemin du Puits de Riez
85230 Beauvoir-sur-Mer
02 51 49 88 76



Et pour finir ce petit tableau réalisé par un voisin-ami :



Merci à Bakou et Marie !