C'est à Antoine, mon fils aîné, que je dois cette formidable visite. Je n'étais pas allée au Petit Palais depuis des années et la collection permanente est extraordinairement riche. Coup de cœur absolu pour la salle des icônes. Il n'y a pas la queue, l'entrée est gratuite et le bonheur est au rendez-vous.
J'ai découvert ce jour-là Bilal Hamdad ...
Diplômé des Beaux-Arts de Sidi Bel Abbes en 2010 et des Beaux-Arts de Paris en 2018, il se distingue par ses grandes peintures à l’huile, souvent inspirées de photographies prises sur le vif. Ses tableaux mettent en lumière des personnages solitaires et anonymes, créant un contraste saisissant avec l’effervescence de la ville.
L’exposition au Petit Palais rassemble une vingtaine de ses œuvres, dont deux inédites, créées pour l’occasion, et établit un dialogue avec les collections permanentes du musée. Bilal Hamdad s’inspire de grands maîtres comme Rubens, Manet et Courbet, intégrant des références subtiles à leurs œuvres dans ses propres créations. Par exemple, sa peinture Miroir des Astres (2024) emprunte à l’esthétique baroque, tandis que Sérénité d’une ombre (2024) fait écho à la nature morte de Manet.
L’exposition invite les visiteurs à porter un nouveau regard sur les collections du Petit Palais et à explorer les paradoxes de notre époque à travers l’œuvre de Bilal Hamdad."
"Les œuvres du musée données par des collectionneurs passionnés et éclectiques sont d'une grande diversité. Dans une même salle, peintures, sculptures et objets d'art permettent des rapprochements qui illustrent les principaux courants artistiques depuis l'Antiquité grecque jusqu'à la guerre de 1914-18."
Et la prodigieuse salle des icônes ...
"Les icônes ont été offertes par Roger Cabal (1929-1997). Très jeune, ce juriste dans l'industrie s’est passionné pour le monde des icônes. Et à une époque où régnait la plus grande indifférence pour cette forme d’art, il sut réunir une collection exceptionnelle. Si certaines œuvres sont actuellement au musée du Louvre, l’essentiel de sa collection est entré par legs au Petit Palais, faisant de ce musée la plus riche des collections publiques françaises en ce domaine.
À cet ensemble composé de soixante-treize icônes, de cinq tissus brodés et d’objets de piété s'ajoutent trois icônes créto-vénitiennes, La Nativité, la Pietà et le Christ de pitié, achetées par la Ville de Paris aux héritières de Roger Cabal.
Le musée a également acquis des dessins servant de modèles ou de poncifs aux peintres d’icônes et plus récemment, en 2019, une très grande aquarelle de Nikola Sarić consacrée à la mémoire des vingt-et-un ouvriers coptes égyptiens assassinés par des miliciens de Daech en Libye en 2015, qui témoigne de l’actualité la plus proche tout en s'inscrivant dans la lignée des icônes hagiographiques.
Il faut enfin mentionner une série d’objets byzantins entrés au Petit Palais dès 1902, avec le legs des frères Dutuit, parmi lesquels la précieuse plaque de reliure en ivoire avec une Vierge à l’Enfant en trône datant du Xe siècle.
Cette collection est réunie dans un même espace depuis la fin de l’année 2017 grâce à l'ouverture d'une salle dédiée aux arts chrétiens d'Orient avec le soutien de la Fondation Sisley-d’Ornano."
JUSQU'AU 8 FÉVRIER POUR BILAL HAMDAD
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Avenue Winston Churchill 75008 Paris






























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