Les Grigris de Sophie ce sont bien sûr des broches, des colliers et des sacs … mais c’est aussi un blog !

Les Grigris de Sophie ce sont bien sûr des broches, des colliers et des sacs …

Mais c’est aussi un blog ! Un blog dans lequel je parle de CEUX et de CE que j’aime …
HHHHHHHHHHHHHHHHHHHH
Vous trouverez ici des artistes, des lieux insolites, des recettes, des films, des expositions, des musiques, des spectacles, des photographies d’amis ….
Tout ce qui rend la vie meilleure, tout ce qui rend ma vie meilleure !

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dimanche 15 avril 2012

LA RECETTE DE DE SUE HUBBELL


Une petite recette pour ce dimanche 15 avril !






LU ET AIME DANS "UNE ANNEE A LA CAMPAGNE" DE SUE HUBBELL ...



Voici la recette de la tarte que j’aurais dû faire .

1 tasse de biscuits émiettés
½ tasse de sucre roux
1plaque de gélatine
½ cuillérée à café de sel
3 œufs
2/3 d’une tasse de lait
1 tasse de pulpe de kaki sauvage écrasée
¼ de tasse de sucre
1/4 tasse de noix concassées
Crème épaisse battue

Dans une casserole, mélanger le sucre brun, la gélatine et le sel. Battre légèrement les jaunes d’œufs et ajouter le lait

Incorporer le tout au sucre brun et faire cuire, en remuant constamment, jusqu’à ce que le mélange soit bien chaud et que le sucre ait fondu. Ne pas laisser bouillir.

Enlever du feu et incorporer la pulpe de kaki. Mettre à refroidir pendant une heure environ ou jusqu’à ce que des petits monticules se forment lorsque le mélange tombe d’une cuillère.

Battre les œufs en neige bien ferme. Ajouter petit à petit le sucre en continuant à battre. Incorporer les noix concassées dans le mélange à base de kakis et soulever délicatement l’appareil pour y ajouter les blancs battus. Terminer par les biscuits et mettre au réfrigérateur jusqu’à ce que le tout soit ferme.

Servir avec la crème fouettée sucrée.


vendredi 13 avril 2012

IEMZA ENCORE ET TOUJOURS ....

Parce qu'il faut garder traces de ce lieu en  déconstruction ...
Parce que pour moi l'éphémère est souffrance ...
De nouveau ce week end le besoin de voir ...














D'autres photos ...

IEMZA ET LES GRIGRIS DE SOPHIE

(cliquer sur les liens)

jeudi 12 avril 2012

MARTIAL BESSE ET SON JARDIN DES SUPPLICES

 
En triant ses dossiers Raymond Loewenthal a découvert toute une série de photos prises dans les années 70 prés de Villeréal dans le Lot (prouvant que sa passion des lieux insolites est lointaine !).
Elles appartiennent à un lieu disparu au " JARDIN DES SUPPLICES DE MARTIAL BESSE" et les voici pour les Grigris aujourd'hui accompagnées d'un texte de Jean-François Maurice , de liens vers
" Art insolite" et vers un entretien publié  par Jeanine Rivais en janvier 2000.














**** Martial Besse
Les promenades de Gazogène (1)
L’ÉDEN NOIR de MARTIAL BESSE, un texte de Jean-François Maurice paru dans Zon’Art et dans Les Insoumis de l’art du Quercy.


" Entre Villeréale (Lot-et-Garonne) et Monpazier (Dordogne), la route est parfaitement rectiligne ; la seule chose qui rompt un peu la monotonie ce sont de longues montées suivies de descentes aussi longues ; comme les automobiles vont assez vite, à chaque sommet on peut avoir l’impression de s’envoler comme au Luna Park.

Soudain, en pleine vitesse, un mirage, une vision surréaliste : votre rétine enregistre, un peu cachée derrière une haie vive, une femme nue sur une carriole ! Non, vous ne rêvez pas ; vous n’êtes pas victime de vos désirs inassouvis ; vous venez simplement de passer devant le jardin de « Frank » Besse, alias « Martial » Besse au lieu dit « La Castagnal ».

Il ne vous reste plus qu’à faire tant bien que mal demi-tour et d’aller vous garer sur le bas côté de la route dans un petit espace réservé à cet effet.

L’auteur de ce site n’a pas toujours été agriculteur ; loin s’en faut ; il a exercé divers métiers, de barman à coiffeur ! Ajoutons que pendant longtemps un panonceau signalait la présence d’un taxidermiste… Tout aurait commencé selon ses dires en 1952, après son divorce, par la construction le long de la route d’une maison chaussure miniature en ciment peint.

Mais bien vite Martial Besse va laisser libre court à son imaginaire si particulier pour créer un site unique. Étrange, merveilleux, envoûtant… il n’est pas de qualificatifs qui conviennent à ce lieu car aucun jardin populaire n’est aussi subversif que celui-là.

On y rencontre en effet des sculptures en ciment, grandeur « nature » si je puis dire, représentant des sphinx bicéphales, des chiens qui semblent sortis de l’Enfer, des serpents, des femmes ailées enfonçant leurs ergots dans des corps d’hommes, un coq picorant un chien, un sauvage bariolé nous menaçant de sa lance, etc.

C’est tout un théâtre de violence, de cruauté, de mort qui s’étale devant le visiteur. Mais quoi, n’est-ce pas un jeu ? Entre le sadomasochisme des thèmes et la rusticité naïve de la réalisation nous ne savons quelle contenance prendre surtout lorsque nous nous trouvons confrontés brusquement à un personnage présentant un sexe énorme en érection !

Le site, en pleine campagne, devient alors une sorte de fête sauvage, un carnaval débridé, un pied de nez à toutes les conventions. C’est une incroyable transgression par rapport au milieu, une subversion des valeurs et des codes traditionnels. Nous sommes là plus proches des fantasmes de Pierre Bettancourt que de l’idéologie des nains de jardins !

Quoi qu’il en soit, personne ne peut échapper à l’inquiétante étrangeté, au sournois malaise qui émanent de ce lieu, véritable théâtre surréaliste rempli d’énigmes, de simulacres, d’illusions. L’humour y est corrosif et le rire jaune !

Le jardin de Martial Besse théâtralise une scène primitive mais c’est l’envers du Paradis, c’est un Éden noir qui au delà des apparences, est l’un des plus audacieux et des plus subversifs parmi toutes les autres créations populaires que je connais et qui peuvent s’y apparenter."


**** Martial Besse (1921-) et Art Insolite

Fatigué, Martial Besse a été contraint de vendre sa maison en 2004, vente assortie de la promesse de sauvegarder l'environnement.
Hélas, nouveau changement de propriétaire, ce site exceptionnel a été rasé et ne subsiste de l'oeuvre que quelques sculptures que Martial Besse avait emportées dans sa nouvelle résidence.
Que dire de plus ? Si ce n'est : "Admirons les photos et continuons de rêver ..." Texte de Joba

 
 
**** Le texte de JEANINIE RIVAIS ( à lire dans sa totalité bien sûr ...)

" La route est droite à perte de vue. L’automobiliste s’y lance donc à fond dans une longue descente ! Quel choc, au moment d’amorcer la côte suivante, d’apercevoir assise au-dessus d’un buisson, une femme blanche à la chevelure très noire ! Le temps de réaliser qu’il s’agit d’une sculpture, la voiture est déjà loin ! Le réflexe de ralentir brutalement dans la montée vaut au conducteur une volée de klaxons rageurs ! Faire demi-tour entre les deux fossés est méritoire ! D’autant qu’il y a l’impatience d’aller “voir” ! Mais la récompense est là, lorsque, après s’être donné tout ce mal, les voyageurs entrent dans l’univers de Martial –alias Franck-- Besse ! ...."




**** Le site de Raymond Loewenthal
 
( cliquer sur les liens)
 

mercredi 11 avril 2012

DES NOUVELLES DE JEAN BILLON

 
Jean est un homme étonnant . Les années passent mais l'envie de faire , l'envie de s'entourer de ses créatures, de ses créations est toujours là .
Comme je l'avais déjà constaté il travaille en série et depuis Noël a réalisé des dizaines de souris !






 
(cliquer sur le lien) 
 
 
 
 


mardi 10 avril 2012

UNIVERS DE PIERRE SHASMOUKINE





Univers
Tu remplis l’univers
Comme un coup de foudre brûle un cœur.
Regarde et vois les robots grouiller
Et rendre tout un monde invisible,
Comme des soldats, aux âmes dans l’espace,
Brusquement égarés sous leur bannière gelée.

Le sens de tes pas ordonnés
Vont bousculer un jour une foule en fête…
Le lendemain ta danse va heurter des alignements figés.
Ces contretemps injustes t’enfièvrent,
Et tu peux t’arrêter, virevolter, revenir,
Changer de pas, t’allonger, te baisser, t’envoler,
Pour laisser passer le danger de cette troupe
Que ton corps gêne.

Mais si tu te baisses
On te piétine les yeux.
Et en t’envolant, tu arraches leur tête,
Et tes ailes sont aussitôt brisées.
Et je te vois rester là,
au milieu,
ensanglantée
au centre des pas bien réguliers qui défilent.

Tu as de la chance,
L’indifférence te laisse recroquevillée
Avec ton souffle et ton air de danse.
Cela me suffit pour ne voir que toi,
Te charger et courir,
Et t’entraîner,
Entremêlant tes cheveux à mes épaules.

Mais crois-tu en un lieu où je puisse te déposer
En étant sûr qu’il n’y ait plus pour toi aucun danger …
Car je ne vois plus rien dans cette course
où ton coeur préoccupe mon cœur,
où tes cheveux voilent mes yeux …

PIERRE SHASMOUKINE



 LE LIEN VERS NICOLE ESTEROLLE 

 GORODKA ET LES GRIGRIS DE SOPHIE

LE SITE DE PIERRE SHASMOUKINE


(cliquer sur les liens)

 


lundi 9 avril 2012

K COLLE DANS LES RUES DE PARIS

Coup de coeur pour le travail de K .... du rouge et du noir et un graphisme époustouflant !








dimanche 8 avril 2012

" LE JARDIN DES TAROTS " DE NIKI DE SAINT PHALLE : LE CHOIX

Lu dans le livre " le Jardin des Tarots" de NIKI DE SAINT PHALLE offert par mon Antoine :

" LE CHOIX


Certains jeux de tarot appelle cette carte les amoureux.


Adam et Eve était le premier couple de notre civilisation et ont fait le premier choix.


C'est pourquoi j'ai choisi de les représenter dans cette carte. La carte implique qu'il y a un bon choix et un mauvais choix MAIS IL FAUT SE SOUVENIR QUE NOS ERREURS PEUVENT PARFOIS NOUS AMENER PLUS PRÈS DE LA VÉRITÉ DE NOUS -MÊMES ."







D'autres photos .....
(cliquer sur le lien)

UNE BELLE JOURNEE D'ANNIVERSAIRE A TOI MON ANTOINE !

samedi 7 avril 2012

PREMIERE SORTIE PRINTANIERE AU JARDIN D'HELENE !!!!


VOUS RÊVEZ D'UNE APRÈS-MIDI ORIGINALE ET SAVOUREUSE .....



SORTIE AU JARDIN LE 17 AVRIL à 14h30 !!!!



Il y a longtemps, les plantes sauvages étaient utilisées naturellement par les hommes pour se nourrir et se soigner.

Tout ce savoir transmis de génération en génération est peu à peu tombé dans l'oubli.

Tout en cheminant dans le jardin, j'aurai plaisir à vous raconter ces plantes, à travers l'histoire, la magie, la médecine, les croyances et les légendes.

Au jardin d'Hélène, je vous invite à remettre au goût du jour les connaissances ancestrales des plantes médicinales.

Je vous propose de les:

-Reconnaître dans leur milieu naturel.
-Récolter en respectant les règles de la nature.
-Travailler et les transformer en huile, en baume, en sels de bain...
-Utiliser facilement au quotidien, au bon dosage et à bon escient.
-Cuisiner simplement dans des plats originaux.


Mais surtout de les connaître en fonction de leurs pouvoirs et de leurs vertus.
A la suite de la sortie, une dégustation gourmande aux parfums sauvages vous sera proposée.

Tarifs: 20 euros/pers

Réservation au jardin d'Hélène au 03 23 60 24 34
 
 
http://lejardindhelene.blogspot.fr/
 

vendredi 6 avril 2012

LE LIEU UNIQUE A NANTES PROPOSE QUATRE JOURS SINGULIERS : DU 19 AU 22 AVRIL 2012

LES NANTAIS ONT BIEN DE LA CHANCE !
QUATRE JOURS DE FOLIE SINGULIERE DU 19 AU 22 AVRIL 2012 !




Voici comment Patrick Gyger, directeur du lieu unique, évoque les journées du 19 au 22 avril 2012 :

" Le lieu unique a décidé, durant un week-end étendu, de privilégier les marges de la création : des zones mouvantes d’expression à la limite entre art établi, culture populaire et expérimentations. Car il existe autour de nous, souvent en périphérie de notre champ de vision, des créateurs qui s’acharnent à faire passer dans le réel les univers qui les habitent. Dans leurs laboratoires de l’imaginaire, des clandestins ont entamé un processus de reprise en main de l’art par ceux qui le vivent.

Un Week-End Singulier mélange allègrement, et dans un bel esprit de décloisonnement, les pratiques de créateurs qui explosent les cadres. Entre le minimalisme entêtant de Charlemagne Palestine, les obsessions pop de Daniel Johnston, le bric-à-brac exploratoire de Didier Poiraud, les totems iconoclastes de Jim Sanders, les weirdos de Portland, l’encyclopédie d’étrangetés sonores de Brian Turner, le dandysme explosif de Kim Fowley, l’hommage à Moondog, les propositions sont ici toutes improbables et participent à une poétique de la déraison.

En parallèle, réalisateurs et chercheurs (Bruno Decharme, Mario Del Curto, Sarah Lombardi, Bruno Montpied, parmi d’autres), viendront apporter un regard d’experts émerveillés et partager l’émotion qui peut nous traverser lors d’aventures en dehors des sentiers battus.

Dans une société que la raison, le bon goût, le convenable, semblent régenter il paraît aujourd’hui essentiel, voire salutaire, de donner une place de choix aux artistes les plus indisciplinés."


J'avoue que la programmation fait rêver et que les rencontres me donnent bien envie de prendre le train !

*** CINÉMA DOCUMENTAIRE EN PRÉSENCE DES RÉALISATEURS

Art brut, art singulier, hors-les-normes, outsider art… Clandestins, inspirés, visionnaires et autres insensés… Les appellations sont nombreuses pour désigner cet art à la marge.

Durant deux après-midis, les samedi 21 et dimanche 22 avril, nous partirons à leur découverte par le biais de films, d’ouvrages et de rencontres.

9 documentaires nous font voyager de la Suisse au Japon en passant par le Ghana ou l’Ouest de la France et nous dressent le portrait de drôles d’artistes, créateurs autodidactes et bricoleurs de génie.

Bricoleurs de paradis (le gazouillis des éléphants)de Rémy Ricordeau, écrit en collaboration avec Bruno Montpied

Pya Hug de Mario Del Curto et Alex Mayenfisch

Henriette Zéphir, une femme sous influence de Bastien Genoux et Mario Del Curto

Macoto Toya de Bastien Genoux et Mario Del Curto

Les jardins de l’imaginaire. Eugenio Santoro Dominique Clément et Chantal Woodtli – Collection de l’Art Brut et RTS Radio Télévision Suisse

Rouge ciel – Un essai sur l’art brut  Bruno Decharme

Les cocons magiques de Judith Scott de Philippe Lespinasse – Collection de l’Art Brut

Hidenori Motooka dans la collection Diamants bruts du Japon de Philippe Lespinasse et Andress Alvarez – Collection de l’Art Brut

• Ataa Oko et les esprits de Philippe Lespinasse, Regula Tschumi et Andress Alvarez – Collection de l’Art Brut



***** ET .... DES RENCONTRES


• « Collectionner lʼart brut » : Bruno Decharme, réalisateur et collectionneur, et Barbara Safarova, directrice d’un séminaire sur L’art brut et ses collectionneurs au Collège international de philosophie.

• « Parcours dʼun éditeur singulier » : entretien avec Claude Roffat, créateur et éditeur des revues L ‘OEuf Sauvage et Enfers entre 1991 et 1996.

• Rencontre avec Sarah Lombardi, directrice ad interim de la Collection de lʼArt Brut de Lausanne, autour de quelques films de la collection.

• Présentation de la revue 303 Art brut outsider modeste par Eva Prouteau, directrice éditoriale.



Réservation et tarifs auprès de la billetterie du lieu unique
02 40 12 14 34 
 billetterie@lelieuunique.com



LA PROGRAMMATION
(cliquer sur le lien )


( Photo : Extrait de « Henriette Zéphir, une femme sous influence », Collection de l’Art Brut à Lausanne – Photo © Mario Del Curto)

jeudi 5 avril 2012

LU ET AIME DANS L'INTRANQUILLE DE GERARD GAROUSTE





" J'écrivais dans un carnet de longues listes de couleurs, filles de la science et de la poésie: jaune lumière , violet de mars , rouge de cadmium, blanc d'argent, carbonate de plomb, oxyde de fer ... J'avais les mains sales comme un paysan de Bourgogne, comme un gamin qui ne ferait plus que de la peinture. J'aimais ça .
Devenir peintre, c'était finalement inverser la vapeur : faire des instants rares de mon enfance l'essentiel de mes jours, et de mon éducation un dangereux mensonge. Mais si la peinture a enchanté mes doigts, ce sont les livres qui ont nettoyé ma tête . C'est avec "La Divine Comédie" de Dante que ça a commencé ....
La suite est une succession de livres et de mots, ils m'ont lavé, récuré même, et ils m'ont fait peindre ."

mardi 3 avril 2012

DU NOUVEAU POUR LA CATHEDRALE DE JEAN LINARD !

Et voilà je n'étais pas là LE LUNDI 12 MARS...
Je n'ai pu me rendre à Neuvy Deux Clochers et vivre en direct l'émotion et l'engagement de Frédéric Mitterrrand .
Heureusement j'ai trouvé en rentrant l'article de Patrick Martinat (paru dans Le Berry républicain le mardi 13 mars 2012)  , une vidéo envoyée par Michel Leroux et un courrier de Chiara Scordato expliquant le devenir de ce lieu magnifique !


Un ministre au chevet de la cathédrale

A un peu plus de quinze jours de la tenue de la commission régionale qui va décider de l’inscription de la cathédrale de Jean Linard parmi les Monuments historiques, la visite du ministre de la culture, Frédéric Mitterrand a été reçu comme une véritable bénédiction. Si le ministre découvrait à la fois le lieu et l’artiste – un long dialogue s’est installé de manière ininterrompue, tout au long de la visite, avec Anne-Marie Linard et sa fille Elodie – ses mots de départs étaient sans ambiguïté : « Cette cathédrale mérite vraiment le détour. Ce lieu est extraordinaire. Il faut le protéger sans pénaliser la famille. Il est vrai qu’une inscription entraîne des obligations mais aussi des avantages indiscutables. L’inscription, c’est la reconnaissance de la valeur du site et la certitude d’avoir des aides aux travaux. Mais c’est de toute façon un équilibre subtil à trouver entre les deux décisions ».

Confessant être sensible à l’art brut et rendant hommage à Jacques Chirac pour son action en faveur de l’art primaire, le ministre a résumé : « Inscrivons et ensuite, très rapidement –dans deux mois je risque de ne plus être à ce poste – mettons-nous autour d’une table ». Le message était tellement au premier degré que l’on verrait mal le dossier être recalé.

Mais avant de donner ce coup de pouce, le député UMP, Yves Fromion lui avait donné un coup de main pour la montée ardue d’un monticule, d’où la promesse d’une vue imprenable sur l’ensemble du site récompensa le visiteur. Visiteur qui, non sans humour, avait fait appel à Yves Fromion « pour soutenir l’action du Gouvernement ».

De la « tour Rocard » -Yves Rocard, le père de Michel, venait souvent en voisin prendre le thé avec l’artiste – aux gardiens du temple au-delà du « chemin de croix », Frédéric Mitterrand a pris le temps de savourer la visite et discuter avec la famille.

« C’est vraiment l’œuvre d’une vie. Mais les actions en faveur de l’avenir de l’endroit ne peuvent réussir que s’il y a une prise de conscience régionale et des élus locaux » a-t-il prévenu, probablement pas dupe de quelques réflexions de circonstances.

En revanche, ni son intérêt manifesté, ni sa conclusion en guise d’au revoir ne prêtaient à confusion : « Je ne suis vraiment pas déçu de mon voyage ».

N.B. Depuis la commission s’est réunie et a donné un avis favorable. Reste à attendre maintenant la caution du préfet de Région (la Région Centre)


 ***** Une vidéo en cliquant sur le lien   :

http://centrefrance.kewego.fr/video/5de9a128fb0s.html



****** Le projet envoyé par Chiara Scordato  :


OUVERTURE ESTIVALE DE LA CATHÉDRALE DE JEAN LINARD (Juillet – Août 2012)


Titre de la manifestation : Habiter l’Art et le Paysage

Cette manifestation a pour but de révéler l’important potentiel culturel et touristique du complexe architectural réalisé en autodidacte par l’artiste Jean Linard. Remarquable exemple d’art singulier in situ présentant un indéniable intérêt esthétique et historique, ce site demeure pourtant méconnu et peu valorisé.

Composé d’une grande maison vernaculaire et d’un jardin de sculptures monumentales, cet environnement est une œuvre d’art total où l’architecture, la sculpture, la céramique, la mosaïque et l’art environnemental sont explorés simultanément. Demeure de l’artiste au sein de laquelle Jean Linard a passé la plus grande partie de sa vie, il est un objet d’intérêt culturel et historique empreint de poésie.

Bâti en utilisant des matériaux de remploi ou glanés localement et harmonisé avec la nature environnante, cette oeuvre relève de l’architecture durable, autrement dit elle est une architecture respectueuse de l’environnement. Des objets obsolètes, portant la trace de leurs anciens usages, trouvent ici une nouvelle vie. Elle entre en résonance avec l’œuvre de nombreux artistes et architectes savants attentifs aux problématiques environnementales.

Ce lieu de haute valeur artistique pourrait aujourd’hui devenir un pôle culturel dynamique, capable de vivifier le territoire en attirant un public hétérogène et en encourageant d’enthousiasmantes collaborations.

Tout au long de l’été, l’offre culturelle de la Cathédrale portera sur trois axes principaux :

- habiter une œuvre d’art
- réhabiliter des objets obsolètes
- intégrer l’art au paysage

Quatre types d’activités seront envisagés :

1) VISITE DU SITE : des visites guidées pour découvrir l’histoire du lieu et de son créateur.

2) ÉVÈNEMENTS : des spectacles, des concerts, des lectures pour ouvrir le site à des artistes dont le travail entre en résonance avec les thèmes de la manifestation.

3) ANIMATIONS : des stages et des ateliers artistiques pour renouveler la rencontre entre les artistes invités et le public.

4) RECHERCHE : des conférences, des projections, des expositions et la mise en place d’une librairie éphémère pour relayer l’information sur d’autres environnements d’art singulier français.


Contacts :


Elodie Linard 06 68 69 84 12 elodili@orange.fr

Chiara Scordato 06 14 68 90 60 scordato.chiara@gmail.com

Roberta Trapani 06 21 55 71 67 ro.trapani@gmail.com


lundi 2 avril 2012

A MON CORPS DE TRAHISON PERDUE DE MARIE CHRISTINE BOURVEN





A mon corps de trahison perdue

Revenant de voyage, d’un très long voyage aux abords du Styx, j’ai retrouvé mon
corps. Il avait pris un sacré coup de vieux, ce bon vieux corps. Je m’étonnais
tout de même de le voir ainsi, aussi délabré. Je l’avais quitté si jeune. Il
m’avait rendu quelques services des années durant. Mais Moi, égoïste, intrépide,
je voulais voir le Monde… Mais ce dernier ne m’attendait guère. Il avait tant
d’occupations, tant de désirs, tant de projets… qu’il ne savait où donner de la
tête. Le Monde est si vaste, si étendu, si laborieux ! Sans aucun doute je le
dérangeais dans son administration temporelle et spatiale.

Mais moi, j’étais obstinée, j’ai insisté. Quoi ! J’étais là, visible parmi les
visibles. Il suffisait de me regarder, de jeter un coup d’œil par-dessus bord et
on m’apercevait grimaçant, chuintant, zézayant. A califourchon, je me
trémoussais, sautant sur un pied, puis sur deux. Je m’enfonçais, profil bas,
épelant, récitant, éternuant, glosant, gazouillant. Je piaffais, croassais,
jugulais des mots à l’emporte-pièce… Enfin, je m’apaisais, implorante et
pénitente : « Voyons, voyons Monde accepte-moi, promis, je m’adapterai et t’en
serai reconnaissante… En récompense, je t’offrirai pour la Saint Justin ou la
Saint Griffon, un unique et très précieux souvenir de nulle part, une lande en
jachère bloquée entre ciel et terre et avec en prime un lustre illuminé de
paroles éclaires, agrémentées de grigris gredins et de menus fretins, et pour la
Trinité je te lisserai une rivière de pensées byzantines, une panoplie complète
de jargons militaires et un stock impressionnant de cancans, de bavardages, de
potins et de ragots impertinents, saupoudrés de calomnies bénignes et sans
malice. »

 Mais voilà, ce n’était là, que le refrain saccadé d’une chanson zazou : le
Monde se moquait des hommes, il préférait le chocolat… Un bon chocolat chaud,
crémeux et bien mousseux !

Allons bon, soit réaliste  me disais-je au fond de ma cervelle enrhumée.
Regarde-toi !   Que peux-tu faire ou dire en vue de tous ces personnages
illustres qui ont magistralement ensoleillés le Monde ! D’Anaxagore à
Anaximandre, de Zénon d’Elée à Zénon de Citium, tu fais si peu le poids et tu es
bien inutile…
A ce stade, il fallait se rendre à l’évidence, Le Monde vivait bien sans moi
depuis des siècles, des millénaires même… Pourquoi venir le perturber, le
solliciter. Il n’avait rien demandé, lui le Monde !… Et je me tenais là devant
lui, piètre bonne femme emplumée, enturbannée et de plus, sans corps ! Pauvre
carcasse, car je l’avais abandonné celui-là, m’imaginant plus légère, plus
aérienne, rêvant de bulles et de ballons et avec l’illusion de me défrayer à bon
compte de cette lourde besace ! J’étais loin pourtant d’être un pur esprit, ni
impur non plus, encore moins un esprit malin ! Non vraiment ça n’avait pas de
sens commun, le vrai, le juste, LE BON SENS ! Adieu les sens interdits ! Exit
les contresens ! Le bon sens est total, totalitaire et total nature.
J’étais donc vaincue et fatiguée d’avoir tant navigué aux quatre coins du globe
De retour dans mes pénates, mon corps dépenaillé, tranquille et majestueux, me
dévisageait des pieds à la tête. Condescendant, il me considérait. Hautain, il
m’épiait. Je compris à quel point j’étais transparente ; C’était donc cela, il
aurait fallu  se glisser incognito dans la transparence du Monde, respirer le
vide, se distraire du néant, se réjouir et se dépenser sans réserve dans
l’apesanteur et l’indicible vacuité.
A bon entendeur salut ! Sur tous les points, j’avais raté le coche, la péniche
au pont de Saint-Cloud, le tramway nommé désir, le funiculaire de St Hilaire et
l’ancestrale micheline diesel !

Mais enfin,  je retrouvais mon corps, ce vieux copain d’enfance…
Il fallait tenter une dernière chance.
On se mit à bavarder tous les deux :

-Tu m’as abandonné disait l’un
-Je suis partie disait l’autre. Quel fardeau tu étais ! Mais maintenant c’est
encore pire !
-Tu étais lâche disait l’un
-J’étais jeune disait l’autre
-Et maintenant que le Monde t’abandonne, tu reviens vers moi
-Le Monde ne m’a pas abandonné, il m’a simplement ignoré. Le Monde est trop
vaste ! Les planètes, les étoiles, les galaxies… l’Univers le ronge de toute
part !
Et toi qu’à tu fais pendant ce temps ?
-J’ai étudié la poussée d’Archimède « Tout corps plongé dans l’eau, subit une
force verticale, dirigée de bas en haut et opposée au poids du volume d’eau
déplacé  … etc, etc. »
 Alors qu’en dis-tu ?
L’eau bue éclate ! L’obus s’écoule…
-Alors, buvons  à notre sommeil séculaire ! Trinquons !
-Il est tranquille le Monde sans moi – pensai-je – en avalant mon verre de rhum !


dimanche 1 avril 2012

LE 1 ER AVRIL 2012 !!!







(Photo d'Erik Johansson)




(Une broderie de Jeanne Giraud découverte sur Mycelium)





(un poisson de Laurence Bonnet )


HEUREUX 1er AVRIL 2012 !!!!